ghost recon wildlands aperçu

Si quatre années se sont écoulées depuis le dernier opus de Ghost Recon, pas un cycle planétaire ne se passe sans qu’Ubisoft ajoute un jeu estampillé Tom Clancy à sa collection. En 2017, ce sera donc à Ghost Recon Wildlands de remplir les quotas de l’éditeur français. À l’instar de Watch Dogs 2, celui-ci n’était pas jouable sur la Paris Games Week. Mais les développeuses et développeurs de Ubisoft Paris sont tout de même parvenus à instiller une bonne dose de curiosité en nous.

En caution tactique qu’elle représente pour Ubisoft, cette nouvelle mouture de la saga des Ghost Recon ne se détournera pas de ce fil d’Ariane. En revanche, la grosse refonte artistique dont bénéficie le titre — toujours développé dans la capitale — parvient à susciter l’intérêt du joueur qui pensait n’avoir affaire qu’à une énième déclinaison du concept. Exit donc les futuristeries de Advanced Warfighter sorti en 2012, et retour aux origines de la licence. Suffisant pour la relancer ? Cela semble en tout cas bien engagé.

Pablo es Babar

ghost recon wildlands preview

Vous pouvez choisir le moment de la journée le plus propice pour mener votre attaque

La démonstration consistait en une redite de la vidéo de gameplay diffusée lors de l’E3. Au détail près que le niveau était joué par une escouade de quatre développeurs débarqués de Montreuil, où est développé le jeu. Après une étape de création de personnage (nous y reviendrons), nous voilà largués en plein désert aux abords d’un campement du cartel de Santa Blanca.

« Pour les besoins de la démo« , nous dit-on, l’escouade se voit divisée en deux groupes distincts. Le premier aura pour objectif de jouer les éclaireurs et de prendre de la hauteur pour marquer les différentes cibles et aider le second à progresser au sol. À noter que si la démonstration se passait de nuit par temps pluvieux, il est tout à fait possible, précise le présentateur, de réaliser n’importe quelle mission dans les conditions que l’on désire, chaque condition météorologique et / ou horaire modifiant la configuration du campement. Une bien bonne idée.

Une fois les points chauds du campement identifiés par nos snipers, le groupe au sol s’approche du camp et s’empare du véhicule d’un membre du cartel qu’il vient de refroidir. Détail d’importance : naviguer au sein d’un camp avec un véhicule appartenant au cartel vous permet de rester incognito. De quoi varier les approches et proposer un certain degré de réalisme… en supposant que les ennemis se rendent compte de quelque chose si vous restez trop proche d’eux.

Toujours discret, le groupe au sol est désormais en plein coeur du campement. L’occasion de déployer un drone pour faire de la reconnaissance et identifier l’objectif : un ordinateur révélant la position d’une cible d’importance. Quelques tours d’hélices plus tard, le cap est donné. En progressant sur la base, l’équipe a pris soin de marquer les membres d’un groupe ennemi à l’aide d’un chiffre, permettant l’organisation d’un tir simultané. On nous indique alors que, si vous jouez en solo, l’IA appuiera sur la détente au moment où vous lui ordonnerez.

Enfin, l’objectif accompli, l’équipe au sol se fait repérer. L’alarme est lancée. S’entame alors une fusillade de laquelle le groupe d’éclaireurs va devoir tirer ses petits copains en dénichant fissa un véhicule pour l’exfiltration. Quelques péripéties plus loin, l’escouade est saine et sauve et peut se diriger vers le VIP nouvellement identifié. Fin de la présentation.

Le spectre de The Division

ghost recon wildlands preview

La coopération est centrale dans le titre

On l’a souvent lu : les similitudes entre The Division et Ghost Recon Wildlands prêtent à sourire. Certes l’aspect monde ouvert, les assets des différents personnages, la coopération et j’en passe font forcément écho au titre d’Ubisoft sorti un an plus tôt. Du reste, Ghost Recon Wildlands dispose de sa propre identité et de quelques cartes joker tirées de la manche de sa veste militaire.

Chacun sait que capitaliser sur la taille d’une carte n’a plus grand intérêt en 2016. Néanmoins celle-ci fait pourtant des éléments de langage utilisés pendant la présentation à laquelle nous avons assisté : Ghost Recon Wildlands dispose du plus grand monde ouvert jamais développé pour un jeu de tir chez Ubisoft (ce qui exclut donc les Assassin’s Creed). On parle de 11 écosystèmes différents pour retranscrire toute la diversité écologique de la Bolivie, où se déroule l’action de cet épisode.

Vous rappelez-vous l’étape de la création de personnage de The Division ? Ou plutôt devrais-je dire « écran de sélection de personnage », tant les possibilités étaient limitées. Visiblement, Ubisoft n’a pas daigné faire plus d’efforts sur son nouveau shooter : la création de personnage à laquelle nous avons assisté était sensiblement la même que pour son Action-RPG. Mais le présentateur de rassurer « ne vous inquiétiez pas, nous sommes sur une version bêta, il y aura énormément de possibilités de personnalisation à la sortie du jeu« .

Et on veut bien le croire. L’une des spécificités de la série Ghost Recon est qu’elle permet de jouer assez largement avec la personnalisation de l’arsenal des protagonistes. L’ADN est respecté dans Wildlands : plus de 100 armes seront disponibles dans le jeu, et chacune est modifiable à l’envi. Chargeur, canon, mods, lunettes… tout est interchangeable et compatible pour vous laisser carte blanche. On nous parle de plus de 10 000 combinaisons possibles.


Rassurante, cette présentation nous a permis d’évaluer in situ les possibilités de coopération offertes par Ghost Recon: Wildlands. Pour peu que les joueurs se prêtent effectivement au jeu, cela peut donner lieu à des parties vraiment très sympathiques. On peut supputer que ce qui fera la qualité du jeu au regard de son concept, c’est bien la communauté. Du reste, nous sommes face à un jeu d’action parfaitement dans l’air du temps : un monde ouvert aux proportions énormes, plusieurs façons d’aborder les objectifs, multitude de gadgets et un arsenal varié. Un vrai bac à sable en somme, qui pourrait bien réconcilier les joueurs avec la coopération en ligne. Après tout, Rainbow Six: Siege a bien réussi, lui.

Ghost Recon Wildlands

Ghost Recon Wildlands

Les plus
  • L'aspect bac à sable
  • La personnalisation des armes, quasi sans-limites...
  • Vraiment grisant ...
  • Le contenu a l'air plutôt conséquent
Les moins
  • ... mais pas celle des personnages visiblement
  • ... si les coéquipiers jouent vraiment le jeu