bound vr preview

La réalité virtuelle est sur toutes les lèvres et dans toutes les têtes. Le casque de Sony, le PlayStation VR, sort dans 33 petits jours, et l’éditeur commence à organiser des sessions d’essai un peu partout en France. Une communication un brin tardive, qui ne nous rassure pas vraiment sur la confiance qu’accorde la firme dans son accessoire. Nous nous sommes rendus sur l’un de ces showfloor afin de mettre à l’épreuve plusieurs démos proposées au public, et nous vous livrons ici nos courtes impressions sur ce qui nous a été présenté. Attaquons-nous à l’un des titres les plus méconnus du catalogue PS VR : Bound.

Développé par le studio Plastic en partenariat avec Sony Santa Monica, Bound est sorti le 16 août dernier, et a récolté un joli 7 dans nos colonnes lors de son test. Seulement, il a été annoncé de longue date que le jeu au design épuré serait compatible avec le casque de Sony. Dans le cadre de notre visite sur le stand Sony, nous avons pu essayer deux niveaux du jeu, pendant environ une vingtaine de minutes. En résulte une expérience plutôt maîtrisée, qui donne à voir de manière plus honnête en quoi la réalité virtuelle peut réellement modifier nos comportements vidéoludiques.


Bound – E3 2016 Trailer par CooldownTV

Une science du mouvement collée à l’oeil

Il n’aura échappé à personne que Bound est de ces petits jeux qui ne plaisent pas à tout le monde. D’aucuns diront poétiques, mais je lui préfère le terme de sensible. Dans la peau d’une danseuse étoile, au coeur d’un monde fait de cubes s’animant au son de la musique qui accompagne vos pas chassés, vous devez évoluer afin de sauver ce qui reste de votre univers. Un scénario que je ne creuserais pas ici, tant la chose a été bien faite dans le test.

Toujours est-il que, casque de réalité virtuelle fixé sur la tête, c’est une tout autre dimension qui s’offre à nous. Immergé dans l’étrange matrice qui fait office de terrain de jeu pour l’héroïne, la sensibilité inhérente au titre de Plastic se ressent d’autant plus. Propice à l’émerveillement grâce à sa direction artistique clivante, le fait de pouvoir y déplacer son regard par un simple mouvement de tête parvient à vous faire oublier notre environnement.

bound test

Ne rien attendre de plus

Ce en quoi Bound est probablement l’une des expériences les plus honnêtes de la VR actuellement tient au fait que, dès le lancement du jeu on ne s’attend à rien de plus. Une extension du jeu original, voilà tout. Le PS VR ne nous propose ici qu’une immersion supplémentaire ; une couche en plus à l’adhésion à la diégèse du jeu de Plastic. Pas d’effet waouh, pas de sensationnalisme à base de géant venant se poster juste devant nos yeux, déjà rougeâtres de porter la chose depuis plus de 10 minutes. Simplement une fenêtre vers l’univers particulier que propose Bound.

Mieux, le port du casque sur ce genre de jeu rend davantage justice à l’une des grosses particularités du jeu : sa caméra fixe. Du stick droit, à vous de réorienter les angles de vue, et du gauche de déplacer votre ballerine. Associés au mouvement naturel de votre tête, ces multiples déplacements spatiaux donnent un effet de vertige impressionnant, tout en restant très supportables (votre serviteur est assujetti au mal des transports).


Déjà impressionnant sans lui adjointe une surcouche de réalité virtuelle, il faut reconnaître que le port du casque de Sony ajoute un degré non négligeable de profondeur au jeu de Plastic Studios. Ne cherchant pas à gonfler sa promesse en se perdant en effets spectaculaires, le port des binocles du Japonais nous octroie simplement une aisance du regard, et une attention encore plus proche à porter aux mouvements et à leur fluidité. Pleinement compatible avec le PlayStation VR lorsque celui-ci sortira le 13 octobre, il sera peut-être temps pour ceux qui ne l’ont pas encore fait de faire l’acquisition de Bound. Et pour ceux qui l’ont déjà terminé de relancer une petite partie.

Bound test

Bound

Les plus
  • Une belle extension à l'expérience originale
  • Une immersion poussée
Les moins
  • La gestion de la caméra légèrement déroutante