Final Fantasy VII test titre

Final Fantasy XV s’apprête à débarquer sur nos terres après une interminable attente et une campagne de communication proche du harcèlement visuel. Un rituel depuis presque 20 ans. Nous accueillons à bras ouverts chaque épisode de cette série avec le même plaisir et les mêmes angoisses. Il n’en fut pas toujours ainsi en Europe. Toute histoire a un commencement et celle-ci débute avec un épisode qui reste dans le cœur de nombreux fans comme la découverte d’un style mais aussi pour être le meilleur, l’indétrônable, l’indémodable. A tel point que Square Enix a annoncé son remake. Je parle bien sûr de Final Fantasy VII. Un jeu qui a changé la vie de nombre de joueurs et joueuses en bouleversant les standards de l’époque. Alors que Final Fantasy XV approche, essayons de comprendre ce qui fait du VII l’épisode de toute une génération.

En 1997, Final Fantasy est en Europe une série connue des seuls initiés. Ceux qui ont acheté l’adaptateur spécial pour la SNES ont pu jouer au VI en version américaine. Les autres opus étant disponibles en japonais. Autant dire que l’annonce par Squaresoft (Ancien nom de Square Enix) de la sortie de Final Fantasy VII en Europe a eu l’effet d’un tremblement de terre dans le petit monde (à l’époque) vidéoludique. Personnellement, j’ai obtenu ce jeu par hasard au détour d’un rayon. J’avais lu un test, vu une démo vidéo mais je ne me rendais pas compte du potentiel réel du titre. J’ai ouvert la boîte contenant 3 CD, une première, puis j’ai allumé la console et tout a changé. Final Fantasy VII m’a bouleversé à plus d’un titre. Il est le premier RPG adulte auquel j’ai joué, me faisant oublier Zelda et Secret of Mana pourtant de très grands représentants du genre. Hironobu Sakaguchi a inconsciemment créé un phénomène.  Il faut balayer tout de suite un pis-aller : Final Fantasy VII n’est pas uniquement bon car il serait une sorte de madeleine de Proust. L’approche mature, le scénario tortueux mais aussi la durée de vie et son gameplay en font une œuvre de très haut niveau. Le jeu est bien sûr à mille lieux de nos standards actuels mais le plaisir qu’il renferme reste intact. Ainsi, il faut le juger avec le regard du 17 Novembre 1997 date de sa sortie.

Un scénario efficace, des personnages charismatiques, un univers enchanteur

Là ou d’autres RPG prennent le temps de poser le scénario avant de nous plonger dans l’action, Final Fantasy VII fait tout l’inverse. Après une superbe cinématique nous présentant une mystérieuse jeune femme semblant prier dans le calme, puis un grand angle sur la métropole de Midgar, une locomotive lancée à pleine vitesse coupe l’image par intermittence  et nous nous retrouvons aux commandes de Cloud (ou le nom que vous aurez choisi). Sans avoir le temps de souffler, on attaque les gardes sur le quai. Un moyen de nous familiariser immédiatement avec le système de combat sur lequel nous reviendrons un peu plus loin. Le but de la mission : faire sauter un réacteur Mako appartenant à la Shinra, une multinationale qui épuise les ressources de la planète pour produire de l’énergie. L’activisme écologique bien senti de Final Fantasy VII (en accord avec son temps) n’est que le background d’un scénario plus complexe.

