Ghost Recon Wildlands trailer

A maintenant un mois de sa sortie, Ghost Recon Wildlands se dévoile au grand public par le biais d’une bêta fermée organisée ce week-end. Nous avons pu ainsi découvrir une partie du jeu et nous vous proposons de vous livrer nos impressions.

Lors de la Paris Games Week 2016, Ghost Recon Wildlands s’était déjà fait approcher et nous vous avions donné notre avis après une présentation du jeu, le titre n’étant pas jouable à cette époque. Pendant tout un week-end, une partie du jeu était disponible à l’essai pour quelques chanceux qui ont eu accès à la bêta fermée. Ghost Recon Wildlands proposait donc aux joueurs d’explorer une des 26 zones du jeu et de se frotter par la même occasion au cartel de la Santa Blanca, principal antagoniste du titre d’Ubisoft. Ce nouvel opus s’annonce déjà très bon mais certains défauts ressortent tout de même après quelques heures de jeu.


Ghost Recon Wildlands – Trailer briefing par CooldownTV

Les Ghosts en guerre contre la drogue

Tom Clancy's Ghost Recon Wildlands Test

La zone de Bolivie concernée par la bêta

La bêta débute avec une longue cinématique qui pose les bases du jeu. Après un attentat sur l’ambassade américaine de Bolivie et l’assassinat d’un agent infiltré de la DEA, une équipe de Ghost Recon est envoyée sur place afin de mettre fin au cartel de la Santa Blanca, auteur des crimes précédemment cités. En effet, celui-ci a étendu son emprise sur tout le pays devenant ainsi la plaque tournante du trafic de drogue en Amérique du Sud mais également du Nord grâce à ses relations avec le Mexique. Pour mettre un terme à leurs agissements, il ne faudra pas simplement éliminer le chef du cartel, un dénommé El Sueño, mais bien démanteler chaque cellule qui le compose comme la production ou transport de la marchandise. Une fois sur le terrain, les Ghosts pourront compter sur l’aide des rebelles tout en faisant attention aux troupes de l’Unidad, une faction armée en coopération avec le cartel.

Le monde de Ghost Recon Wildlands est découpé en 21 régions dans lesquelles sont disséminés 26 boss du cartel qu’il sera nécessaire d’éliminer avant d’atteindre El Sueño. La reproduction de la Bolivie est assez bluffante entre le terrain très montagneux, les civils avec leur habits typiques ou les 11 écosystèmes différents, on se croirait vraiment parti en Amérique du Sud ce qui permet un dépaysement total et la découverte de nombreux paysages. Lors de la bêta, Ubisoft a dévoilé une des 21 régions du titre dans laquelle sévit un couple déjanté de narco-trafiquants, les tristement célèbres El Polito et La Yuri. Afin de pouvoir les retrouver, un total de cinq missions principales devront être réalisées dans le but d’acquérir un maximum d’informations sur les cibles, la sixième mission proposée étant l’élimination du couple. Interrogatoires, recherche de documents et libération de prisonniers rebelles seront nécessaires pour retrouver le couple infernal, à l’origine de nombreux assassinats et tortures. On peut cependant se demander si la redondance des missions rendra le jeu très répétitif ou non, mais il faudra attendre la sortie du jeu pour être sur de cela.

Ghost Recon Wildlands, un The Division en Bolivie ?

Tom Clancy's Ghost Recon Wildlands Image

Un interrogatoire un peu musclé

Outre les missions principales qui permettent de mettre en déroute le cartel, le monde ouvert de Ghost Recon Wildlands regorge d’éléments à récupérer qui permettront entre autres d’enrichir l’équipement de la troupe. Entre les nouvelles armes, les pièces d’armes supplémentaires ou les points de compétence, les joueurs devront explorer la carte dans les moindres recoins pour débusquer toutes ces récompenses. Pour les trouver plus rapidement, plusieurs moyens existent : interroger un membre du cartel, débusquer des documents secrets ou libérer un rebelle qui possède des informations. De plus, le jeu propose pas moins d’une cinquantaine de véhicules pour se balader sur les terres boliviennes allant de la simple moto à l’hélicoptère de combat. La physique des véhicules est quant à elle très peu fidèle à la réalité, surtout lors de l’ascension d’une pente rocheuse avec une berline qui ne pose visiblement aucun problème.

