call of duty infinite warfare bêta previewToujours fidèle au poste, Call of Duty s’apprête à accueillir le treizième rejeton de la famille le 4 novembre. Se laissant approcher au détour d’une bêta fermée accessible aux personnes ayant précommandé le jeu, Call of Duty: Infinite Warfare offre à l’essai l’aspect le plus indispensable de son arsenal : son multijoueur. Après un très grand cru en l’objet de Black Ops 3, Infinity Ward a tout à prouver avec sa nouvelle sous-série résolument futuriste.

Passé le bad buzz retentissant de son trailer d’annonce et les nombreuses critiques à l’encontre de son futurisme exacerbé, l’heure est venue d’éprouver réellement ce qu’a à nous offrir Call of Duty: Infinite Warfare. Plus qu’un énième épisode à sortir pour combler un calendrier, c’est bel et bien la confiance des joueurs que joue Infinity Ward avec ce nouvel opus ; leur dernière réalisation — Ghost — n’ayant que très peu intéressé les habitués.

À l’essai jusqu’à demain sur PS4, puis de nouveau le week-end prochain sur Xbox One en supplément, la bêta multijoueur nous permet de nous frotter à trois maps à travers trois modes de jeu différent.

Mise à jour Nous avons essayé Call of Duty: Infinite Warfare lors de la Paris Games Week. Voici nos impressions en vidéo.


Call of Duty: Infinite Warfare – Nos… par CooldownTV

Carcasse bidasse

Après une courte introduction cinématique nous présentant l’une des principales nouveautés du titre, les armures, nous voilà lancés dans le grand bain du online. Les habitués ne seront pas dépaysés tant l’interface conserve les acquis de la série depuis plusieurs épisodes. Matchmaking, création de classe, magasin de caisses de ravitaillement (permettant l’obtention de skins), tout y est.

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Les armures remplacent les spécialistes de Black Ops 3

Là où Black Ops 3 innovait en proposant d’incarner non plus des soldats non identifiables, mais bien de véritables personnages-archétypes, Call of Duty: Infinite Warfare gomme cet aspect pourtant des plus sympathiques pour nous replonger dans l’anonymat le plus frustrant. Notez cependant que le principe reste le même ; seule la dénomination change. Remplacez « spécialistes » par « armures », et vous aurez compris l’astuce. Les armures vous permettent en effet de faire varier votre style de jeu, mais surtout de choisir un « ulti » plutôt qu’un autre. Dans la bêta, trois armures étaient disponibles : Guerrier (classique, dont l’ultime de base est un fusil mitrailleur à balles qui ricochent), Mercenaire (mastoc, dont l’ultime est un fusil balançant un rayon plasma capable de cibler plusieurs cibles en même temps), et enfin Synaptique (rapide, doté pendant sa phase d’ulti de deux pistolets mitrailleurs à la cadence de tir folle).

Trois armures supplémentaires devraient être disponibles à la sortie du jeu. C’est peu, mais chacune dispose de trois capacités ultimes au choix. Enfin vous pouvez bien entendu personnaliser votre avatar en débloquant diverses pièces d’armure. Très personnellement, je regrette l’abandon de la recette des spécialistes, qui — en plus d’être dans l’air du temps, où les hero shooter se multiplient — donnait un côté un peu plus vivant aux pugilats en ligne. Il n’y a qu’à observer les podiums en fin de partie pour se rendre compte de la tristesse de la chose.

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Se conformer c’est exister

I’m a rocket man

Ce n’est pas non plus une fois la première partie lancée que vous serez dépaysé si vous avez joué à Black Ops 3. Le titre d’Infinity Ward reprend peu ou prou les mêmes mécaniques de gameplay que son aîné. Glissades propulsées, double saut, palette de mouvements… rien ne bouge. Pratique pour les joueurs compétitifs qui ne mettront pas longtemps à se rôder, mais bien dommage pour celles et ceux qui espéraient un changement à la mesure des ambitions de renouveau du studio.

Pas de grande évolution non plus en termes de ressenti. Call of Duty: Infinite Warfare conserve son manque global de recul des armes ainsi que de feedback lorsqu’un tir touche sa cible. Malgré tout l’arrivée d’armes à énergie permet de varier un peu les plaisirs. D’autant que, question arsenal, Infinity Ward n’a pas été avare.