En effet, on ne passera pas tout le jeu à combattre la Shinra en attaquant ses réacteurs (bien que son ombre continue de planer sur le monde tout au long de l’aventure). Très vite d’autres problématiques se posent, les rencontres avec les personnages qui composent votre équipe s’enchaînent et le vrai antagoniste dévoile son visage durant une séquence flashback tonitruante. Un ennemi dont le nom est gravé à jamais dans la mémoire des joueurs : Sephiroth. Classique dans ses ambitions, détruire le monde, il n’en demeure pas moins un personnage clé au charisme sans faille : longue épée, longs cheveux blancs, tunique noire. Une musique angoissante accompagne chacune de ses apparitions. La mise en scène l’entourant est parfaite, d’autant qu’il pose énormément de problèmes à nos héros, surtout à Cloud car la relation qu’il entretient avec Sephiroth est bien mystérieuse. Ses motivations sont explicitées par ellipses et sa vraie nature ne sera révélée que bien plus tard dans le jeu. Si Final Fantasy VII a acquis le statut de jeu légendaire, c’est bien grâce à son ennemi principal. Sephiroth aspire toute l’attention du joueur. La trame scénaristique tourne autour de lui. La haine (oui à ce point) qu’il peut nous évoquer nous aveugle au point de nous faire perdre nos moyens de réflexions sur des éléments importants du scénario (flashback, voix dans la tête de Cloud etc…). Final Fantasy VII est la preuve que l’antagonisme bien écrit est la clé de voute d’un grand RPG. D’autant qu’il faut aussi se remettre à l’époque, on avait pour seul méchant vraiment crédible en Europe : Ganondorf, le kidnappeur de la princesse Zelda, un antagoniste typique du conte chevaleresque et dont le seul but est d’être le méchant de l’histoire. L’arrivée de Sephiroth est donc une bouffée d’oxygène dans un genre un peu trop lisse concernant ses méchants.

Si Sephiroth et Cloud sont au cœur du scénario, ils n’occultent pas pour autant les autres personnages. Chacun ayant son charisme et son histoire personnelle qui lui donnent ses raisons de suivre notre blondinet dans sa quête : Tifa, votre amie d’enfance, sorte de grande sœur (ou un peu plus ?), Aerith, la jeune fille aux fleurs apportant une petite touche d’insouciance et de magie, Red XIII, un chien qui parle comme un sage, Barret, le gros dur au cœur tendre, Cid, le pilote rêvant d’aller dans l’espace, Caith Sith, l’étrange jouet contrôlé à distance et deux personnages secondaires, ne faisant pas partie du scénario principal, Vincent, un ancien agent de la Shinra transformé en monstre suite à une expérience et Youffie, la voleuse de matérias plus gentille que méchante. Des personnages dans la lignée de ceux de FFVI : complexes, loin d’être de simples faire-valoir dont le rôle serait de mettre en valeur le héros, Cloud, qui est plutôt charismatique avec son épée géante et sa tête de hérisson mais il reste entouré de mystères et cela ne fait que s’épaissir durant la moitié de l’aventure. D’autres personnages rentrent aussi en ligne de compte mais il serait trop long de les présenter. Leur intervention est de qualité et ils renforcent un peu plus un casting déjà bien complet.

L’ambiance générale est dans la tradition d’un Final Fantasy : dépaysante. Midgar, ville Janus avec ses beaux quartiers et les « Taudis », n’est que le point de départ d’une aventure longue et prenante. Le monde de Final Fantasy VII est vaste et librement parcourable comme le veut la tradition (d’où les reproches faits au XIII sur sa linéarité). On retrouve une ambiance cyberpunk, oscillant entre modernité et magie comme Squaresoft sait le faire. La thématique du titre nous pousse à aimer la vie et la nature : une ville comme Junon avec son énorme canon braqué vers la mer, symbole de la puissance militaire de la Shinra, contraste avec Canyon Cosmo, véritable ode à la nature par son ambiance indienne. Elles sont autant de lieux nous plongeant dans la contemplation et la réflexion. Le passage à la 3D pour cette série est une réussite. Personnellement, c’est le premier RPG en 3D auquel j’ai joué. Je pense ne pas être le seul. Les décors en 3D précalculés sont simplement magnifiques. Le tout est desservi par une bande son impeccable du maestro Nobuo Uematsu dont certains morceaux sont devenus légendaires à l’instar de « One Winged Angel » . Le cocktail est efficace et fait de Final Fantasy VII, un jeu mythique à une époque où les bons RPG sur PSone sont loin d’être légions sur nos terres ancestrales.

