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[GC16] La « Project Scorpio » ne va pas plaire à votre banquier

Se gargarisant lors de l’E3 de développer « la console la plus puissante jamais conçue« , la question du prix allait forcément tomber sur le râble de Microsoft. Décidément pas avare en parlotte durant la gamescom, Aaron Greenberg nous laisse imaginer le pire concernant la tarification du Project Scorpio.

Interrogé par DualShockers, le directeur marketing de la division Xbox de Microsoft, Aaron Greenberg, confirme l’idée qu’une machine plus puissante se paiera au prix fort. Il faut dire que les ambitions de la firme ne sont pas légères : proposer du gaming en 4K ET de la réalité virtuelle sur sa future Scorpio. À la fameuse question du prix que coûtera cette nouvelle machine attendue pour 2017, Aaron Greenberg lâche un « il s’agit d’un produit premium » entendu.

Il va s’agir d’un produit vraiment haut de gamme. Ceci étant dit, nous n’allons pas donner davantage de détails sur ce point, mais ce que je peux vous dire c’est que nous pouvons vous assurer que nous allons apporter une toute nouvelle console, avec de toutes nouvelles possibilités. Et qu’innover avec le hardware sans sacrifier la compatibilité est quelque chose qui n’a jamais été fait auparavant sur le marché des consoles. Aaron Greenberg, directeur marketing Xbox

D’après GameSpot, le principal intéressé s’est même risqué à une comparaison un brin inquiétante, rappelant qu’aujourd’hui les joueurs sont prêts à dépenser « des milliers de dollars«  pour un matériel PC compatible 4K. L’homme s’est néanmoins radouci quelques lignes plus tard, en avouant qu’il était stimulant de chercher comment apporter ces performances à une plus large audience.

Un marché en pleine métamorphose

Doit-on alors s’attendre à une étiquette indécente pour la prochaine console de Microsoft ? Difficile de se prononcer pour le moment. Mais Aaron Greenberg s’étant exprimé plus tôt dans la semaine sur sa vision des générations de consoles, il y a de quoi soulever un ou deux sourcils. En effet le directeur marketing de Microsoft défend l’idée que la huitième génération de consoles sera la dernière, et que dorénavant le marché des consoles de salon s’articulera sur un fonctionnement analogue à celui que propose le marché des smartphones : des nouveaux produits plus régulièrement et, fatalement, des gammes de ces mêmes produits.

Tout le monde se souvient du tollé provoqué par le prix de lancement de la PlayStation 3 en 2006. Affichée à 499€ dans sa version 30Go, et 599€ dans sa déclinaison en embarquant le double, la console de Sony avait été largement boudée, et Microsoft de vendre sa Xbox 360 par palettes entières. Etrangement, Microsoft semble tenté par l’expérience… qui n’est pas si saugrenue.

Si, justement lors de la sortie de la PS3 et de la Xbox 360, c’est Sony qui a payé le prix d’une tarification outrageuse, les cartes ont été redistribuées lors de la sortie de la PS4 et de la Xbox One. Cette dernière, affublée en prime d’un Kinect finalement tout aussi inutile que son prédécesseur, coûtait 100 deniers de plus que sa concurrente. Sony semble se plaire dans ce créneau de « solution de gaming la moins chère », et le fait qu’il s’apprête à vendre le casque de réalité virtuelle le plus accessible du marché ne dit pas le contraire.

Il n’est pas impossible, dès lors, que Microsoft tente de redessiner son image en se démarquant à grand renfort de « produits premiums » comme le dit si bien Aaron Greenberg.