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Après un Fire Emblem Awakening sorti en 2013 qui avait fait forte impression, Intelligent Systems nous revient sur Nintendo 3DS avec Fire Emblem Fates, 14e opus très attendu de cette série phare du tactical-RPG. À l’instar de la licence Pokemon et pour la première fois dans la franchise, Fire Emblem Fates nous parvient avec une aventure scindée en trois versions : Héritage, Conquête et le DLC Révélation qui ne sera disponible qu’en téléchargement sur l’eShop. Mais ce nouveau Fire Emblem tient-il toutes ses promesses ? On le découvre ici avec la version Héritage.


Fire Emblem Fates – Bande-annonce E3 2015 par CooldownTV

Histoire de familles

Fire Emblem Fates nous embarque dès le début dans une histoire de conflit où s’affronte sans pitié deux royaumes au style bien différent. D’un côté se trouve les Nohr, une famille au design européen extrêmement classe n’hésitant pas à employer des méthodes pas vraiment conventionnelles pour arriver à leurs fins, et de l’autre les Hoshido, un clan de samurai rappelant l’ère Edo du Japon. Élevé depuis son plus jeune âge en terre nohrienne, Corrin devra cependant faire un choix capital suite à la mort de sa mère biologique appartenant au clan Hoshido. C’est à partir de ce moment clé de l’aventure qu’il faudra prendre la lourde décision de choisir quel camp rejoindre. Lourde décision puisque le scénario différera selon la voie prise ou la version choisie. Tandis qu’Héritage vous fera combattre aux côtés des Hoshido, Conquête vous fera vivre l’histoire du point de vue des Nohr, changeant radicalement le déroulement de l’intrique et certains événements. De plus, selon la version, les classes et les unités à recruter ainsi que certaines maps seront différentes. Mais les différences ne s’arrêtent pas ici, car si Héritage propose une avancée relativement aisée et généreuse en matière d’expérience et d’écus (la monnaie du jeu), Conquête proposera un véritable challenge avec une difficulté accrue qui plaira davantage aux puristes. En comptant le prologue commun de 6 chapitres, les deux versions proposent chacune 27 chapitres pour une durée de vie qui s’allongera dès l’instant où l’on désire s’attarder sur le contenu et les chapitres annexes. À cela vient se greffer un troisième scénario DLC intitulé Révélation, où Corrin ne s’allie avec aucune des deux familles et proposant une difficulté intermédiaire ainsi que des éléments issus des deux autres versions et la possibilité d’enrôler tous les personnages.

Malgré un début un peu molasson, le scénario de ce nouvel opus écrit par Tadashi Agi, connu pour avoir été le scénariste du manga Les Gouttes de Dieu, se révèle agréable à suivre avec quelques rebondissements et des moments qui gagneront en intensité, même si l’on échappe pas aux perpétuels clichés du genre. La rivalité opposant les Hoshido aux Nohr est bien traitée et l’univers se veut bien plus mature qu’on ne pourrait le croire, tout en conservant l’humour propre à la série. Les cinématiques en cel-shading sont toutes sublimes et en plus des nombreuses phases de dialogues, les efforts apportés à la mise en scène lors des passages avec le moteur du jeu sont appréciables. Surtout quand on compare avec les anciens épisodes où le rendu paraissant très statique. Enfin, contrairement à l’avatar de Fire Emblem Awakening, celui que l’on crée ici s’intègre beaucoup mieux au récit.

