Dragon Quest VII jaquette

Pour sa première sortie en France, Dragon Quest VII : La Quête des vestiges du monde a fait l’objet d’un remake sur 3DS. Au programme : combats au tour par tour, vocations, voyages terrestres, maritimes et temporels dans un monde d’heroic fantasy qui n’a de semblable à Pokémon que le design enfantin de ses monstres et les contraintes techniques de la 3DS. Que vaut donc ce retour de la saga Dragon Quest ?

Après 5 ans d’absence depuis Dragon Quest VI sorti sur DS en France, la saga Dragon Quest est revenue sur la 3DS de Nintendo avec le remake de son septième volet le 16 septembre dernier. Éditée sur Playstation en 2000 au Japon et en 2001 en Amérique du Nord, la version originale est considérée par ces joueurs chanceux comme un chef d’œuvre. Les fans attendent donc au tournant cette nouvelle version et pour les autres, c’est l’occasion d’avoir enfin accès à un monument du RPG ou de simplement jouer à une œuvre représentative du genre et sérieuse. L’identité de Dragon Quest VII passe principalement par son gimmick de voyage temporel, son système de vocations et plus généralement son statut de pur RPG. En effet, le joueur y incarne une bande d’amis à la recherche des îles disparues de leur monde. Dans leur quête, ils découvrent le moyen de voyager dans le passé de chaque île et en profitent pour changer leur sort funeste et les faire réapparaître dans le présent. C’est déjà un sacré melting-pot, dont le résultat harmonieux ne devrait pas aller de soi. Mon objectif avec ce test est de vous persuader que ce jeu mérite qu’on s’y intéresse, c’est pourquoi je vous rassurerai d’abord sur son rythme particulier, son histoire extrêmement dense et intelligente, son fameux système de vocation et enfin sur sa qualité en tant que portage/remake.


Dragon Quest VII – Découvrez le monde de Dragon… par CooldownTV

Survivre au premier tiers du jeu

Le jeu vidéo ressemble au cinéma ou à la littérature en cela que ses chefs d’œuvre ne sont pas toujours faciles d’accès. Les joueurs actuels ont parfois du mal à accepter les graphismes datés, les mécaniques de jeu moins ergonomiques ou tout simplement les choix des développeurs de l’époque. Ces deux dernières caractéristiques se retrouvent dans Dragon Quest VII et aborder ce RPG datant de l’année 2000 demandera un temps d’adaptation aux joueurs actuels coutumiers de la nouvelle formule RPG à la Bravely Default, dont les mots-clés sont rapidité et ergonomie. Dans le cas de La Quête des vestiges du monde, les menus souffrent d’un léger temps de latence qui en frustrera plus d’un, lorsque son impatience lui voudra d’avoir actionné la mauvaise option et de devoir recommencer un dialogue ou une commande de combat.

Je pense notamment au menu d’inventaire qui associe le fameux temps de latence et un manque cruel d’ergonomie. Pour équiper son personnage, il faut mettre l’objet dans l’inventaire du concerné, ensuite ouvrir l’onglet « équiper » puis choisir parmi les équipements de son inventaire. Sachant que les 3 à 4 personnages ne peuvent pas s’équiper des mêmes armures et armes, cette procédure est des plus laborieuses. Heureusement, il est possible d’équiper par l’intermédiaire de l’onglet « objets ». En somme, le vrai menu d’équipement pourtant très soigné visuellement est purement accessoire.

Outre ces considérations techniques auxquelles on s’habitue progressivement, c’est bel et bien le jeu lui-même qui est très long à démarrer et pour lequel il faut s’accrocher jusqu’à avoir accès à tout son potentiel ludique (et narratif). Le joueur devra d’abord progresser une heure ou deux avant le tout premier affrontement, convention inhabituelle aujourd’hui, mais aussi en ce qui concerne la saga Dragon Quest. Dans le huitième volet par exemple, l’affrontement survient très tôt. Mais il ne s’agit pas là d’un problème du jeu, puisque ce début paisible s’explique scénaristiquement, mais de l’habitude des joueurs actuels confrontés à une œuvre ancienne. Comme beaucoup, j’étais pressé de défoncer du gluant, mais j’ai oublié l’étape de cette longue exposition dès que ma soif de points de vie a pu être étanchée.