Un gameplay simple, précis et finement exigeant

Si l’univers et le scénario sont des points forts du titre, le gameplay est la cerise sur le gâteau. Passons rapidement sur les phases d’explorations, on contrôle un avatar (très minimaliste à l’époque) représentant Cloud. Nous sommes libres d’aller et venir comme bon nous semble pour parler aux PNJ ou fouiller les maisons. En extérieur, la navigation se fait via une carte du monde modélisée en 3D soit à pied, en véhicule (buggy, vaisseau volant, sous-marins) ou à dos de chocobo.

Final Fantasy VII test du jeu Psone mappemonde

Les combats surviennent aléatoirement en se déplaçant. Ceux-ci sont bien réglés et on est loin d’être harcelé tous les deux pas comme dans un Breath of Fire. Vous contrôlez durant ces phases 3 personnages au choix (Cloud est toutefois imposé) dans un combat au tour par tour dynamique grâce au Time Action Event. Une jauge qui se remplit plus ou moins rapidement et qui permet au joueur d’agir une fois pleine. Ainsi, entre deux actions, il faut éviter de s’éloigner de son écran sans appuyer sur pause car le combat continue. Un plus qui brise un peu le dogme du tour par tour ou tout du moins le rend beaucoup plus intéressant. Pour les actions, on retrouve des classiques : attaque, magie, invocation, objets… mais à la sauce Final Fantasy VII certaines ne sont possibles que si vous équipez les personnages de matérias.

Les matérias, sortes de pierres précieuses issues de la cristallisation de l’énergie Mako, s’enchâssent dans vos armes et vos armures ( ici, symbolisées par un bracelet). On trouve 5 types de matérias, différenciées par des couleurs : vert pour la magie, rouge pour l’invocation, violet pour l’amélioration des statistiques des personnages, bleu pour celle de soutien et jaune pour la matéria de commande ajoutant ou modifiant des commandes lors des combats. Vous pourrez alors lancer différentes magies selon la matéria équipée (feu pour lancer du feu par exemple) mais aussi les associer par 2 pour obtenir des effets différents. Par exemple, associer une invocation avec une matéria Quadruple magie permet de lancer 4 fois l’invocation de suite. Les possibilités sont énormes, d’autant que la matéria n’est pas qu’une pierre inanimée : elle gagne de l’expérience au fur et à mesure des combats comme un personnage. Plus la matéria est puissante plus il faudra combattre pour l’améliorer.

A noter aussi que les matérias peuvent modifier les statistiques de bases d’un personnage. Ainsi, on se doit presque inconsciemment d’attribuer des rôles à notre équipe : Tank, soigneur, dégâts pour compenser les effets négatifs et obtenir une équipe équilibrée. Ajoutez à cela les « limites », sortes d’attaques spéciales pour chacun des personnages et vous obtenez un gameplay sans faille, offrant de multiples possibilités tactiques. Il sera d’ailleurs difficile de retrouver un système aussi complet même dans les autres épisodes de la série. Dans FFVIII, le système était un peu trop « libre » alors que dans le IX, il était très dirigiste et plus classique, le rôle des personnages étant d’office attribué. Une petite révolution qui a de quoi vous laisser un souvenir imperrisable surtout si vous avez commencé par décortiquer les Breath of Fire, Zelda, Secret of Mana et Evermore à la loupe. Chacun ayant son style de gameplay mais clairement le passage de l’enfance à l’adolescence vidéoludique se fait, pour ma part, grâce à Final Fantasy VII. Pour une fois, on a un gameplay bien consistant qui oblige à se creuser la tête pour qui cherche l’optimisation de ses personnages. On est loin du simple fait d’acheter ou de trouver de l’équipement plus puissant, il faut aussi réfléchir à comment va t’on le sertir et pourquoi ? Là aussi l’approche mature d’un genre plutôt coloré et sympathique donne au jeu un cachet unique que l’on essaye de retrouver à chaque nouvel épisode. Une impression grisante et frustrante à la fois qui marque là encore une première fois sur le vieux continent et dans la vie des gamers.