Intelligent Systems souhaitant rendre sa série plus accessible et moins frustrante pour les néophytes, on retrouve les différentes options permettant de paramétrer la difficulté qui avaient déjà été instaurées dans Fire Emblem Awakening. Ainsi, chaque joueur peut régler sa difficulté comme bon lui semble parmi 3 niveaux de difficulté allant du normal à l’expert, puis entre 3 modes de jeu : Classique, Débutant et Phénix. Comme son nom l’indique, le mode Classique reprend les bases de la franchise avec la possibilité de perdre de façon permanente les unités qui tomberont au combat, sans aucuns moyens de pouvoir les récupérer pour le reste de l’aventure. Plus destinés aux nouveaux arrivants, le mode Débutant offre quant à lui l’avantage de faire ressusciter chaque guerrier mort sur le champ de bataille à la fin du chapitre, facilitant grandement l’appréhension de certaines missions. Enfin, en mode Phénix, les alliés tués reviendront directement sur le terrain après quelques tours. La voie Héritage aux côtés des Hoshidiens n’étant pas spécialement compliquée en difficulté normale, il est conseillé de la découvrir pour sa première partie en mode Classique afin de pouvoir profiter d’un véritable attrait stratégique et de bénéficier d’une expérience bien plus intense. Les habitués de la série pourront de toute façon passer directement le jeu en difficile ou en extrême si jamais la facilité d’Héritage les effraie.

Une réalisation flamboyante

Il faudra obligatoirement passer par la création de son avatar masculin ou féminim, prénommé Corrin par défaut. On découvre ici un système de création relativement simple mais toute de même plus fourni que dans Awakening. Sexe, Stature, coiffure, couleur de cheveux, type du visage et des yeux, cicatrices, cache-œil, voix, tout est là pour pouvoir se créer un avatar à son goût et le résultat s’avère très satisfaisant. Fire Emblem Fates intègre quelques nouveautés en terme de personnalisation comme la possibilité d’ajouter un petit accessoire capillaire : un ruban noir ou blanc, une broche en forme de papillon ou encore une rose blanche. Dommage que cette option ne concerne que les personnages féminins. Enfin, Il faudra ensuite choisir un don et un défaut qui affecteront légèrement les statistiques de base du personnage. Pour finir, le talent déterminera la classe secondaire que l’avatar débloquera en utilisant un Sceau du cœur.

Comme dit plus haut, Fire Emblem Fates attire directement l’œil en nous présentant des cinématiques à la qualité irréprochable pour de la 3DS et une réalisation globale très honnête. Mais Yusuke Kozaki, qui avait déjà fait ses preuves sur Awakening, nous livre à nouveau un chara-design qui fonctionne à la perfection avec des personnages haut en couleur, tout aussi variés que charismatiques. Il suffit de se pencher sur certains protagonistes de la famille Nohr comme le prince Xander ou Camilia pour s’en rendre compte. D’ailleurs, les illustrations 2D des personnages de ce Fates figurent, à titre purement personnel, parmi les meilleures jamais créées dans la série. Les modèles 3D sont réussis et même si cela tient plus au détail anecdotique, les fans seront heureux de voir que les personnages possèdent enfin des pieds. Ce qui n’était pas le cas chez son prédécesseur où les personnages paraissaient courts sur pattes. Il est désormais en plus possible d’équiper chaque personnage avec des accessoires qui apparaitront seulement sur les modèles 3D. Si elles conservent leur simplicité, les différentes maps où se tiennent les batailles ont toutes un certain charme et un level design ingénieux. Mais si le jeu est impeccable visuellement, les thèmes et certaines pistes audio se retrouvent néanmoins bien moins marquants que ceux des anciens opus, sans être mauvais pour autant. Les morceaux à l’ambiance traditionnelle japonaise ou les chants d’Azura sont d’ailleurs plutôt réussis. On regrette par contre l’absence du doublage japonais et l’obligation de se contenter des voix anglaises, qui restent très bonnes dans l’ensemble. Cela dit, on aurait quand même aimé avoir le choix du doublage