On en reparlera dans la suite de ce test, mais l’histoire de Dragon Quest VII est si immense que la dimension ludique est obligée de s’y adapter. C’est pourquoi le vrai potentiel du jeu qui passe par le fameux système de vocations ne se révélera qu’après une trentaine d’heures de jeu pour les fouilleurs méticuleux comme moi. Oui, c’est long, pourtant le jeu arrive à se faire pardonner en introduisant cette mécanique par un arc narratif extrêmement intelligent. Pour ne pas gâcher votre plaisir, je n’en dirai pas plus sur ce passage, même si j’aurais bien envie de vous dire en quoi cela est intelligent.

Dragon Quest VII dragon

Le grand projet narratif de Dragon Quest VII

Quand un jeu apporte un soin particulier à son histoire, il faut en parler. En traversant les premières dizaines d’heures de jeu, j’ai pu traverser de nombreux arcs narratifs, certains similaires et d’autres complètement à part. J’ai fini par me rendre compte de la grande ambition derrière l’histoire de Dragon Quest VII. On a l’impression que le jeu cherche une sorte d’exhaustivité narrative, qu’il essaye de concentrer toutes les histoires possibles en un seul jeu. L’idée est intéressante d’un point de vue d’esthète, mais ce qui nous intéresse, nous en tant que joueur, c’est d’avoir du plaisir à prendre part à cette somme assez folle d’histoires.

C’est pourquoi je vais me risquer à spoiler quelques thèmes et même un arc narratif de Dragon Quest VII pour vous illustrer ça, histoire de vous aiguiller un peu sur le ton du jeu. J’ai déjà pu en parler dans mon dossier : malgré le design enfantin de son bestiaire, Dragon Quest est loin d’avoir le même ton que Pokémon. Toutes les histoires des îles dans le passé mettent en œuvre des drames différents : on a la guerre, l’amour impossible, la perte d’un être cher, la vengeance, l’art, l’honneur, etc… Prenons pour exemple, l’arc narratif du Château Faraday parmi les premiers arcs du jeu. Celui-ci a pour spécificité d’intégrer des éléments et des thématiques de science-fiction en faisant se confronter l’île à une armée de robots.

Dans cet épisode narratif, est mis en scène notamment l’acceptation du deuil à travers un ermite qui appelle sa création robotique du même nom que la femme qu’il a perdue. Après avoir vaincu l’armée de robots et être retourné dans le présent, le joueur retrouvera la machine M.I.R.I.A. en train de s’occuper des ossements de l’ermite croyant qu’il est encore vivant. Une scène très morbide et aussi très mélancolique, mais c’est toute l’atmosphère de Dragon Quest VII qui se trouve dans le même style. Car le gimmick du voyage temporel oblige le joueur à venir en aide aux habitants de chaque île dans le passé, mais lorsqu’il revient dans le présent, les personnages auxquels il s’est attaché sont morts depuis des siècles, voire parfois oubliés par les nouveaux habitants. Le nombre de cimetière dans le jeu en témoigne également. Une certaine mélancolie se ressent lors de l’exploration de Dragon Quest VII, qui pourra faire plaisir aux amateurs de jeux avec le même type d’émotions.

Rassurez-vous : ce RPG n’est pas non plus un tire-larmes, il est aussi épique que les autres et ne s’empêche pas quelques légèretés bienvenues. On a bien entendu beaucoup d’humour particulièrement véhiculé par les PNJ et Mirabel, l’amie d’enfance du héros, qui nous accompagne partout. Pensez d’ailleurs à utiliser la commande « parler » en appuyant sur la touche B pour avoir ses remarques toujours de mauvaise foi ! Côté épique, si la mise en scène n’est pas le fort de ce Dragon Quest, on a tout de même des affrontements contre des démons, des dragons ainsi que de l’exploration maritime, terrestre et souterraine, tout cela rendu épique par un système de combat immersif et des designs adéquats.

Plus d’une vingtaine d’îles qui sont autant d’histoires soigneusement développées.

