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La fin d’année 2015 aura été bien garnie en gros titre sur Xbox One, entre un nouvel épisode de Forza plutôt bien accueilli par la critique et un Rise of the Tomb Raider à peu près exclusif à la console, Microsoft dégaine finalement le cinquième épisode de sa franchise phare : HALO.

 

Si on ne s’en rend pas tout à fait compte en France, il faut savoir que la saga Halo est une véritable religion outre atlantique, chaque volet est attendu comme un véritable événement et les produits dérivés se revendent comme des petits pains (livres, animes, comics…). Du coup il devient rapidement difficile pour un studio de faire évoluer la franchise sans s’attirer les foudres d’une plèbe très réfractaire aux changements. 343 Industries à pourtant bien compris que pour faire perdurer Halo, il fallait l’adapter aux standards actuels, sans pour autant dénaturer ce qui faisait le succès de la série. Voila donc comment se présente aujourd’hui Halo 5, un jeu dans une position assez inconfortable, tiraillé entre tradition et modernité.

Halo 5 se déroule quelques temps après son prédécesseur, John 117 est de retour au bercail et reprend du service auprès de son escouade, la Blue Team.

Tout se passe bien dans le meilleur des mondes, les 4 compagnons sont régulièrement envoyés aux 4 coins de la galaxie pour faire la bagarre avec la menace Covenant, tout se passe comme à l’accoutumée jusqu’au moment où, séparé de son équipe John semble pris d’hallucinations et rentre en contact avec Cortana. L’intelligence artificielle, théoriquement morte et qui équipe désormais les ordinateurs Windows 10 lui demande alors de la rejoindre sur une planète quelconque, car l’avenir de l’univers tout entier en dépend. La Blue Team déserte alors son poste pour partir à la recherche de Cortana.

Pas vraiment contente de voir son super héros se faire la malle, l’armée missionne alors l’équipe Osiris, la nouvelle génération de Spartans menée par Jamescon Lock, afin de retrouver John 117.

 

C’est là le premier changement majeur ce Halo 5, l’ensemble de la campagne se déroulera à travers les yeux de deux protagonistes, John et Lock. Si d’un point de vue de la narration, cela permet de faire varier un peu les points de vue et de dynamiser le rythme de la campagne, cela ne change absolument rien point de vue gameplay. Les 2 compères se manient exactement de la même manière. Vous serez donc en permanence entouré de votre éscouade, que vous jouiez avec la team Osiris ou la Blue Team, ce qui implique donc une partie coopération très en avant, permettant ainsi à 4 joueurs (en ligne uniquement) de tataner du Covenant dans la joie et la bonne humeur. Si vous jouez tout seul, vos trois copains seront alors incarnés par une IA qui ne s’en sort pas trop mal dans la plus part des cas.

Niveau gameplay, on remarquera aussi l’arrivée de nouvelle possibilités, il est désormais possible de viser en mode “iron sight” à la manière d’un Call of Duty ou d’un Battlefield, ce qui permet d’accroître un peu la précision de vos pétoires. Niveau mouvements, les Spartans sont maintenant équipés de petits propulseurs dorsaux qui offrent la possibilité de dasher dans divers directions ou encore de se maintenir en l’air pendant une courte période. Ces petits ajouts, apportent un réel plus au gameplay, qui devient pour le coup un peu plus nerveux que par le passé.

Ce dynamisme s’affirme également grâce à une technique plutôt solide. Le moteur de jeu affiche un 60 FPS ronflant qui assure un réel confort de jeu.

 

Finalement, les quelques changements effectués  au niveau du gameplay  s’intègrent plutôt bien et ne changent finalement pas grand chose à ce que la série pouvait proposer par le passé.

Que les fans de la première heure se rassurent donc, Halo 5 fait du Halo… avec une visée “iron sight” en plus…

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Visuellement parlant, si Halo 5 ne s’impose pas comme une nouvelle vitrine technologique, s’avère plutôt joli, proposant des environnements assez vastes et des modèles 3D finement modélisés, dans l’ensemble, le jeu se situe dans la moyenne haute de ce qui se fait aujourd’hui.

