Tony Hawk 5

Tony Hawk’s Pro Skater 5 s’offre un patch plus gros que le jeu lui-même

Annoncé en début d’année, Tony Hawk’s Pro Skater 5 doit débarquer sur consoles ce vendredi et ainsi mettre fin aux 11 années qui nous séparent maintenant du génial Tony Hawk’s Underground 2. Le hic ? Le jeu est perclus de bugs qui nécessitent l’installation d’un patch Day One … Plus lourd que le jeu lui-même.

Vous avez bien lu. La nouvelle simulation de skateboard de Robomodo ne pèse en tout et pour tout que 4,6 Go et le patch en question est chargé de quelques 8 Go de correctifs en tous genres. On se souvient que le jeu avait subi un ravalement de façade assez soudain au cours de l’été. D’abord prévu pour arborer des graphismes « réalistes », Activision et Robomodo avaient décidé d’appliquer un filtre cel-shading au titre, dans l’espoir sans doute d’atténuer les faiblesses techniques du titre. Ce patch des plus conséquents aurait-il pour effet d’appliquer ce fameux filtre graphique ? Peu probable, d’autant que d’après les premiers retours, le jeu est terriblement bugué. Au point d’ailleurs qu’il ne semble tout simplement pas possible de jouer au jeu sans l’installer au préalable.

Tony Hawk 5 bug

Pour avoir regardé un stream du jeu sur Twitch hier, avant le patch, la seule chose que le mec pouvait faire était de jouer au tutoriel et créer un parc. Il a dit que les autres modes ne seraient pas disponibles tant que le patch ne serait pas sorti.

Il semblerait donc que les graphismes ne soient pas le seul problème dans ce Tony Hawk’s Pro Skater 5. Eurogamer a d’ailleurs pu se frotter au jeu pendant plus d’une heure et en résulte un constat des plus moroses :

Tony Hawk’s Pro Skater 5 est disponible aux USA (vendredi au Royaume-Uni), et arrive avec un patch day one plus gros que le jeu lui-même. Pourtant, le patch ne semble même pas arranger les choses. Nous voyons (dans la vidéo incrustée dans l’article, ndr) le personnage virevolter, hors de contrôle, à la moindre collision, des glitchs constants à travers les murs et le sol ainsi que les half-pipes ont des soucis de textures.

Un constat flamboyant donc. Notez par ailleurs que Activision se refuse tout bonnement à fournir des clés aux journalistes anglo-saxons pour qu’ils puissent tester le jeu avant sa sortie en magasin, ce qui est rarement un bon signe.

Dommage pour tous les fans de skateboard, qui attendaient avec impatience une simulation de qualité pour succéder aux trop lointains Skate3 et Tony Hawk Shred sortis tous deux en 2010.