Un jour je serai le meilleur stratège

C’est bien connu, on ne change pas une formule qui gagne, et ce n’est pas ce nouvel opus qui contredira ce dicton. En effet, Fire Emblem Fates reprend l’excellent système de combat tactique au tour par tour de la série, et plus particulièrement celui de Fire Emblem Awakening, tout en l’améliorant. Ceux y ayant déjà touché ne seront donc pas dépaysés. Avant de se lancer dans la bataille, il faudra dans un premier temps déployer les unités de son choix en respectant la limite autorisée. Chose faite, la suite consiste simplement à déplacer et à positionner une à une ses unités en se servant du quadrillage du terrain pour prendre l’avantage sur les adversaires et les combats qui s’ensuivent, sachant que chaque personnage ne peut se déplacer qu’une fois par tour. Une fois tous les déplacements du joueur validés, c’est au tour de l’ennemi d’avancer ses pions et de choisir ses actions. Et ainsi de suite jusqu’à accomplir l’objectif du chapitre. Le plus souvent étant de décimer les troupes adverses de la zone. L’union faisant la force, toutes les unités adjacentes bénéficieront de bonus de statistiques supplémentaires et d’un soutien offensif. Très utile, la fonction Duo augmente également les caractéristiques de l’unité principale tout en la mettant à l’abri de certaines attaques. Une intervention se déclenchera même une fois que la jauge symbolisé par des boucliers sera pleine. Attention, car certaines unités adverses auront aussi tendance à se servir également de la fonctionnalité Duo.

Comme dans tous les jeux de ce syle, une grande variété de classes est mise à disposition du joueur, possédant toutes leurs avantages et leurs inconvénients. Par exemple, les Chevaliers Celestes à dos de pégases survoleront très rapidement le terrain mais seront des cibles faciles pour les archers, la moindre flèche pouvant devenir fatale. Les utilisateurs d’arcs auront quand à eux l’atout de pouvoir attaquer à deux cases de distances mais seront en revanche vulnérables aux attaques aux corps-à-corps. Les Onmyojis (ou Exorcistes) pourront lancer de puissants esprits mais auront une résistance physique et un taux de PV plus faible. Certaines races plus originales répondent également à l’appel comme celle de Kaden, jeune polymorphe Kitsune qui possède la faculté de se changer en renard à l’aide d’une bestipierre. Le niveau maximum que les personnages peuvent atteindre avec leur classe est toujours de 20 et l’utilisation d’un Magister sera encore requis à partir du niveau 10+ pour faire évoluer sa classe vers une supérieure qui repartira du niveau 1. À l’exception de certaines classes comme Chanteuse ou Majordome pouvant aller jusqu’au niveau 40 pour compenser le fait qu’elles soient privées d’évolution. Il y a aussi les sceaux de cœur, d’union et d’amitié qui permettent de changer la classe d’une unité selon certaines conditions. De plus chaque classe dispose de ses propres types d’armes, toutes régies selon un principe de « Pierre-Feuille-Ciseau ». L’épée bat la hache, la hache bat la lance et la lance bat l’épée. Idem pour les types de magies. L’intérêt étant de combiner le tout pour établir les meilleures tactiques offensives et défensives. Fire Emblem Fates apporte tout de même une nouveauté et pas des moindres puisque les armes et les pierres de transformation ne sont maintenant plus soumises à l’usure devenant donc utilisables de manières illimitées. Le retrait de la durabilité ne concernent cependant pas les sorts de soin et les magies qui conservent toujours un nombre d’utilisations limité. Un choix audacieux qui a pour effet de réduire drastiquement la difficulté mais qui a au moins le mérite de fournir plus de confort et de souplesse.

En bon stratège, il faudra aussi étudier et se servir du terrain à son avantage pour mettre à mal les troupes ennemies. On le découvre très vite avec une petite nouveauté sympathique de ce Fire Emblem Fates : les veines dragunaires. En interagissant avec ces veines visibles sur la map grâce à une lueur verdâtre, il devient alors possible de retourner l’environnement contre son adversaire. En créant par exemple un pont de pierre afin de franchir un ravin impossible à traverser en temps normal pour les unités terrestres, ou bien en dévoilant une zone de soin qui régénérera des PV à chaque tour. L’effet des veines variera d’ailleurs selon la map avec la possibilité de déclencher des pièges, de purifier une zone empoisonnée, ou encore de geler la surface de l’eau ou de la faire s’évaporer pour permettre à ses unités d’avancer plus rapidement. À l’inverse, remplir un fossé d’eau ralentira les unités ennemies. On retrouve aussi les interactions habituelles de la série comme le fait de visiter certains villages ou maisons pour glaner quelques objets en plus et la possibilité de rallier certaines unités à votre cause en remplissant les bonnes conditions. Il est d’ailleurs compliqué de les rater tellement elles sont simples à enrôler.

