Dawn of War 3 preview paris games week

Nous nous baladions dans la Paris Games Week quand un petit stand a attiré notre attention. Au côté d’Endless Space 2, Dawn of War 3 se montrait, presque timide.

Dans le monde il y a deux types de licences : celles qui débarquent avec une régularité de métronome, chaque année ou presque, qui deviennent presque une habitude. Puis il y a celles qui prennent leur temps, qui sortent quand elles en ont envie, sans même s’inquiéter de quoi que ce soit, puisque leurs fans seront présents de toute façon. Dawn of War en fait parti. La série de RTS adaptée de Warhammer 40 000 a déjà deux épisodes et de nombreuses extensions sous la ceinture. Sorti en 2009, le second opus de la série changeait fondamentalement les règles, abandonnant le RTS pur jus au profit d’un plus grand aspect RPG, avec ses héros. 7 ans plus tard Dawn of War 3 se montre enfin, et se présente comme synthèse de ce qui faisait la force des deux précédents jeux, mais aussi de l’autre série de RTS de Relic, Company of Heroes.


PGW16 | Nos impressions sur Dawn of War 3 par CooldownTV

Balancé dans le grand bain de sang

Dawn of War 3 preview paris games weekLa démo de la Paris Games Week était une mission de la campagne, au beau milieu pour être précis. Autant dire que nous avons été lâchés sans filets, sans tutos, avec plein de choses à gérer. Assez étonnamment, passé les premières minutes de tâtonnements, les réflexes reviennent, pour peu que vous ayez un peu d’expérience en RTS. Votre mémoire musculaire et l’interface classique, mais efficace, font le travail et vous vous retrouvez très vite à cliquer sur vos unités, à utiliser les raccourcis d’unité pour sauter de troupe en troupe (présentés via une barre en bas de l’écran, très pratique), le tout, presque, sans se louper. La mission de cette démo était simple, mais redoutable : vous devez défendre votre base contre les Eldars, mais aussi détruire les leurs, et leurs portails de téléportation. Inutile de dire que peu de gens ont terminé la démo. Pas vraiment la faute à la difficulté du titre en lui-même, mais bien au fait que cette mission soit censée se dérouler après plusieurs heures de jeu.

Dawn of War 3 paris games week previewTant que nous sommes à évoquer la campagne, Philippe Boulle, game director de Dawn of War 3, nous a un petit peu raconté ce que Relic compte faire. La campagne du second opus prenait la forme d’un wargame, avec une carte stratégique, et des décisions à prendre concernant vos batailles, et l’évolution de la guerre.  Le un, lui, en version vanilla, adoptait une approche plus linéaire et scénarisée. Leur petit frère prendra de son grand-père, dans le sens où la campagne sera linéaire aussi. Mais à la différence du premier épisode, la campagne de Dawn of War 3 vous permettra de jouer les trois races (Space Marine, Eldar, Orks) l’une après l’autre en alternance, dans une histoire commune qui tournera autour d’une course pour obtenir « une super arme ». Nul doute que le scénario, Warhammer 40 000 oblige, sera bas du front au possible, mais on ne joue pas à Dawn of War pour avoir du Shakespeare, mais pour péter des trucs, de préférence efficacement.

Dawn of War 3 est égal à Dawn of War 1 plus 2 (logique)

