La chronique d’Ura : TrackMania 2 Stadium

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TrackMania… Rien qu’à prononcer ce mot, comment ne pas être nostalgique ? Certes, ce jeu de voiture n’est pas encore vestige du passé mais il faut bien avouer que la fine équipe de Nadeo a déjà su s’accaparer nombreuses heures du temps libre de biens d’entre nous grâce à celui-ci et ce sans jamais changer de formule. Fort d’une prise en main immédiate, d’un dynamisme à toute épreuve et d’une communauté adorable, c’est indéniablement l’une des toutes grandes productions de notre génération.

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Il va donc sans dire que lorsque les développeurs français annoncent, en 2013, la refonte de la version de TrackMania la plus populaire – Nations – on ne peut qu’espérer reprendre le volant et, à nouveau, redécouvrir toutes les qualités qui faisaient de lui un jeu unique. Et c’est malheureusement avec grande déception que, l’on constate que ce TrackMania² : Stadium n’apporte pas grand-chose de plus à son prédécesseur qu’une subtile amélioration graphique.

Les graphismes sont, en effet, plus fins et le jeu plus fluide qu’auparavant mais ce n’est rien d’exceptionnel quand on sait que cinq ans séparent la sortie des deux titres. On aurait aimé retrouver des décors plus fournis comme dans Canyon et pourquoi pas de nouveaux modèles de voiture ne serait-ce que « pour changer » et pour donner un second souffle à un jeu qui, malgré le poids des années, n’a rien perdu de son potentiel.

Car oui, les courses sont toujours endiablées, oui le challenge est toujours au rendez-vous et oui la communauté est toujours active mais il manque un petit quelque chose pour que l’achat de celui-ci soit indispensable. On se demande par exemple pourquoi l’interface ne permet toujours pas d’offrir un matchmaking classé efficace (qui est notamment populaire sur League of Legends) pour pouvoir profiter pleinement des modes de jeux compétitifs qui sont pourtant légions.

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Finalement, les seules nouveautés notables de cette version sont quelques nouveaux blocs pour l’éditeur de circuit qui lui-même a été amélioré, une nouvelle campagne officielle, quelques nouveaux thèmes sonore et… c’est à peu près tout. Un bilan bien maigre qui donne inévitablement une impression d’inachevé. Et c’est infiniment dommage quand on sait que Nadeo aurait pu, à l’heure où les médias pullulent autour des jeux vidéo (plateformes de stream et réseaux sociaux), mettre en avant le gros point fort qu’est leur communauté et aussi la compétition qui est étroitement liée à celle-ci.

Cependant, peut-on les blâmer, même si Nations était gratuit, de faire payer cet opus quand on sait qu’il est proposé pour seulement une dizaine d’euros ? Difficile à dire. On pourra en tout cas, en l’achetant, soutenir des développeurs qui nous ont proposé durant des années de jouer des dizaines d’heures sans débourser un seul centime. Et puis c’est également une bonne occasion pour les joueurs ne connaissant pas TrackMania de découvrir la licence.

Cette deuxième édition de l’environnement Stadium n’est donc pas mauvaise du tout mais elle n’est qu’une une mise à jour payante plutôt qu’un jeu à part entière. Devez-vous en faire l’acquisition ou pas ? À vous de voir !