Paris Games Week – Itinéraire d’un visiteur lambda

Paris Games Week – Itinéraire d’un visiteur lambda

Comme vous avez pu le constater sur le site, l’équipe cooldown.fr était présente sur le salon de la Paris Games Week qui s’est tenu la semaine dernière à la Porte de Versailles. Certains d’entre nous ont pu bénéficier d’un pass presse afin d’avoir un accès exclusif au salon dans le but de vous proposez des contenus inédits (voir les nombreuses interviews présentes sur le site), mais d’autres rédacteurs ont été de manière anonyme et ont découvert le salon de la même manière que les (très) nombreux visiteurs de cette édition 2015 de la PGW.  Nous vous proposons donc un tour d’horizon du salon réalisé en immersion totale parmi la foule du samedi.

Après un périple dans le métro parisien pour atteindre notre destination, nous avons enfin pu voir les affiches de la PGW et être ampli de bonheur à l’idée de pouvoir tester les dernières nouveautés. Tout à fait par hasard, nous sommes arrivés devant l’entrée des familles où il n’y avait aucune file d’attente ce qui nous a permis d’entrer dans le pavillon 2.1 directement. Celui-ci regroupait l’espace famille, les écoles et formations du jeu vidéo, le coin rétro-gaming ainsi qu’un endroit regroupant les jeux « made in france ». Mon attention s’est tout d’abord portée sur le dernier jeu Saint Seiya, baptisé Soldier’s Soul, que je n’ai pu eu le courage d’acheter du fait de certaines mauvaises critiques qu’il a pu recevoir. Un avis plutôt mitigé est ressorti après deux petits combats assez déséquilibrés (ex : Shiryu contre Ikki).  Nous avons ensuite poursuivi notre chemin pour atterrir dans le coin français du salon, regroupant les créations des studios de notre beau pays. Certains titres proposaient une expérience vraiment fun et amusante en mulitjoueur à l’instar de Jumphead, Battle 4 Fun, entièrement créé par des étudiants et où le but du jeu est de sauter sur la tête de ses adversaires pour engranger le maximum de points à l’intérieur d’une petite arène. D’autres titres possédaient des univers plus développés ainsi qu’un gameplay travaillé, on peut notamment citer Zodiac : Orcanon Odyssey (voir interview du directeur marketing) ou encore Shiness que nous avons eu la chance de pouvoir tester sur les stands.

PGW - MADE IN FRANCE

La France à l’honneur pour cette édition 2015 de la Paris Games Week

Une fois le tour du premier pavillon effectué, nous nous sommes dirigés vers le hall principal regroupant les plus gros jeux et éditeurs tel qu’Assassins Creed Syndicate ou Dark Souls III par exemple. C’est là que nous nous sommes rendus compte du nombre de visiteurs et qu’on allait devoir beaucoup attendre avant de jouer aux softs les plus populaires. En moyenne deux à trois heures de queue étaient nécessaires avant d’atteindre la manette tant attendue. Néanmoins certains jeux ne demandaient pas autant de temps et il était tout à fait possible de tester pas mal de jeux sans trop patienter. Une autre constatation a été la grosse présence de Sony à la PGW par rapport à ses concurrents que sont Microsoft et Nintendo. Le salon était vraiment aux couleurs de l’éditeur nippon avec notamment la multitude de consoles PS4 et PS Vita présentes aussi bien dans le pavillon principal que dans celui dédié à la famille. Mise à part un stand de taille modeste proposant, entre autres, une démo jouable de Rise of the Tomb Raider, Microsoft n’était pas tellement présent et il y avait donc beaucoup plus de bleu que de vert !

PGW - PS4

Un coin regroupant les « petits » jeux du catalogue Playstation

Parmi tous les titres présentés lors de cette édition 2015, nous avons pu en tester une petite dizaine dans l’ensemble de la journée de samedi malgré l’importante population. L’aventure a commencé avec une petite déception sur le jeu Nintendo 3DS, Dragon Ball Z Extreme Butoden auquel je n’ai pas accroché à cause d’un gameplay pas du tout intuitif et des combats moins dynamiques que ce que je pouvais espérer. Il faut tout de même relativiser en gardant en tête qu’il ne s’agissait là que d’une session de jeu d’à peine 5 minutes. La scène et les musiques rocks de Guitar Hero Live ont su attirer notre attention au point que nous avons fait la queue pour essayer le jeu à deux joueurs. Un jeu musical fort sympathique qui possède en plus une playlist diverse et variée (le test juste ici). Sur les stands juste derrière se trouvaient quelques jeux plus minimes du futur catalogue Playstation en plus de Street Fighter V et du premier DLC de Bloodborne, dénommé The Old Hunters. Quelques petites surprises nous attendaient et certains jeux valaient clairement le détour. Tout d’abord, on peut citer Broforce, un jeu de plateforme/action à deux joueurs permettant d’incarner des figures mythiques du cinéma d’action américain tel que Terminator ou Rambo. Un jeu très sympathique qui permet de se défouler et de tout défoncer en compagnie d’un camarade. On pouvait également jouer à Heavy Rain sur PS4 ou encore une démo du jeu Alienation, dernier né des studios nous ayant offert Dead Nation, un jeu d’action en vue de dessus proposant un gameplay avec les deux joysticks (gauche pour le mouvement et droit pour la direction des tirs).  J’ai également pu tester un petit titre qui s’inscrit dans la même veine que Super Meat Boy et qui commence pareil : Super Rude Bear Resurrection.