Devenons amis, et plus si affinités

Mais que serait un Fire Emblem sans son système de relations et d’affinités entre les personnages, d’autant plus que cet aspect est loin d’être anodin et demeure au cœur même du jeu puisque cela affectera l’efficacité du soutien. En gros, plus deux unités s’entendent bien et plus le bonus de statistiques et d’intervention lors des combats sera important. L’entente augmente après chaque action, d’attaque ou de soin, si deux unités au minimum se situent sur des cases adjacentes. Un petit cœur apparaissant alors au-dessus de leur tête pour indiquer que leur affinité a bien évolué. Mais il existe pleins d’autres moyens d’entretenir et d’améliorer l’entente, en offrant un accessoire ou en les invitant à venir dans vos appartements. Lorsque l’entente aura suffisamment grimpé entre deux unités, une conversation de soutien très humoristique sera alors disponible pour monter d’un cran leur niveau de soutien, représentée par une lettre qui évoluera également après chaque discussion. En C après la première conversation, puis en B, en A et finalement en S, où une petite surprise vous attend : le mariage. Oui oui, lorsque que deux unités auront atteint le rang S, ils scelleront leur amour en se mariant et… en mettant au monde un enfant. Le physique de l’enfant sera déterminé par le père et sa couleur de cheveux par celle de sa mère. Grâce à une pirouette scénaristique totalement incompréhensible, il sera même possible de recruter chacun des enfants dans votre équipe après avoir réussi le chapitre annexe qui leur est associé. Évidemment, une fois que deux personnages ont atteint la lettre S, aucun des deux ne pourra ensuite avoir un second rang S avec une autre unité. Seems logic.

C’est en tout cas toujours un véritable plaisir de jouer les cupidons et de créer des couples selon nos préférences et de voir le résultat sur l’enfant. Surtout que les couples se font très rapidement grâce aux défis. Ce qui est génial, c’est que chaque joueur aura des couples différents. Ce Fire Emblem aborde aussi pour la première fois les relations entre personnages de même sexe même si cela ne concerne en fait que deux unités : Rhajat en fille pour Héritage, et Niles en homme pour Conquête. Une fois que votre avatar aura trouvé son âme sœur en atteignant le rang S, il deviendra alors possible de consolider encore plus les liens avec celle-ci en passant par les quartiers privés. À chaque interaction, une jauge de cœurs se remplira petit à petit et il faudra donc y revenir régulièrement pour débloquer de nouvelles actions. Ainsi, votre mari ou votre femme sera parfois endormi ou en train de sortir de la douche à votre arrivée dans la chambre. C’est à cet instant qu’il faudra utiliser les fonctions de la Nintendo 3DS afin de réveiller la marmotte en lui caressant le visage au stylet, ou de souffler dans le micro de la console pour retirer la vapeur. Il faut quand même savoir que cette fonctionnalité a été censurée et limitée par rapport à la version japonaise du jeu, où les « câlins » tactiles étaient plus présents et plus longs. C’est dommage, mais ce n’est pas non plus dérangeant.

