Sigma Theory s’est montré plutôt prometteur lors de ma prise en main à la Gamescom. Un jeu encore en développement, mais qui fourmille d’idées sympathiques. Petite preview de ses nombreux points forts, en attendant que la version finale du jeu soit disponible.

Présent à la Gamescom sur le stand de Goblinz Studio (coincé entre celui de Toshiba et celui de MSI, bonjour l’ambiance soirée à la salle des fêtes de Tourcoing niveau bruit) le jeu partageait son emplacement avec Donjon Rushers et Robothorium.

Encore en développement, il était malgré tout jouable et j’ai ainsi pu prendre en main ce jeu dont on m’avait dit beaucoup de bien. La raison ? Les créateurs du jeu sont aussi les responsables de l’excellent Out There, dont la narration intelligente et le gameplay d’apparence simpliste avaient impressionné. Mais trêve de présentation, passons au jeu.

sigma theory preview

Sigma Theory, l’arme ultime

Il s’agit d’un jeu de stratégie au tour par tour, qui se déroule dans un contexte de néo guerre froide où chaque grande puissance doute des intentions des autres. Surtout que les scientifiques ont découvert une technologie capable d’à peu près tout, et notamment détruire des pays entiers : la Sigma Theory. Le climat de suspicion ambiant pousse ces pays à tout faire pour se l’accaparer. Pour se faire, ils devront tenter de récupérer les meilleurs scientifiques, seuls personnes en mesure de l’exploiter.

On est aux commandes d’une agence de renseignement, qui va devoir gérer au mieux ses espions, en commençant par leurs pays d’affectation. Sigma Theory se lance véritablement une fois que vous aurez fait votre choix parmi un catalogue d’espions internationaux, disposant tous et toutes de caractéristiques spécifiques.

L’art de faire les bons choix

Une fois donc la phase de choix d’espions passée, il s’agit de décider dans quels pays vous allez les envoyer via l’écran principal du jeu, un planisphère. C’est plutôt libre puisque vous n’avez au départ pas de véritables informations sur les pays et les scientifiques ou les ressources qu’ils abritent.

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L’écran principal d’où vous allez gérer vos espions

Ces agents devront au départ analyser le pays, pour tenter de déceler son potentiel. Si jamais vous trouvez un scientifique, il est plutôt conseiller de l’identifier, c’est à dire s’informer sur sa personnalité (vous allez vite comprendre pourquoi). Une fois sa personnalité connue, plusieurs choix s’offrent à vous : l’enlever, le séduire, le corrompre, ou le convaincre. Et c’est là que, si vous vous êtes informés sur sa personnalité, vous serez en mesure d’effectuer l’action la plus pertinente. Difficile d’imaginer pouvoir convaincre un scientifique de rejoindre votre cause si un de ses 3 traits est qu’il est loyal envers son pays.

Si vous choisissez l’enlèvement, une phase de poursuite s’engage dans une ville vue du dessus. Des événements aléatoires interviennent pour stopper votre avancée. Quand j’ai testé le jeu, je me suis retrouvé avec une patrouille de police qui passait, et plusieurs actions se sont offertes à moi : se cacher, négocier ou combattre (de mémoire). Vous avez d’ailleurs une barre d’alerte qui mesure la probabilité de vous faire prendre lors de votre fuite.

Diplomatie et narration

Je n’en ai pas encore parlé mais il y a une bonne dose de diplomatie aussi dans ce jeu. Vous vous doutez bien que si votre espion se fait pincer en train de débaucher un scientifique national, et n’a pas l’habilité d’un Hubert Bonisseur de la Bath, vos relations avec le pays où votre espion se trouvait s’en trouveront grandement détériorées. Pareil si vous choisissez de récupérer des armes dans le pays (une autre possibilité offerte).

Si la gestion des ressources, c’est à dire les armes surtout, n’est pas un élément central du gameplay, l’aspect narratif, lui, ne peut pas être occulté. Evidemment, dans un jeu surtout textuel, c’est plutôt bien vu. On retrouve d’ailleurs tout le talent d’écriture de FibreTigre, déjà à l’oeuvre dans Out There, qui nous rend très bien cette ambiance de suspicion générale.

 

Pour conclure rapidement cette preview, il me semble clair que Sigma Theory a un sacré potentiel. Le mélange des genres, diplomatie et gestion, couplé à une narration profonde et développée, créer un excellent résultat. Si le jeu avait encore quelques bugs, et que je n’ai pas pu faire le tour de toutes les possibilités offertes, il s’avère prenant. Car même s’il ne s’agissait que d’une version alpha, ça présage de bonnes choses pour la suite et c’est tout ce que je souhaite à ce jeu et ses créateurs.

 

sigma theory game

Sigma Theory

Les plus
  • Univers politique cohérent
  • Gestion simple à comprendre
  • Aspect narratif poussé
Les moins
  • Quelques bugs (alpha oblige)
  • Peu de contenu (idem)