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Canal + et Vivendi continuent d’investir dans l’e-sport

Canal + et Vivendi semblent bien décidés à continuer à se faire une place dans le monde de l’e-sport. Après avoir annoncé la création d’une émission dédiée au sujet sur la chaîne cryptée et sponsorisé une équipe, la Team Vitality, Canal + fait donc un pas supplémentaire en créant un partenariat, avec l’aide de Vivendi, avec l’ESL. 

De gros changements semblent arriver dans le monde de l’e-sport. Après les rachats et partenariats engagés par Webedia, cette fois c’est Canal + et Vivendi qui rentrent dans l’arène en nouant un partenariat avec un acteur majeur du sport électronique, l’ESL. Si l’on en croit le communiqué de Vivendi, le but serait « la création des premières ligues officielles esports en France ». L’ESL serait donc chargé de l’organisation de compétitions qui seraient par la suite diffusées sur Canal +. Vivendi, de son côté, apportera son soutien pour l’organisation de compétitions internationales grâce à ses autres acquisitions, l’Universal Music Group, Dailymotion, l’Olympia et Digitick.

L’e-sport, le nouvel investissement à la mode

L’entrée de grands acteurs dans le sport électronique va potentiellement permettre à la France de rayonner internationalement dans ce domaine et d’accroître la visibilité de l’e-sport auprès du grand public. Mais outre ce côté positif, la discipline en France risque à terme de se retrouver uniquement entre les mains de deux grands groupes, Vivendi et Fimalac. En effet, il ne semble pas vraiment être un hasard que Vivendi décide d’annoncer un partenariat d’une telle ampleur peu de temps après que son concurrent dans le domaine du divertissement, Fimalac, ait réalisé un coup d’éclat grâce aux annonces de Webedia, dont Fimalac détient près de 80% du capital. Les deux groupes ont l’habitude de se concurrencer sur des investissements, par exemple sur Dailymotion que Vivendi avait obtenu et plus récemment sur la salle Pleyel, que Fimalac a réussi à arracher. Après la musique et les sites Internet, cette fois c’est donc l’e-sport qui est dans leur viseur, ce qui peut laisser présager un destin funeste pour les structures plus modestes.