Test Epistory

Sorti le 30 mars dernier, Epistory : Typing Chronicles est un jeu unique mêlant délicieusement deux genres qui n’ont de prime à bord pas grande chose en commun, à savoir l’aventure et le typing game.

D’abord passé par une phase de plusieurs mois en accès anticipé avant de se lancer dans le grand bain, ce jeu d’aventure tout en origami plonge le joueur au sein d’une aventure poétique où toute l’histoire reste à écrire. Le joueur incarnera une jeune fille chevauchant un renard roux à trois queues et bien décidé à combattre les forces obscures de son monde avec pour particularité que les ennemis et les obstacles seront vaincus par la simple force des mots grâce à un gameplay dactylographique. Exploration, combats épistolaires, et casse-têtes… voilà les éléments que vous retrouverez en partant en voyage direction Epistory.


Epistory – Typing Chronicles Trailer de sortie par CooldownTV

Il était une fois, un univers tout en origami ….

Le titre nous plonge dans un univers fait entièrement d’origami qui se déploie sous nos yeux à chaque pas que l’on fait, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est extrêmement réussi. De plus, toute l’histoire se déroule sur le sol et est contée par une voix féminine au fur et à mesure de notre avancée dans le jeu tel le récit d’un roman que l’on découvrirait page après page. D’ailleurs la jeune fille que l’on incarne est la protagoniste de cette histoire qui se déroule sous nos yeux, permettant ainsi une immersion totale dans l’univers poétique de Epistory. D’ailleurs, je ne vous en dirais pas plus sur cette histoire, elle mérite d’être découverte au fur et à mesure par vous même, et n’ayez pas peur d’atteindre la fin pour connaître véritablement le pourquoi du comment.

Le jeu nous propose d’ailleurs toute une partie encourageant l’exploration en offrant différents éléments pouvant améliorer notre personnage et débloquer de nouvelles parties du merveilleux monde de Epistory. Et cela est très plaisant compte tenu de la qualité graphique de ce titre qui ne laisse en aucun cas indifférent. Les développeurs ont même pensé à nous faire cogiter en nous confrontant à différents casse-têtes tels qu’allumer des dalles dans une certaine direction ou bien trouver les bonnes combinaisons de chiffre ou de symboles jusqu’à parfois jouer avec nos nerfs. De plus, plus on avance dans le jeu, plus la petite fille apprend de nouveaux pouvoirs, et elle doit alors ainsi revenir à certains endroits déjà visités pour atteindre des endroits qui étaient inaccessibles.

Epistory n’a pas qu’un bel aspect à nous offrir puisque toute la partie audio est plutôt très sympathique et permet de nous immerger encore un peu plus dans ce splendide univers. En effet, la musique sait être aussi douce qu’entraînante ce qui en fait un mélange parfait pour nous accompagner tout au long de cette aventure.

À l’assaut des mots

 

Test Epistory

L’exploration est un plaisir pour les yeux.

Ce n’est pas uniquement par son style visuel qu’Epistory arrive à se distinguer puisqu’il dispose aussi d’un gameplay unique en son genre. Dans un premier temps concernant les touches directionnelles qui sont les touches I, J, E et F de votre clavier. Cela peut être déconcertant au tout début, voir contre-productif dans la prise en main, mais au fur et à mesure du jeu, elles semblent essentielles dans le sens où le joueur est déjà dans une position idéale pour taper des mots sur son clavier. D’autant plus qu’au final on s’y habitue assez rapidement. Pour les puristes, ne vous inquiétez pas, il est tout de même possible d’utiliser les touches directionnelles de bases. Dans un second temps, l’autre particularité est que la souris n’est aucunement requise pour jouer puisque les déplacements et les combats se font uniquement par le clavier.

Mais, ce qui rend ce jeu tout à fait unique c’est le gameplay dactylographique. Eh oui, Epistory est avant tout un typing game. Ainsi pour découvrir les secrets, avancer dans le jeu et combattre les ennemis il faut taper des mots qui se forment à l’écran. Des mots qui ne sont pas choisis au hasard puisqu’ils ont quasiment toujours un lien avec l’ennemi ou bien le lieu dans lequel l’on se trouve. On se retrouve donc à taper des noms d’arbres et de fleurs pour débloquer des passages obstrués par de la végétation ou encore des mots peu ragoûtants pour tuer des ennemis. Le mode de combat se révèle aussi intéressant dans le sens où il est reparti sur plusieurs éléments définis par couleur. On retrouve le rouge pour le feu, le blanc pour la glace, le jaune pour la foudre et le violet pour le vent. Ainsi, certains ennemis ou passages qui seront de ces couleurs ne pourront pas être détruits à moins que vous ayez tapé le nom de l’attaque au préalable.

Et cette mécanique de jeu est à aucun moment ennuyeuse, loin de là, puisque plus le jeu avance dans l’histoire, plus la difficulté des mots est élevée et plus il faudra appuyer sur les touches rapidement, ce qui permet au jeu de garder une certaine dynamique et de rester amusant. Ainsi, en fonction du niveau de puissance des ennemis, vous devrez taper des mots composés jusqu’à onze syllabes pour les plus gros monstres (je ne savais même pas que certains mots existaient !).  J’irais même jusqu’à dire que c’est un gameplay parfait pour apprendre aux jeunes et aux moins jeunes à taper sur un clavier ou parfaire sa dactylographie jusqu’à taper plus vite que son ombre et devenir un véritable Lucky Luke du clavier.

 


Autant par ses graphismes que par son gameplay original, Epistory vaut vraiment le détour, vous promettant une dizaine d’heures de jeu de qualité que l’on ne voit pas passer. Il fait donc parti de ces jeux qui disposent du petit truc en plus qui en fait un véritable coup de cœur avec pour petit bonus le fait de vous faire devenir un pro de la dactylo. Une chose est sûre, Fishing Cactus a vraiment réussi à donner de la fraîcheur au genre du typing game. 

Epistory

Epistory : Typing Chronicles

Les plus
  • Le gameplay dactylographique
  • L'univers entièrement fait en Origami
  • L'atmosphère poétique
  • La personnalisation des compétences
  • La musique entrainante
Les moins
  • L'absence de carte sur l'écran de jeu
8.5 10