Les systèmes de combat et de vocations

Dragon Quest VII test combats

Une attaque dévastatrice grâce à la vocation « pirate »

Allez, on arrête un peu avec le scénario et on s’intéresse au plus important : le gameplay. Ceux qui ont joué à Dragon Quest VIII auront le plaisir de retrouver presque les mêmes sensations lors des combats de Dragon Quest VII. Les feedbacks sont soignés ; on a l’impression que les coups de nos personnages ont plus ou moins d’impact suivant la puissance de la technique utilisée. Dans le contexte actuel, cela fait du bien d’avoir des combats au tour par tour dans un RPG, alors qu’on voit de plus en plus le genre s’en aller du côté du action-RPG. Dragon Quest est connu pour sa maîtrise académique et efficace du genre, aussi les combats proposent un système d’attaque simple, de sorts et de techniques. Il vous est possible d’attribuer des techniques aux compagnons du héros, mais cette fonctionnalité risque de poser des difficultés face à des ennemis trop coriaces. Le plus intéressant avec les combats de DQVII c’est la difficulté accrue par rapport à ses concurrents actuels (Pokémon et Final Fantasy en tête). En effet le jeu demandera de la stratégie même pour les simples rencontres aléatoires, ce qui ravira les amateurs de challenge qui ne s’y retrouvent plus dans les productions actuelles. Là, la satisfaction sera totale lorsque le joueur vaincra un boss. La difficulté est aussi accrue avec la progression par niveau très lente et équilibrée avec la progression scénaristique.

La principale mécanique de Dragon Quest VII est son système de vocations. Il s’agit de classes attribuables à l’un des personnages jouables aux caractéristiques spécifiques. Par exemple, les vocations « mage » et « prêtre » permettent d’apprendre des sorts de défense ou des sorts d’attaque. Étant donné la durée du jeu, cette mécanique n’apparaît qu’au bout d’une trentaine d’heures sur une île spécifique mais se révélera indispensable pour surmonter la difficulté des combats. Les vocations ont leur propre barre de progression moins exigeante que celle des niveaux. Il faudra maîtriser pleinement un certain nombre de vocations pour en débloquer des plus puissantes. Cela permet de guider le joueur dans son choix initial. Maribel étant naturellement douée pour la magie, on lui préfèrera les vocations précédemment citées, mais une pleine liberté est donnée au joueur.

Dragon Quest VII visuel ingame vocations

Les vocations modifient l’apparence de vos personnages.

Les vocations remplacent le système de « tension » pour singulariser le gameplay de DQVII. Cette mécanique est agréable à exploiter : le design des personnages est systématiquement changé en fonction de leur vocation, ils auront parfois l’air extrêmement laids et d’autres fois extrêmement badass. Big up au costume d’« artiste martial » rappelant les tenues de Dragon Ball, et pour cause, le design des personnages vient d’Akira Toriyama. Le dessinateur donne une identité graphique au titre, le character design est donc particulièrement réussi et même au niveau technique les personnages ont le droit aux meilleurs graphismes contrairement aux décors… L’arrivée ‘’tardive’’ dans la partie des vocations, alors que le joueur s’est habitué à la mécanique classique, fait qu’on accueille avec plaisir ces classes qui nous amènent de quoi enrichir notre stratégie et de davantage spécialiser ces personnages. Au passage, la durée de la partie étant colossale, une autre idée des développeurs est de varier les compagnons d’armes que ce soit pour les vrais personnages jouables que pour les personnages non-jouables mais participant aux combats. Autrement dit, l’équipe de développement distille des nouveautés tout au long du jeu pour ne pas ennuyer le joueur. Il est vrai que je n’ai jamais joué à un jeu aussi long (dans son scénario), et pourtant je ne demande qu’à continuer.

Le système de vocations a quand même ses défauts. Puisqu’il faut monter chaque classe pour en obtenir de meilleures, on se retrouve parfois à abandonner une vocation parfaitement maîtrisée avec ses sorts extrêmement utiles pour une autre qui l’est beaucoup moins. Autrement dit, si vous voulez obtenir les vocations les plus puissantes du jeu, il faudra faire augmenter laborieusement chaque vocation nécessaire pour débloquer la vocation supérieure. À vous de voir, si vous préférez faire progresser ces classes tout en progressant dans la quête principale, une sorte de Nuzlocke Challenge en somme, ou prendre du temps de les maîtriser dans des phases de levelling. Étant donné la somme des classes disponibles, on trouve parfois des vocations un peu fainéantes. Par exemple, la classe voleur ne vole rien, elle permet juste des drops plus fréquents, des stats d’agilité augmentées et quelques techniques comme le jet de pierre et la concentration de puissance. D’un côté, certaines des propriétés sont conservées ensuite lorsqu’on change de vocation et donnent un bonus intéressant, mais la classe n’a pas une réelle identité comparées à d’autres.

