Les développeurs du bouleversant Spec Ops : The Line reviennent cette année avec un jeu totalement différent, Dreadnought, qui se rapproche beaucoup plus d’un certain World of Tanks ou d’un Armored Warfare que d’un jeu triple A. Autant dire que ce nouveau soft n’ira pas chercher bien loin au niveau du scénario ce qui est un peu dommage quand on connaît les talents de conteur du studio Yager. Néanmoins, Dreadnought s’annonce très prometteur et je vais tenter de vous expliquer pourquoi au travers de cette preview.

C’est tout à fait par hasard qu’il m’a été donné la possibilité de jouer à la bêta fermée de Dreadnought. En effet c’est simplement par le biais d’une publicité que j’ai découvert l’existence du jeu et surtout qu’il était d’ores et déjà disponible en phase de bêta fermée. Après une inscription rapide et la réception d’un code d’accès à la bêta, je me suis lancé dans l’aventure. Je trouve un peu dommage que le jeu ne suscite pas plus d’intérêt de la part des joueurs car, comme nous allons le voir, il a d’énormes qualités et propose des parties vraiment prenantes, la faute peut être à une communication assez discrète.

Des tanks dans l’espace

Dreadnought - Avis

Le jeu commence avec un tutoriel

La première chose qui frappe lorsqu’on lance Dreadnought, c’est une ressemblance certaine avec le jeu de chars World of Tanks. Déjà dans la structure du menu mais également dans les déplacements très lents des vaisseaux par exemple, nul doute que les développeurs se sont largement inspirés du free-to-play de Wargaming pour créer Dreadnought. Au début, les joueurs ont le droit à un petit tutoriel qui leur apprend les bases du combat. On se retrouve donc aux commandes d’un vaisseau spatial et on doit tout d’abord quitter un spatio-port. Les commandes sont assez simples : le joystick gauche sert à déplacer le navire sur un plan horizontal tandis que les boutons L1 et R1 servent à monter et descendre.

Voilà pour ce qui concerne la navigation, place maintenant au système de combat du jeu. Chaque vaisseau possède deux armes avec des munitions et des utilités différentes. A noter qu’il est tout à fait possible de switcher d’une arme à l’autre et de l’utiliser pendant que l’autre recharge, histoire de pouvoir tirer sans interruption. De plus, les engins sont tous équipés de deux fonctions d’attaque et deux de défense. Pour les premières, on trouve des missiles, des torpilles, des tirs beaucoup plus puissants, bref des avantages offensifs qui peuvent renverser l’issue d’un affrontement. Dans les défenses, les joueurs peuvent utiliser des lasers anti-missiles, des téléportations ou encore la possibilité de se rendre invisible quelques instants.

Enfin, à la manière du Capitaine Kirk, il sera possible de diriger l’énergie, une jauge parallèle à la barre de vie, vers diverses parties du vaisseau pour obtenir des avantages tactiques non négligeables. Par ce système, le vaisseau peut se doter d’un bouclier qui emmagasine une grande part des dégâts ou alors utiliser un boost qui permet de se déplacer beaucoup plus vite, pratique pour se rendre rapidement dans une bataille ou pour s’en éloigner afin d’éviter une mort certaine. La meilleure défense étant l’attaque, l’énergie peut être dirigée vers les canons pour bénéficier de tirs plus puissants et détruire les adversaires plus rapidement.

Des modes de jeu assez limités

Dreadnought - Preview

Peu de modes de jeu mais beaucoup de fun

Une fois le tutoriel terminé, il est grand temps d’explorer le menu du jeu et de lancer une première partie contre d’autres joueurs. Le titre ne présente pour le moment qu’un nombre assez limité de modes de jeu et il faut dire que le plus joué durant cette bêta fermée et le « team deathmatch » qui oppose deux équipes de 5 joueurs. Avant le lancement de la partie, chaque joueur de l’équipe doit sélectionner sa classe parmi les quatre disponibles et il faut essayer d’avoir une distribution à peu près homogène des tâches pour éviter de se retrouver à cinq vaisseaux de la même classe. Parmi celles disponibles, pas de grosse surprise : une classe assaut, un soigneur, un tank avec beaucoup de PV et peu de vitesse et finalement la classe qui pourrait être affiliée au sniper.

