eSport – La start-up PandaScore lève 2,5 millions d’euros

Tandis que l’eSport continue de croître à une vitesse effrénée, en témoigne l’intérêt de la ligue de basket-ball américaine dans le domaine, une nouvelle success story eSportive du nom de PandaScore semble pointer le bout de son nez au sein de nos contrées.

2,5 millions d’euros. Telle est la somme levée par la start-up francilienne PandaScore, fondée en 2015, à l’aide d’Alven Capital. Amoureux du jeux vidéo, les deux fondateurs, Flavien Guillocheau et Jonathan Retterer, ont réussi à joindre l’utile à l’agréable en associant leur passion aux statistiques. En l’espace de deux ans, leur start-up est devenue l’une des leaders dans l’utilisation du Deep Learning dans l’eSport. En effet, aussi surprenant soit-il, l’analyse des datas n’est toujours pas la norme pour de nombreux acteurs.

PandaScore, futur leader eSportif ?

Par leur avance technologique, PandaScore agrège une quantité conséquente de données qu’ils perçoivent par le biais de leur IA. Sa spécificité réside dans le fait qu’elle arrive à reconnaître les actions directement sur le flux vidéo. Même une équipe d’analystes ne pourrait ainsi rivaliser avec la fiabilité d’une IA analysant à chaque milliseconde ce qu’elle « perçoit ». Tout autant complexe soit elle l’agrégation n’est pas pour autant une finalité puisque ces données sont ensuite partagées via une API, actuellement en bêta, mais d’ores et déjà utilisée par le PSG eSports ou encore l’Equipe.

A l’heure actuelle, League of Legends et FIFA sont les seuls jeux réellement disponibles sur l’API. Avec cette levée de fonds leur objectif est de s’ouvrir à de nouveaux horizons comme Hearthstone, Dota ou Counter Strike. Autre objectif de cette apport de liquidités, l’expansion vers le Royaume-Uni, terre par excellence des sites de paris eSportifs.

« Notre intelligence artificielle est capable de comprendre quel jeu est actuellement diffusé, avec quelles équipes, quels joueurs et ainsi en extraire les actions et les scores. Nous collectons des centaines de statistiques chaque seconde sur plusieurs milliers de parties par mois. Nous pensons que le Deep Learning rend l’analyse esport plus fine et plus précise mais nous ne nous arrêtons par là car si nous pouvons analyser du FIFA aujourd’hui nous pouvons également le faire dans le football et plus généralement dans le sport. » – Flavien Guillocheau, CEO de PandaScore