Le plaisir sériel

Cette partie intéressera uniquement ceux qui auront joué à un autre Dragon Quest, y compris un spin-off. C’est peut-être l’une des raisons, outre le succès commercial très relatif de la franchise, pour laquelle on ne nous assomme pas trop avec des épisodes de Dragon Quest : les développeurs de chaque épisode ont pour habitude de reprendre énormément de choses des anciens opus au point que faire un opus DQ c’est respecter tout un inventaire de références. Ayant joué au VIII, à Heroes et commencé le IV, j’ai vu énormément de références aux autres jeux. Le bestiaire mélange des designs connus (les bisebaves par exemple) et d’autres inédits. Les techniques et sorts emblématiques sont présents. Il semble aussi que l’histoire doive remplir une liste précise : il faut un dragon, un sculpteur de génie, un bateau magique, un magicien avec son immense chaudron, etc… Pour les fans de Dragon Quest, on peut considérer cela comme une qualité, puisqu’on se plaira à retrouver les mêmes éléments mais (un peu) modifiés pour ne pas faire redite. Car ayant joué à plusieurs jeux estampillés DQ, j’ai juste eu plaisir à reconnaître ses références mises en œuvre dans une histoire inédite, aucune impression de redite et j’en suis le premier surpris. Après tout, c’est du recyclage, mais justement : du recyclage, pas de la copie industrielle en série.

Entre portage et remake

On y est. Dragon Quest VII est sorti, et, après avoir déversé toute mon appréhension sur sa sortie sur 3DS, je me dois de donner mon avis sur les réussites de ce portage/remake. N’y allons pas par quatre chemins, le jeu a le cul entre deux chaises, entre la volonté de faire un remake badass et celle de produire un portage fainéant. Soyons d’accord : pour un jeu 3DS, DQVII est clairement un beau jeu graphiquement parlant, très riche, on en a pour son argent. S’il fallait le comparer au reste du catalogue, c’est clairement un blockbuster de la console portable de Nintendo. L’écart de qualité avec la version originale sur Playstation est indubitable, bien que je considère les ajouts comme en trop. Les fameuses tablettes de voyageur donnent de la jouabilité à un titre suffisamment long, mais ce qui me dérange le plus c’est que les donjons proposés sont des reprises chaotiques de décors des vrais donjons de la quête principale.

Dragon Quest VII tablettes niveau

Les tablettes du voyageur se la jouent No Man’s Sky…

Il m’est arrivé parfois d’explorer une zone de ces donjons optionnels qui était en fait une partie d’une zone que j’explorerai beaucoup plus tard dans ma partie. Cette fois-ci, c’est véritablement un effet de redite qui touche le level design principal, ce qui est très dommageable ! Pour ceux qui comme moi sont de gros asociaux et n’utilisent jamais les fonctionnalités multijoueur, évidemment que chercher des tablettes pour les échanger ne m’intéressait en rien. La seule utilité de ces donjons est la récompense lorsqu’on bat leur boss qui permet de booster les stats de ses personnages et aussi les phases de levelling facilitées par ce genre de zones.

 

Dragon Quest VII menu d'équipement

Le menu d’équipement bling bling

Mais non, Dragon Quest VII méritait mieux que les contraintes techniques de la 3DS. Même avec des graphismes revus à la baisse pour les environnements, le jeu à la durée de vie colossale accuse des baisses de framerate pendant les combats contre des ennemis trop imposants et nombreux. Les développeurs du remake ont eu la bonne idée de faire dans le bling bling en affichant les monstres dans les zones au lieu de programmer les habituelles rencontres aléatoires moins coûteuses en code. La 3D est purement accessoire, mais je crois qu’à ce stade cette remarque est une évidence. Elle accuse le même problème que j’avais pu observer pour Monster Hunter Generations, bien que l’alliazing soit moins présent, mais le studio a eu le mérite de tout mettre en 3D (comment ça « pas comme pour Pokémon ! » ?). D’ailleurs, il faut m’expliquer l’intérêt de proposer une 3D gadget, dangereuse pour les yeux si on regarde trop longtemps l’écran, dans un jeu de plus de 60h ?! De plus, l’écran tactile ne sert pas d’écran tactile, mais d’écran d’affichage pour la carte et quelques informations complémentaires des menus. Autrement dit, tout ce qui fait la spécificité de la 3DS n’est pas exploité pour ce pauvre monument du RPG. Vous voyez bien où je veux en venir : le portage de Dragon Quest VII n’a pas fait l’objet du même soin apporté à son scénario. Ce traitement irrégulier l’empêche d’être le chef d’œuvre qu’il aurait tout pour être.