Coté design, on retrouve les classiques Covenants et leurs couleurs flashy, on aime ou pas. Les Forerunners et leurs larbins prométhéens, prennent en revanche une place beaucoup plus importante dans ce volet, offrant ainsi un nouveau panel d’ennemis et d’armes utilisables.

Personnellement j’ai été assez convaincu par la direction artistique de Halo 5, mention spéciale aux environnements de jungle particulièrement soignés.

 

Tous ces nouveaux mouvement et jolis effets spéciaux devraient théoriquement servir une aventure épique et mémorable… théoriquement… Dans la pratique ce n’est pas tout à fait ça.

 

Même si le rythme général de la campagne est parfaitement maîtrisé et que l’univers général du jeu est toujours aussi riche et étendu, la narration demeure franchement plate et ce ne sont pas les doublages français CATASTROPHIQUES de la team Osiris qui viendront relever le niveau. Pour faire simple, les nouveaux Spartans sont des beaufs, quand ils ne sont pas entrain de se vanner comme des piliers de bar ils se lancent tout simplement des répliques sans queue ni tête. C’est franchement dommage, d’autant plus que ces nouveau membres sont souvent incarnés par des acteurs relativement connus, comme Nathan Fillion (Castle) qui incarne ici Edward Buck, le side kick rigolo pas vraiment rigolo de l’équipe Osiris.

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Tout ceci est très subjectif, mais ce manque d’ambition dans la mise en scène et ce mauvais gout affiché dans l’écriture m’ont véritablement gâché le plaisir de jeu. A voir si la version originale fait mieux (il est impossible de sélectionner les voix anglaises dans la version commerciale du jeu que j’ai testé).

Ceci dit, Halo n’est pas non plus le dernier de la classe en matière de narration et d’écriture, ce reproche pouvant être fait à 90% des FPS à gros budget du marché, il juste dommage de voir que le jeu s’en est tenu au strict minimum là ou il aurait pu se démarquer.

 

La Campagne c’est bien, mais Halo c’est aussi (et surtout?) un mode multi joueurs. Et pour le coup, c’est un sans faute. Tout le monde y trouvera son compte, les casus comme les acharnés de l’Esport.

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Deux modes de jeu majeurs sont proposés.

Commençons par le classique arène, c’est le mode dédié à l’Esport, on y retrouve les modes classiques : Team Deathmatch, domination, capture de drapeau… Tous ces modes sont disponibles dans un format “match classé” où chaque victoire ou défaite fera évoluer votre rang. C’est assez inspiré de ce qui se fait ailleurs, vous avez des ligues de bronze à grand maître, l’issue de vos matchs fait évoluer votre position dans ces ligues. c’est simple, bien rodé, ça fonctionne, les amateurs de jeu Esport seront aux anges.

L’autre mode majeur se prénomme Warzone et lorgne plus du coté de Battlefield en proposant des bagarres à grande échelle à 12 contre 12 avec prises de positions, véhicules et évents PvE en plein milieu de partie. C’est vraiment cool à jouer et beaucoup plus abordable que le mode arène.

Dans un mode comme dans l’autre, chaque partie effectuée vous apportera des points que vous pourrez ensuite dépenser pour acheter des “caisses” qui contiennent soit des éléments cosmétiques permettant de pimper votre avatar, soit des armes et véhicules spéciaux pour le mode Wazone.

Comme dit un peu plus haut, ce mode multi est à la limite de l’irréprochable, les parties se lancent vite et les modes de jeux sont suffisamment variés pour faire plaisir à tout le monde.

 


 

Pour sa véritable entrée dans la next gen, Halo 5 se veut rassurant, il fait ce que les joueurs attendaient de lui. Solide techniquement, il propose une bonne petite campagne couplée à un mode multijoueur au top pour un contenu final franchement satisfaisant. Halo 5 n’est pas la révolution qu’a pu être son grand frère au lancement de la Xbox première du nom, il n’est pas non plus un jeu incroyable, mais un bon FPS bien foutu, c’est déjà pas si mal.

Halo 5 : Guardians

Halo 5 : Guardians

Les plus
  • techniquement à la hauteur
  • gameplay modernisé
  • rythme de campagne maitrisé
  • multi joueurs irréprochable
Les moins
  • écriture fainéante
  • doublage aux fraises
  • un poil court
7 10