Dawn of War 3 preview paris games weekDonc Dawn of War 3 représente clairement une grosse synthèse de la saga. Du premier, le jeu reprend la gestion de base, quasi absente du second. Comme dans Company of Heroes, pour vous développer, vous devrez vous saisir de points de ravitaillement sur la carte, qui vous fourniront énergie et matériaux pour pouvoir fabriquer plus de trucs : bâtiments, unités, améliorations, tout y passe. Ce qui donne, comme toujours, un gameplay nerveux, basé sur le rush de capture. Votre serviteur étant un incompétent notoire, je n’ai pu me saisir que de deux points lors de la démo, limitant sérieusement mes possibilités de gameplay. Bon il faut aussi signaler que tous les points étaient déjà pris par les Eldars dans cette mission. C’est également le retour des ingénieurs, vos unités de construction, qui invoqueront (NDLR : feront tomber du ciel) les bâtiments, dans une animation toujours aussi réjouissante depuis le premier opus. À vous donc de bien gérer vos ressources, et vos unités, pour vous faire votre armée. Petite nouveauté : vous pourrez mettre des unités en attente dans des capsules de largage, que vous pourrez déployer partout sur la carte à tout moment, de préférence sur des unités adverses histoire de bien leur faire comprendre l’ampleur de leur erreur. C’est très pratique si vous êtes un peu en difficulté lors d’un assaut.

Dawn of War 3 preview paris games weekDu deux, Dawn of War 3 prend la gestion des héros, ainsi que tous les aspects jeu de rôle qui ont fait la réputation de cet épisode. Lors de la démo nous avions trois héros : un classique général Space Marine avec son épée tronçonneuse, un Terminator avec son jetpack et son marteau, et finalement la grosse nouveauté de cet épisode, un Titan, gigantesque, quasi indestructible, et extrêmement bourrin. Les héros, comme dans le deux, ont tout un panel de capacités actives et passives. Le Titan peut par exemple effectuer une frappe de missiles de zone, dévastatrice, ou encore couvrir un cône devant lui avec ses gatlings. Tout le sel du jeu sera d’utiliser les compétences de vos héros au moment opportun, sans oublier que vos unités aussi ont parfois des capacités à utiliser. Dawn of War 3 reprend également le concept de renfort d’escouade pour vos unités de base, ainsi que les améliorations d’équipements.

L’avis de Mallo, rédacteur de Cooldown.fr
Je ne suis pas un habitué des STR, la dernière fois que j’ai sérieusement poncé un titre du genre était la campagne Zerg de Starcraft 2. Du coup cette session sur Dawn Of War 3 fut presque pour moi une redécouverte. Outre les habituels bâtiments et la gestion du développement et la fabrication d’unités, DoW 3 se démarque par sa gestion des personnages. Les héros ont des capacités spéciales et peuvent revenir même après une mort. Mais le titre pousse la chose plus loin avec des capacités uniques pour chaque type d’unités. Ainsi, on ne se contente pas de créer une énorme armée pour fondre sur l’ennemi, mais on crée des groupes dont les capacités sont complémentaires. Le tout donne une énorme profondeur au titre, et on en oublie sans problème une technique propre mais pas dingue. Malgré une mission assez compliquée située au milieu de la campagne solo, je me suis surpris en à peine 15 minutes à comprendre et à avoir une vision globale de la carte et des différents menus, ce qui indique un jeu particulièrement clair et intuitif. Les objectifs sont limpides, et les ennemis ne laissent aucun moment de répit Bref, Dawn of War 3 pourrait bien me motiver à sérieusement rejouer aux STR.

En bref Dawn of War 3 s’annonce très bien. Offrant aux plus bourrins la possibilité de se contenter d’énormes armées, et de foncer dans le tas sans trop de discernement, le jeu permettra également aux plus fins tacticiens de travailler des stratégies de complémentarité entre héros, unités et capacités actives et passives. Sans être une claque graphique, le jeu semble solide visuellement et techniquement, même s’il est difficile de savoir sur quelle configuration tournait la démo. Relic a mis tout son amour et tout son savoir-faire en matière de RTS pour nous offrir ce qui semble être le Dawn of War le plus profond, et le plus complet, de toute la saga. Le solo ne sera bien sûr qu’une mise en bouche pour un multi qui devrait donner de longues nuits blanches aux stratèges du bureau.

Dawn of War 3 logo

Dawn of War 3

Les plus
  • Synthèse des deux précédents
  • Nerveux
  • Tactique
  • Les Titans
  • Un RTS pur jus, sans concessions
Les moins
  • Pas fou techniquement
  • Peu de risques