Suite à cela, tous les participants rentrent sur la carte pour se foutre joyeusement sur la tronche. A chaque équipe sa tactique : rester tous ensemble pour avoir plus de défense et de force de frappe ou alors tenter d’occuper le terrain. Concernant les environnements, les cartes sont assez grandes pour accueillir tous les combattants bien entendu et possèdent des environnements différents. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les cartes ont une réelle identité et possèdent de nombreux obstacles pour se cacher en cas de difficulté. Malgré le côté vaisseaux « spatiaux », quasiment tous les affrontements se déroulent à la surface d’une planète ce qui n’enlève rien au plaisir de jeu.

Dreadnought - Critique

Les maps ont un certain cachet

Après plusieurs parties, il en résulte que les combats de Dreadnought sont vraiment prenants et les parties s’enchaînent sans pour autant se ressembler. Tout comme dans un Battlefield ou un Call of Duty, il est possible de changer de classe en pleine partie, après un décès notamment, ce qui permet d’éviter la routine et d’adapter la stratégie à la partie en cours. Chaque joueur aura tout de même une préférence pour une classe, à titre personnel j’ai beaucoup joué avec « sniper » durant la bêta. La verticalité des maps permet également de pouvoir surprendre les ennemis par en-dessous ou au-dessus et donc prendre l’avantage par exemple.

Dreadnought - Image

Le tuning du futur dans Dreadnought

Dreadnought - Preview

Chaque vaisseau peut être upgradé

Abordons rapidement l’aspect customisation des vaisseaux. Dreadnought intègre de nombreux vaisseaux qui se déclinent en trois catégories suivant la puissance des véhicules. Ainsi les joueurs d’un niveau donné se battront contre des adversaires du même niveau, ceci afin d’éviter les trop grands écarts de puissance entre deux personnes. Pour débloquer un vaisseau, il « suffit » d’améliorer sa version précédente grâce à l’arbre de compétence et ainsi pouvoir l’acheter. Car oui, tout fonctionne avec les différentes monnaies du jeu qu’il est possible de gagner en jouant bien entendu. Le fait d’utiliser un vaisseau permet d’avoir des étoiles pour celui-ci qui servent à rechercher un élément du dit vaisseau pour ensuite l’acheter avec une autre monnaie. Il faudra donc jouer quelques parties avant de pouvoir changer de vaisseau dans la catégorie voulue. Le système est assez bien pensé et oblige les joueurs à enchaîner les parties pour qu’ils se payent le vaisseau de leur rêve.

Un dernier mot sur l’aspect visuel du titre qui est très soigné. Les vaisseaux ont de la gueule et on croirait que certains sortent directement d’un épisode d’Albator. A chaque classe son aspect ce qui les rend ainsi très reconnaissables même à longue distance. Comme dit plus haut, les cartes sont également très soignées mais ce qui m’a le plus impressionné ce sont les visuels d’avant-partie, durant la sélection des vaisseaux. En effet, cette part du jeu se déroule dans l’immensité de l’espace, généralement en périphérie d’une planète ce qui donne des panoramas assez spectaculaires et la possibilité de faire de jolies captures d’écran.


En résumé, Dreadnought est un titre très prometteur qui propose un concept original tout en reposant sur des composantes très connues. Avec des vaisseaux aux dimensions spectaculaires et des paysages qui le sont tout autant, l’aspect visuel du titre donne clairement envie de s’y plonger et d’enchaîner les parties pour tenter de gagner des vaisseaux de plus en plus puissants. Reste que pour l’heure, le jeu ne propose que très peu de modes de jeu ce qui peut lasser à la longue, mais rappelons tout de même que Dreadnought est un free-to-play. Un dernier mot sur le fait que le jeu est pour l’heure uniquement en anglais mais il est tout de même très facile à prendre en main donc il serait dommage de s’arrêter à cela et de ne pas l’essayer.

Dreadnought - Logo

Dreadnought

Les plus
  • Pouvoir diriger son propre vaisseau spatial
  • Des combats intenses et dynamiques
  • Les différentes classes et les nombreux vaisseaux
  • Le modèle free-to-play
  • Des paysages vraiment beaux
Les moins
  • Très peu de modes de jeu
  • Pour l'instant, jeu uniquement en anglais