Pimp My Castle

Grosse nouveauté de Fire Emblem Fates, il est dorénavant possible de gérer et développer son propre château faisant office de QG central entre chaque mission. Comme dans un jeu de gestion, différents bâtiments et structures se débloqueront en échange de points et pourront être placés et déplacés à sa guise sur le terrain de votre base. Armurerie, échoppes, cuisine, statues, prison, arène, source thermale, champs… Tout est présent pour personnaliser sa base et profiter des services et activités liés aux diverses structures. Et oui, tout ça n’est pas seulement esthétique et servira également à la progression de votre troupe. Les magasins permettent par exemple de se réapprovisionner en armes et objets, les quartiers privés seront utiles pour améliorer les affinités, les gisements et champs fourniront régulièrement des ressources à échanger contre des accessoires à faire porter ou à miser dans des combats d’arènes. La loterie permettra quand à elle de remporter certains prix tandis que la forge servira à renforcer ou à renommer votre armement. En se baladant librement dans la place, on remarquera vite que toutes les unités ont également élu domicile et interagir avec eux aura plusieurs effets : don d’objet, augmentation des caractéristiques, de l’affinité ou bien une demande d’accessoire. Toujours dans l’optique de nouer toujours plus de liens. En sortant du château, on accède à un simple menu permettant de débuter les chapitres principaux ou annexes, mais aussi d’utiliser une fonction de Reconnaissance pour prendre part à des défis en échange d’une petite somme d’écus. Sachant que l’on gagne la plupart du temps plus d’argent que ne coute la recherche de défis, on se rend vite compte que c’est l’endroit idéal pour farmer l’expérience et les soutiens de ses combattants. Cela dit, attention à ne pas trop en abuser, au risque de rouler littéralement sur tout le reste de la campagne principale, gâchant le peu de challenge que propose cette version Héritage.

Il sera aussi possible de faire un tour au temple de Lilith, où réside un petit dragon tout mignon qu’il faudra nourrir à l’aide de la nourriture récupérée pour lui faire gagner des niveaux afin de la rendre plus forte. En effet, cette petite créature toute mignonne prendra toute son importance en aidant ses alliés durant les missions d’invasions consistant à défendre son château du pillage adverse. D’autres moyens de défense comme des automates, des balistes, des canons ou encore des pièges viendront se rajouter par la suite. En bref, un système sympathique et addictif. Vous aurez aussi le choix entre trois styles d’apparence pour votre base : le style hoshidien et ses cerisiers en fleurs, le style de la tribu du vent construit à flanc d’une montagne ainsi que le style izumien bâti autour d’un immense rocher. La musique de fond, l’assistant et même le nom du château peuvent aussi être modifiés. Autant dire qu’il y a pas mal de choses à faire en ce lieu et que les joueurs y passeront une grande partie de leur temps de jeu.

Pour finir, je tenais à rajouter que les amiibos Fire Emblem sont compatibles et permettent d’enrôler Marth, Ike, Lucina et Robin en tant qu’unité jouable après les avoir au préalable vaincu dans leur chapitre dédié, mais aussi d’obtenir quelques accessoires en rapport avec le personnage.


C’est incontestable, Fire Emblem Fates : Héritage est un excellent jeu, et il possède toutes les qualités pour s’imposer comme la référence en matière de Tactical-RPG de cette année 2016. Avec un scénario plaisant à suivre et ponctué de cinématiques irréprochables, un gameplay de qualité toujours aussi efficace et accessible, une galerie de personnages attachants et un aspect relationnel bien rodé, une gestion de son château addictive, ce nouvel opus de la série a tout pour satisfaire aussi bien les fervents adeptes de la franchise que les nouveaux arrivants désireux de découvrir le genre. Les qualités de la version Héritage sont évidement aussi présentes dans la version Conquête. Et même si l’aventure reste plus simple à appréhender du côté des Hoshidiens que des Nohriens, le plaisir de jeu demeure intact. Une petite perle du Tactical-RPG nomade à posséder absolument !

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Fire Emblem Fates

Les plus
  • Le retour de Fire Emblem
  • Un gameplay toujours aussi efficace
  • Des cinématiques de toute beauté
  • Le chara-design au top
  • La gestion du château
  • Les relations entre les personnages
Les moins
  • Absence du doublage japonais
  • Un peu trop simple en Normal
9 10