Un contenu gargantuesque

Parler du contenu de ce titre revient à résumer en quelques lignes l’encyclopédie Universalis. Bien sûr, nombre de titres proposaient déjà du contenu conséquent mais on ne dépassait pas les 20 heures de durée de vie. Finir Final Fantasy VII nécessite d’avoir du temps libre pour en voir le bout. Rien que pour l’aventure principale, il faut compter environ 30 à 40 heures. Ne croyez pas avancer tout droit pour finir le jeu car certains boss sont particulièrement retors et nécessitent d’être bien préparé. Le boss de fin peut être particulièrement difficile si vous n’êtes pas au moins au niveau 70.

A cela vient s’ajouter une pléthore de quêtes secondaires. De la simple quête annexe juste pour un petit objet ou pour s’amuser, à la quête longue et prenante. Par exemple, celle de l’élevage des chocobos demande une dizaine d’heures pour êtres achevée. Elle est liée à une autre quête, celle des matérias les plus puissantes du jeu, puisqu’il vous faudra différents types de chocobos pour réussir à atteindre des endroits inaccessibles de la carte. On trouve aussi la quête des armes et limites ultimes pour chaque personnage. Tout cela vous permettra d’affronter plus sereinement les deux « boss-défis ». Très puissants, il vous faudra une maîtrise parfaite du gameplay pour en découdre, même si vous pouvez utiliser un petit truc pour l’emporter mais c’est à vous de le découvrir.

Arrêtons nous un instant sur le lieu le plus chronophage du titre : le Golden Saucer, un immense parc d’attraction. A l’intérieur, vous trouverez des tas de mini jeux : course de moto, snowboard, bras de fer, jeux d’arcade qui peuvent vous distraire un long moment. On trouve aussi le Battle Square, une arène où vous affronterez en 10 rounds des ennemis du jeu avec Cloud pour seul combattant. A chaque fin de round, une roulette apparaît. La suite est entre les mains de la chance puisque vous aurez ou non un malus plus ou moins gênant pour le prochain tour. Là aussi, il faut être bien préparé pour réussir à aller jusqu’au bout. Le jeu en valant vraiment la chandelle. Enfin, on peut aussi dépenser quelques gils avec les courses de chocobos que ce soit par les paris façon tiercé ou en tant que jockey. Il y aurait encore des choses à ajouter sur le contenu. Comptez dans les 60-70 heures pour espérer tout voir. Immensité, gigantisme… tels sont les mots qui qualifient le contenu de ce RPG.

Là encore le concept de « quêtes annexes », celles que l’on fait en plus de l’aventure principale, est quelque chose d’assez novateur pour qui n’a pas joué aux anciens Final Fantasy. Habitués comme on a pu l’être à faire de grandes quêtes principales nous menant invariablement vers le combat final, on découvre alors un titre qui nous propose de nous écarter un tant soit peu de l’aventure pour faire tout un tas d’autres activités très diverses. En plus d’avoir une histoire qui nous tient en haleine, le jeu est capable de nous fournir d’autres quêtes tout aussi passionnantes. On est face à la création d’un vrai standard pour l’époque qui sera repris avec plus ou moins de succès dans d’autres épisodes de la série voir d’autres licences.

Le culot d’être proche de la perfection

Scénario excellent, gameplay aux petits oignons, durée de vie énorme … le jeu se veut être proche de la perfection. « Proche » car il existe bien sûr des ombres au tableau. Sachez toutefois qu’elles sont difficilement perceptibles et l’on est véritablement dans le chipatouillage.

