Verdun – Une trêve de Noël pour soutenir les enfants menacés par les combats

Verdun – Une trêve de Noël pour soutenir les enfants menacés par les combats

L’association War Child continue son combat pour venir en aide aux enfants touchés par les conflits dans le monde. Pour lever de l’argent, l’association organise, depuis quelques années, une collecte grâce à l’aide de développeurs, souvent indépendants. Blackmill Games et M2H ont décidé d’apporter leur soutien à l’organisation en créant un événement spécial Noël pour leur jeu de tir Verdun, qui se déroule pendant la Première Guerre mondiale.

A l’hiver 1914, sur le front ouest, des milliers de soldats, qu’ils soient britanniques, français ou encore allemands se sont retrouvés et ont sympathisé le temps d’une trêve improvisée, pour célébrer les fêtes de Noël. Un événement qui aura marqué l’histoire de la Grande Guerre. C’est ce moment de partage en plein milieu d’une guerre atroce qui a donné l’idée à War Child de lancer, chaque année, une campagne pour venir en aide aux enfants touchés par les conflits du monde.
L’organisation approche des studios de développement et demande s’il est possible pour eux d’aider à récolter des dons. Certains jouent le jeu et décident donc de développer des événements spéciaux. L’année dernière, les Polonais de 11 bit studios ont sorti un DLC dans cette optique pour This War of Mine. Les joueurs pouvaient l’obtenir en donnant un peu d’argent à l’association. Rien qu’avec ce jeu, War Child a levé 50 000 dollars et a pu aider 350 enfants syriens touchés par la guerre qui ravage le pays. This War of Mine n’était bien sûr pas le seul jeu à proposer cela.

Cette année, plusieurs développeurs ont décidé d’apporter leur soutien à ce programme appelé Armistice, dont les équipes derrière le FPS Verdun. Ceux-ci mettent dès aujourd’hui à disposition des joueurs un DLC appelé « La trêve de Noël ». En donnant 2,99 €, 7,99 € ou 12,99 €, les joueurs peuvent avoir accès, jusqu’au 2 janvier, à la totalité du contenu de ce pack (pour en savoir plus nous vous conseillons jeter un oeil à la fiche Steam du jeu) quand bon leur semble. Celui-ci permet aux joueurs de s’affronter lors de batailles de boules de neige, de parties de foot ou simplement chanter ensemble sur une map enneigée. Pour aider à apporter un peu de bonne humeur, les troupes écossaises font leur apparition dans Verdun, avec leurs cornemuses. La vidéo ci-dessous vous montre un peu plus précisément ce dont il s’agit.

Le site Eurogamer a pu discuter avec Wayne Emmanuel, qui travaille pour War Child. L’association apporte donc de l’aide à des enfants d’Afghanistan, de l’Uganda, de République Démocratique du Congo, d’Irak ou encore de Syrie. Cette année d’ailleurs, ces derniers ont plus besoin d’aide que jamais, avec la tragédie notamment d’Alep qui est en train de se dérouler. S’il est impossible de faire plier les Russes pour y mettre fin, apporter ne serait-ce qu’un petit don peut changer beaucoup de choses.
Wayne Emmanuel explique pourquoi cette démarche de s’adresser aux joueurs.

Nous pensons que l’industrie du jeu vidéo est fantastique pour le boulot que nous faisons parce que le jeu transporte les gens dans d’autres mondes. Et nous voulons que les joueurs aident des enfants qui vivent dans des mondes très différents en changeant leur expérience virtuelle via des choses comme Armistice. Nous voyons des opportunités de nous adresser aux joueurs sur le réel impact de la guerre à travers justement des jeux qui parlent de la guerre.

Verdun n’est pas le seul jeu à s’être mobilisé pour le programme Armistice, lancé en novembre. On peut citer également World of Tanks, Democracy 3 et 1979 Revolution : Black Friday. Oui peu de gros gros jeu, mais cela s’explique simplement parce que War Child n’est pas allé démarcher les grands éditeurs. L’association s’est adressée à Valve, qui l’a aidé à trouver des développeurs qui seraient intéressés par le programme. Des développeurs prêts à fournir du nouveau contenu non violent et sans être rémunérés. Comme le dit Wayne Emmanuel au journaliste d’Eurogamer : « Nous ne voulons pas glorifier la violence mais nous savons qu’il y a un côté divertissant dedans. S’il est possible de donner des vérités historiques et éduquer les gens… et ensuite faire le lien avec ce qu’il se passe maintenant, c’est très important. »

War Child vise dans le futur de plus en plus de partenariats avec, certes des développeurs indépendants, mais aussi des plus gros, pour pouvoir toucher encore plus de monde. Une belle initiative donc en cette période peu jouasse.

This war of mine war child

Une infographie de l’année dernière sur les résultats de la campagne War Child sur This War of Mine