Dragon Quest VII menu inventaire

Le menu de la mort

La fainéantise des producteurs va jusqu’à conserver les menus originels qui sont tout simplement une catastrophe en termes d’ergonomie. J’ai déjà parlé du menu d’équipement tout beau qui ne sert à rien, mais le reste des menus est une plaie à utiliser. Le menu d’inventaire demande à ce qu’on sélectionne élément par élément pour le transposer. Ranger le sac ainsi que les inventaires de chaque personnage se fait par l’intermédiaire de l’onglet « divers » et non dans le menu d’inventaire lui-même. Enfin à chaque fois que l’on récupère un objet dans le décor, il se place dans le premier emplacement en partant de l’inventaire des personnages et non dans le sac, ce qui oblige le joueur à faire les manipulations précédemment citées régulièrement. Toutes ces procédures laborieuses sont typiques des vieux jeux et auraient mérité d’être remises au goût du jour. C’est sans doute le plus gros défaut qu’on peut trouver à Dragon Quest VII, car cela risque d’en rebuter plus d’un, alors que le reste du jeu mérite le tournant.

YagaL’avis de Yaga, rédacteur de Cooldown.fr
Dragon Quest VII est un RPG enchanteur qui repose sur un principe simple mais accrocheur : la collecte de fragments de tablettes qui, une fois combinés, donnent accès à de nouvelles îles à découvrir. Chacune possède son identité propre, son histoire et ses problèmes qu’il faut résoudre. C’est un véritable plaisir de les parcourir, d’arpenter des paysages variés et de faire la rencontre de cultures diverses qui laisseront le joueur rêveur. Le gameplay, s’il ne révolutionne pas le genre même pour l’époque de sortie initiale, reste extrêmement efficace avec son tour par tour bien maîtrisé et son système de classe addictif.
On regrettera néanmoins la lenteur générale du titre qui met beaucoup de temps à se mettre en place. Livrer le premier combat nécessite environ 1h30 de jeu et il faut attendre d’approcher la vingtaine d’heure pour pouvoir toucher au système de classes. Plus grave, le remake 3DS ne tire pas réellement profit des qualités de la console avec des graphismes moyens et des chutes de framerate. Il n’aurait également pas été du luxe d’améliorer l’ergonomie, véritable frein au plaisir de jeu avec ses menus contres-intuitifs et pénibles à parcourir. Malgré ces quelques défauts, Dragon Quest VII est un titre charmant qui vaut le détour pour les amateurs de J-RPG.

Dragon Quest VII donne l’idée de ce qu’est un bon RPG. Un bon RPG, c’est au moins une panoplie de personnages principaux, un scénario particulièrement soigné et long et des combats au tour par tour qui exigent de la stratégie. Ce portage 3DS est évidemment une déception, mais il est le seul accès francophone à un RPG d’excellente facture. La Quête des vestiges du monde aurait pu être un chef d’œuvre, à la place il est simplement un jeu mal optimisé avec un système de combat fun et une histoire intelligente. Malgré les contraintes de sa plateforme, malgré le manque de motivation, voire de respect de l’équipe en charge de sa production, ce remake arrive à produire une partie des effets qui ont fait le succès de l’original au Japon. Faute d’une autre plateforme qui risque de ne jamais arriver, cette édition mérite le détour pour tout amateur de RPG. Pourra-t-on en dire autant du portage prévu de Dragon Quest VIII ?

Dragon Quest VII titre

Dragon Quest VII

Les plus
  • La durée colossale
  • Un scénario riche et intelligent
  • Du pur RPG
  • Un système de combat fun
  • Le character design d'Akira Toriyama
  • Un "nouveau" Dragon Quest
Les moins
  • Les menus sans ergonomie
  • Des baisses de framerate
  • Des ajouts superficiels
  • Un soin irrégulier
7.5 10