PGW - ALEX ROSE

Le concepteur de Super Rude Bear Resurrection, Alex Rose, à gauche et moi-même à droite

Super Rude Bear Resurrection est donc un plateformer « die and retry » qui possède un niveau de difficulté croissant au fur et à mesure de l’avancée dans les niveaux. On incarne ici non pas un bout de viande mais un ours qui se retrouve dans une Angleterre médiévale à cause de son ennemi juré The Wizard, littéralement Le Sorcier. La grande différence avec son aïeul est que lorsque vous mourrez, votre cadavre reste sur place et peut servir de nouvelle plateforme. Ce procédé permet de rendre le jeu plus accessible en ne décourageant pas les joueurs puisqu’ici la mort permet de continuer. Les personnes les plus chevronnées pourront tenter de réussir le jeu sans une seule mort. Rude Bear possède un petit compagnon volant que vous pouvez contrôler à tout moment par une simple pression sur une touche et qui peut vous permettre d’explorer la zone ou bien de bouger certaines plateformes pour les rendre plus accessibles. Le concepteur du jeu, Alex Rose, était présent juste à côté de la borne de Super Rude Bear Resurection, j’en ai donc profité pour lui poser deux ou trois questions concernant sa création. Il m’a ainsi dévoilé que son titre était moins difficile que Super Meat Boy notamment grâce aux divers cadavres qui peuvent servir après leurs morts mais également plus dur pour les gens qui ne souhaiteraient pas du tout mourir pendant le jeu. Alex Rose m’a également expliqué qu’un fantôme de votre précédente mort serait de la partie et permettrait d’apprendre de ses erreurs afin d’appréhender les situations différemment. Pour les intéressés, Super Rude Bear Resurection sortira sur PS4/PSVita, Xbox One et Steam à une date encore inconnue. Le temps de prendre une petite photo avec le développeur et nous voilà repartis à la conquête du salon.

Après une petite course au volant d’une voiture de rallye dans WRC 5 avec le siège baquet et les pédales (et un temps pas très brillant), nous nous sommes décidés à faire la queue afin de tester un jeu triple AAA. Et le choix s’est porté sur Star Wars Battlefront puisque les personnes avec qui j’étais n’avaient pas eu l’occasion de le tester lors de la bêta ouverte pour laquelle cooldown a réalisé une preview (faite par mes soins). Deux heures d’attente ont été cependant nécessaires avant de rentrer dans un petit lieu où nous avons eu le droit de découvrir le trailer de lancement du jeu ainsi qu’un didacticiel pour la partie sur le mode Walker Assault que nous allions jouer. C’est uniquement une fois que les vidéos ont été finies que nous avons pu rejoindre les postes de combat pour une bataille endiablée dans les contrées glacées de la planète Hoth. Quelques mises au point ont été apportées suite à la phase de bêta comme la localisation plus facile des bonus sur la map.

PGW - WRC 5

Les installations du jeu WRC 5

Pour finir notre périple, nous sommes retournés un peu plus au calme dans le pavillon 2.1. Et quoi de mieux que de finir avec un aperçu du prochain jeu de la série Ratchet & Clank qui revient aux sources afin d’accompagner la sortie du film sur grand écran programmé pour le 13 avril 2016. Le jeu est vraiment beau, en tout cas sur PS4, mais garde un gameplay assez classique pour la série ce qui ne devrait pas dérouter les fans. La démo proposait un voyage un peu tourmenté en train et un combat de boss dans un niveau très volcanique.

Il est temps de conclure cette visite et de faire le point sur ce que nous a proposé cette édition 2015 de la Paris Games Week. Il s’agit sans conteste d’un événement qui devient incontournable dans la sphère vidéoludique. La preuve s’est faite lorsque Sony a choisi d’organiser sa conférence en amont pour présenter bon nombre de jeux au grand publique. C’est aussi un endroit formidable pour faire de belles rencontres et pouvoir parler directement à des concepteurs très heureux de présenter leur jeu au plus grand nombre. Néanmoins certains points noirs semblent persister d’année en année tel que les heures d’attente avant de pouvoir tester les titres les plus attendus. De plus, l’organisation peut paraître assez chaotique notamment à cause de files d’attente qui partent un peu dans tous les sens si bien qu’on peut se retrouver à faire la queue pour un jeu différent de celui que l’on voudrait tester. Finalement, on peut regretter la présence un peu trop importante de Sony au détriment des autres constructeurs.

La Paris Games Week est un salon qui a pour ambition de devenir de plus en plus important au fil des années et malheureusement apportera d’autant plus de visiteurs. On n’a plus qu’à espérer que l’organisation suivra afin d’éviter d’attendre 2 ou 3 heures avant de pouvoir s’essayer à un jeu.