Zenimax attaque en justice Oculus VR

Zenimax poursuit Oculus VR en justice

Après des accusations datant de mai 2014 contre Oculus VR, Zenimax a décidé de passer à la vitesse supérieure. L’éditeur a musclé son argumentation afin de prouver qu’Oculus VR a violé sa propriété intellectuelle pour développer son célèbre casque de réalité virtuelle, l’Oculus Rift.

On est passé au stade du bras de fer juridique. Zenimax, détenteur de id Software et Bethesda, vient de déposer plainte contre Oculus VR, entreprise détenue par Facebook. Des accusations accablantes et la complicité d’un célèbre nom du jeu vidéo sont évoquées. Revenons comme il se doit sur les faits qui datent de 2014.

Les faits

Le problème vient, comme souvent, d’une histoire de gros sous. En 2012 , la VR commence à devenir une technologie d’avenir. Un grand nom du jeu vidéo John Carmarck travaillant encore chez Zenimax s’intéresse à la question. Il apporte son soutien et son expertise à un jeune étudiant passionné de jeu vidéo, Palmer Luckey. Ce dernier travaille sur le « rift » projet primaire d’un casque de réalité virtuelle. Il crée sa société Oculus. Il arrive même en 2013 à débaucher Carmack de chez Zenimax. En 2014, la société de Palmer est rachetée par Facebook pour 2 milliards de dollars. L’intérêt pour la VR de la part du géant des réseaux réveille d’autres géants dont Zenimax. L’éditeur accuse alors Oculus de s’être servi de technologie qu’aurait développé Carmack pour son projet Oculus Rift. Bien sur, Oculus nie tout en bloc expliquant que Carmack n’a absolument pas utilisé des propriétés intellectuelles appartenant à Zenimax. L’histoire semblait s’arrêter là.

Oculus rift problème judiciaire

L’Oculus Rift, objet de tous les litiges juridiques.

 

Problème de droit

Aujourd’hui, l’affaire est de retour devant la cour fédérale du District Nord de Dallas. Le problème de droit reste le même : Vol de propriété intellectuelle. L’accusation s’est toutefois bien étoffée puisque John Carmack est accusé d’avoir copié des données sur un support USB avant son départ pour Oculus en 2013. Pire, il aurait volé un outil technologique appartenant à Zenimax après que son contrat ait expiré en s’introduisant dans les locaux de la société. Cet outil devait servir au développement d’un casque de réalité virtuelle. Palmer Luckey est aussi visé par la plainte puisque l’argumentation de Zenimax repose sur son manque d’expertise en la matière. Sans aide extérieure, il n’aurait pas pu développer son casque. La déduction est évidente pour l’éditeur : Luckey a développé sa technologie grâce au travail de Zenimax. Ensuite, il a joué avec les médias pour se présenter comme un inventeur révolutionnaire. Il serait, selon la plainte, un simple parvenu.

Solution

A ce stade rien n’est envisagé comme solution juridique puisque la plainte vient d’être déposée contre Oculus VR, Palmer Luckey, Facebook et John Carmack. Toute cette affaire repose, jusqu’à preuve du contraire, sur un mauvais calcul de la part de Zenimax qui n’a pas senti le vent de la VR allant jusqu’à abandonner ses projets en rapport. Il réclamait un petit quelque chose de la part d’Oculus VR pour « participation indirecte » au développement de l’Oculus Rift. Oculus VR n’a pas donné suite à sa demande, on passe alors au stade juridique. La plainte est donc là et les accusations sont sévères. Il faudra suivre le développement de l’affaire.

A savoir qu’aux Etats-Unis, les arrangements sont monnaie courante. Il est donc possible qu’avant une éventuelle condamnation Zenimax et Oculus VR trouvent une solution pécuniaire avantageuse. Pour l’instant, la société incriminée sort sa batterie d’avocats pour nous expliquer que ces accusations ne tiendront pas la route devant un juge. Laissons la justice en décider.