Vous trouverez absolument de tout dans cette nouvelle mouture. Fusil mitrailleurs, armes lourdes, mitraillettes, fusils de précision… chaque catégorie disposant de pétoires disposant de munitions classiques, et d’autres de cellules d’énergie. Ces dernières ayant la particularité de se recharger seules (et plutôt lentement) lorsque vous ne tirez pas. Pour l’heure, l’attirail a l’air plutôt équilibré, et aucune méta (sur une bêta, ce serait bien dommage !) ne semble se dessiner. On saluera aussi l’apparition d’armes dites, « sans concession ». Je pense notamment au premier fusil de précision que vous débloquez, et qui dispose d’un mode sniper et d’un mode fusil automatique tous deux aussi efficaces. On notera enfin l’arrivée d’un mode « artisanat » qui vous permet, contre des ressources que vous récupérez en accomplissant des objectifs en ligne, de crafter vos propres armes. Attention : on ne parle pas là de constituer de toutes pièce votre propre pétoire, mais bien de confectionner des armes que vous pourriez également obtenir via des caisses de ravitaillement. Une autre façon d’obtenir le jouet de ses rêves en somme.

Les armes énergétiques arrivent dans Call of

Dans les clous

Le motto de Call of Duty depuis un certain nombre d’années, c’est le contenu déblocable. Partout, tout le temps. Après tout, il faut parvenir à occuper ses joueurs pendant une année entière, qu’ils dépensent en DLC ou non. On retrouve donc tout à fait logiquement cette avalanche de contenu dans le treizième épisode. Niveaux de progression, niveaux d’armes, camouflages, pièces d’équipement, réticules pour chaque viseur, accessoires divers et variés… Les complétionistes vont prendre leur pied.

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La direction artistique est inexistante

L’inconvénient (mais cela est moins imputable à Infinite Warfare qu’à la direction prise par la série) est que la direction artistique en pâtit. Certes, l’idée sous-jacente n’est pas de faire du beau, mais de faire du fun. M’est avis que l’un n’est pas incompatible avec l’autre. Toujours est-il que cette nouvelle mouture se veut particulièrement peu inspirée, tant dans son character design que dans la construction de ses maps.

Frost, Frontier et Throwback m’ont paru génériques au possible, et manquaient globalement de points de repère. De plus, force est de constater que les développeurs sont plus inspirés lorsqu’il s’agit de construire une carte typée années 50 (Throwback) que lorsqu’il faut bâtir des niveaux futuristes. L’amalgame est consommé : le futurisme c’est aseptisé ; le bon vieux temps est plein de couleurs et de verdure. Remarquez pour ce qui est couleurs, on peut toujours compter sur le bon goût des différents camouflages proposés.

Les camouflages sont toujours de très bon goût


Faut-il espérer qu’Infinity Ward ait pris soin de reprendre les bonnes idées de ses prédécesseurs en matière de multijoueur pour peaufiner sa campagne solo ? Rien n’est moins sûr. Après plusieurs heures passées sur Call of Duty: Infinite Warfare, il devient de plus en plus clair que nous sommes face à une redite un brin grossière de ce que nous proposait Treyarch l’an dernier. Au point d’ailleurs que vous pourriez aisément faire passer le nouveau CoD pour un DLC de Black Ops 3 a quelqu’un de peu informé sur la chose. Pour autant les joueurs rompus au charme certain de l’instantanéité de la série d’Activision y trouveront leur compte : l’action est frénétique et les affrontements toujours aussi dynamiques. On regrettera simplement que les ambitions d’Infinity Ward fassent l’impasse sur les moyens.

Premier teasing pour Call of duty infinite warfare

Call of Duty : Infinite Warfare

Les plus
  • Toujours aussi nerveux et dynamique
  • Un arsenal varié
  • Une tonne de contenu déblocable
  • Instantané, et disposant d'une grande marge de progression
Les moins
  • (Presque) identique en tous points à Black Ops 3
  • La disparition des spécialistes
  • Une direction artistique insipide
  • Toujours aucun feedback sur les armes