Première remarque, la musique. Si les thèmes sont très bien composés, le manque de place sur le support a obligé Squaresoft à les compresser au format Midi. On obtient donc des musiques synthétiques écorchant les oreilles alors qu’elles sont parfaitement orchestrées. Cela peut nuire quelque peu à la beauté du résultat final. J’insiste sur le « quelque peu » car on fini par s’y habituer sans trop de problèmes.

Du point de vue graphique, les 30 minutes de cinématiques en images de synthèse sont superbes (pour l’époque), les décors en 3D précalculés aussi mais ce qui est véritablement gênant ce sont les personnages en 3D. Très minimalistes et carrés, ils ressemblent à des personnages de Minecraft. On peut aussi déplorer que les décors sont tellement recherchés que parfois on a des difficultés à localiser notre personnage ou les entrées et sorties des lieux visités. On doit alors avoir recours à un indicateur, en forme de gros doigt désignant Cloud. Le didacticiel se moque d’ailleurs un peu de cette chose étrange crevant l’écran nonobstant son utilité. Gênant donc, surtout lorsque l’on se met à piétiner pour essayer d’avancer au risque d’enchaîner combat sur combat.

Test de Final Fantasy VII modélisation 3D

Les personnages en 3D ont une modélisation trop simpliste.

L’aspect le plus gênant du titre est sans aucun doute la traduction française. Dans la catégorie « les traducteurs ont un niveau d’écolier en langue », la palme d’or revient à Final Fantasy VII. Elle manque de clarté, en plus d’être édulcorée de son côté adulte. Final Fantasy faisant officiellement ses premiers pas en Europe, il fallait à tout prix éviter de choquer les très puritains européens. Ainsi, les passages vulgaires sont transformés en étranges onomatopées dignes d’une BD belge. Au moins, les plus jeunes peuvent s’essayer au jeu mais cela nuit grandement à la narration d’un scénario grandiose, au point parfois de le rendre confus.

Enfin les plus grincheux diront que même si les personnages sont bien écrits, on est bien loin de l’épaisseur de Final Fantasy VI. Il est vrai que dans ce dernier les protagonistes avaient une profondeur d’écriture inégalée. Chacun nous touchant par sa tragédie personnelle et on avait du mal à dégager un héros. Ce constat est moins vrai avec les personnages de Final Fantasy VII, plus inégaux dans leur histoire mais cela permet aussi aux joueurs de se faire leur propre opinion sur ceux qui intégreront leur équipe.


Final Fantasy VII a acquis avec le temps une forme d’immortalité. Beaucoup encore y font référence comme le messie. Il possède tout ce qu’un RPG doit avoir : Durée de vie incroyable, histoire passionnante, gameplay s’étoffant avec la progression de l’aventure, des graphismes splendides pour son époque (les cinématiques sont une révolution visuelle) et une bande son sublime. Peu de jeux peuvent se targuer de nous faire passer autant d’émotions avec efficacité, Final Fantasy VII est pourtant de ceux là : Joie, tristesse, colère, stupéfaction… Un mélange magique dont on se remet véritablement qu’au moment du mot « Fin » même si ce dernier nous laisse orphelins après tant d’heures de plaisir. Rien d’étonnant donc à ce que ce Final Fantasy ait connu d’autres itérations : Crisis Core sur PSP, Advent Children en film d’animation, Dirge of Cerberus sur PS2 et bientôt un remake. Il sera bien différent de la version PSOne. Cette dernière restera tout de même dans le cœur d’une génération de joueurs comme celle ayant fait mondialement connaître une série qui aborde fièrement son quinzième épisode.

Final Fantasy VII

Final Fantasy VII

Les plus
  • Graphismes de qualité...
  • Scénario passionnant
  • Des thèmes musicaux magnifiques...
  • Personnages charismatiques
  • Gameplay efficace
  • Durée de vie énorme (60-70 Heures)
  • Excellente rejouabilité
Les moins
  • ... mais des modèles 3D minimalistes
  • Très mauvaise localisation française
  • ... gâchés par le format Midi
9.5 10