A l’instar de The Division, Ghost Recon Wildlands mise sur la coopération c’est pourquoi le jeu propose un mode multijoueur permettant de composer une équipe de 4 joueurs, avec des amis ou de parfaits inconnus. Les parties gagnent ainsi en intensité et en fun puisqu’il est très amusant de pouvoir réaliser toutes les missions à plusieurs en essayant d’élaborer différentes stratégies. La communication est donc au coeur de l’expérience puisqu’il faudra bien s’entendre avec ses coéquipier pour s’infiltrer et éliminer les cibles sans se faire repérer. Pour les personnes qui souhaitent jouer seul, il leur sera tout à fait possible de faire tout le jeu accompagné de trois bots et il faut dire que l’IA alliée est plutôt de bonne qualité, les coéquipiers ne se font pas repérer par les ennemis, il n’est pas nécessaire de les attendre pour poursuivre l’aventure et ils répondent plutôt bien aux ordres que l’on peut leur donner. Néanmoins, on ne peut pas en dire autant de l’IA des ennemis qui se montre parfois assez limité en ne nous repérant qu’une fois à côté d’eux ou en ne se mettant que trop rarement à couvert.

Une customisation assez poussée

Tom Clancy's Ghost Recon Wildlands Image

L’arbre de compétence s’avère assez complet

Ghost Reconn Wildlands possède un système de customisation assez poussé sur les toutes les armes du jeu. Une fois une arme acquise, il est possible de changer toutes les pièces afin d’avoir un équipement spécifique au style du jeu du joueur. Un silencieux s’avérera indispensable lors des phases d’infiltration tandis qu’un lance-grenades pourra être très utile pour supprimer des véhicules ennemis par exemple. Le titre offre également la possibilité de personnaliser son héros même si peu d’options sont disponibles. Cependant, le joueur peut tout de même choisir le sexe de son personnage et ajouter de nombreux détails esthétiques comme un chapeau, des lunettes ou bien un magnifique tatouage avec le drapeau américain et l’aigle qui va avec. Un arbre de compétences est également présent et permettra de débloquer diverses fonctionnalités telles que la vision nocturne pour le drone ou le C4. En plus des points de compétence, chaque capacité demande des ressources particulières qui sont disséminées un peu partout sur la carte ou qui peuvent être collectées lors de missions annexes (voler un avion ou un camion de carburant par exemple).

Un dernier point concernant l’aspect technique du titre. La Bolivie est un environnement encore méconnu du monde vidéoludique et les équipes d’Ubisoft ont fait un beau travail de reconstitution des paysages et des coutumes du pays. Le jeu possède également un cycle jour/nuit qu’il faudra savoir tirer à son avantage principalement lors des phases d’infiltration puisqu’il est plus aisé d’être discret lorsque il fait nuit équipé d’une vision nocturne ou thermique. Un soin particulier a été apporté aux sons du jeu que ce soit pour les véhicules, pour les armes à feu ou les bruits d’animaux. De plus, le jeu est entièrement traduit en VF et possède des doublages de grande qualité grâce au jeu d’acteurs connus dans le milieu tels que Boris Rehlinger (voix française de Jason Statham et du Commandant Shepard dans la saga Mass Effect) ou Donald Reignoux (Titeuf, Jesse Eisenberg, Andrew Garfield,…).


La bêta fermée de Ghost Recon Wildlands a confirmé nos premières impressions sur le jeu. Il s’annonce très complet, possède un monde ouvert vaste en plus d’un scénario intéressant. L’aspect multijoueur permettra de faire l’aventure jusqu’à quatre sans pour autant nuire aux joueurs qui voudraient faire l’aventure en solo grâce à une IA alliée assez poussée, dommage pour celle des ennemis qui reste tout de même assez perfectible. Ubisoft a de plus beaucoup travaillé sur l’aspect visuel et sonore du titre afin de proposer une expérience dépaysante. Rendez-vous le 7 mars prochain pour avoir le verdict final du jeu.

Ghost Recon Wildlands

Ghost Recon Wildlands

Les plus
  • Un monde ouvert qui s'annonce gigantesque
  • Les nombreux véhicules à piloter...
  • La customisation des armes et des personnages
  • L'aspect multijoueur coopératif
Les moins
  • L'IA des ennemis
  • ...malgré une physique très limitée
  • Une potentielle répétitivité sur toute la durée du jeu