watch-dogs-2-preview-pgwToujours prévu pour dans une petite quinzaine de jours, Watch Dogs 2 s’est montré à nous dans une démo non jouable lors de la Paris Games Week. L’occasion de prendre le pouls de  cette suite attendue au tournant.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette présentation d’une demi-heure nous a plutôt rassurés. Ubisoft a pris le temps de la réflexion pour cette suite, et a digéré tous les reproches qui avaient été faits à Watch Dogs premier du nom.

Silicon Valley

watch dogs 2 san francisco

Un monde ouvert 2 fois plus grand que dans le premier Watch Dogs

Joué face à nous par un membre de l’équipe montréalaise de développement, Watch Dogs 2 proposait dans cette démo d’évaluer les possibilités d’objectifs secondaires. San Francisco, où se déroule l’action de cette suite, se veut être deux fois plus grande que la Chicago du premier jeu. Une problématique d’échelle qui ne veut pas dire grand-chose si l’on est incapable de remplir ce vaste monde avec des activités dignes de ce nom.

Or, c’est bien là que Watch Dogs 2 nous a surpris. Il est fun. Dingue non ? Là où la première tentative d’Ubisoft avec cette licence se voulait bien trop policée et rigide, ce deuxième opus s’annonce hautement déluré. Au détriment de tout réalisme (au point de flirter avec Saint’s Row par moments), mais franchement : qui pense encore qu’on peut contrôler une grue en une demi-seconde à l’aide d’un smartphone ? Autant que le jeu soit amusant, plutôt que de vous proposer d’aligner des lignes de code en s’abreuvant de taurine.

watch dogs 2 parkour

Marcus est très mobile

L’une des grosses nouveautés de Watch Dogs 2 est la grande mobilité de son protagoniste. Marcus Holloway serait passé dans l’Animus d’un épisode d’Assassin’s Creed que ça n’étonnerait personne. Grâce à un habile recyclage (sans ironie) de nombreuses animations du jeu d’assassinats, Ubisoft est parvenu à créer le dynamisme qui manquait cruellement à Watch Dogs.

Les véhicules ont, eux aussi, bénéficié dans les grandes largeurs de cette science nouvelle de la souplesse. La conduite semble moins téléguidée, plus fluide, et semble proposer un feeling proche d’un GTA V. Pourtant, ce sont moins les grosses cylindrées qu’un banal échafaudage à moteur qui nous a tapé dans l’oeil…

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Nul ne l’ignore : le coeur du gameplay de Watch Dogs repose sur le hacking. Petit génie qu’il est, notre héros est capable de pirater à peu près n’importe quoi, pour peu que ce soit connecté à un réseau électrique (n’importe quoi, donc). Comme je le disais plus haut : le jeu est devenu fun. L’un des meilleurs exemples de cette décomplexion est sans aucun doute la possibilité de contrôler les véhicules (dont un échafaudage à moteur ! GOTY) à distance à l’aide de son mobile. Véritablement grisant, comme lorsque — en troll émérite — le développeur fait démarrer la voiture d’une patrouille de police juste avant qu’elle puisse y placer une personne qu’elle venait d’appréhender.

Dans le même ordre d’idées, il est désormais possible de lancer des « hacks de masse » afin de faire dérailler à peu près tout ce qui se trouve dans la zone d’effet, créant ainsi une diversion efficace. On notera également la possibilité d’un choix (assez minime, certes) dans la façon dont vous pouvez interagir avec le téléphone des autres habitants de San Francisco. Plutôt qu’un simple bouton d’action comme dans le premier épisode, Watch Dog 2 vous offre une roue de sélection qui vous permet de faire sonner le téléphone de la personne, ou encore de consulter son profil en ligne pour lui créer un casier judiciaire afin d’attirer l’attention de la police. On voit déjà les applications possibles dans le cadre d’une mission, mais même en exploration libre la fonctionnalité fait son petit effet.

watch dogs 2 hack

Enfin Ubisoft nous promet « un jeu vraiment long ». Se pose alors la question de l’écriture. Un sujet épineux lorsque l’on aborde le cas de l’éditeur français. Difficile de se prononcer pour l’instant — la démo se terminait juste sur une cinématique présentant le grand méchant du jeu. Néanmoins, chacun aura déjà remarqué que Watch Dogs 2 accuse d’un premier degré assez dommageable. Les personnages sont tous des images d’Épinal de leur fonction. Mention spéciale pour le ridicule Wrench, le membre le plus cyberpunkyolo de votre escouade.

Taupachat

watch dogs 2 stealth

Watch Dogs 2 offre une variété d’approches

Du reste, Watch Dogs 2 propose également un certain nombre de missions déjà vues dans le premier opus — et dans tout jeu vidéo en général. On pense notamment à des objectifs nous demandant de capturer une zone gardée afin de récupérer on-ne-sait-quoi. Qu’importe, c’est toujours rigolo l’infiltration. Sauf que là… non. En effet Marcus dispose d’un joli panel d’accessoires de geek pour mener à bien sa mission. On trouve dans sa boîte à jouets un drone (grosse tendance 2017 chez Ubisoft) qui, en plus de permettre de capturer de jolis panoramas de la baie de San Francisco, vous octroie la capacité de marquer vos ennemis à distance… et de hacker à peu près n’importe quoi. En clair : les accessoires de notre héros fonctionnent comme des répétiteurs qui lui permettent d’étendre la portée de ses hacking sans attirer l’attention.

Pendant la démonstration, le développeur s’est donc infiltré dans une zone gardée en se servant de son drone. Il a marqué ses antagonistes, en a tazzé un ou deux à l’aide de fléchettes embarquées dans l’appareil, et a sorti sa voiture téléguidée pour s’infiltrer plus avant sur le camp. Petit bémol cependant : l’objectif de cette mission était de récupérer un sac plein de dollars. Un sac qui a pu être récolté par la voiture téléguidée. Une incohérence de gravité mineure, mais qui nous a un petit peu sortis de notre enthousiasme d’alors.

Les présentateurs ont également pris soin de nous montrer qu’en plus de tout ça, Marcus pouvait se servir de son environnement pour s’infiltrer à l’ancienne sur la base. Ici, c’est la grue qui a été préconisée. Pour la discrétion, on repassera. Du reste, les possibilités offertes semblent limitées par notre imagination uniquement.

Les clés du succès

Pour terminer avec de l’anecdotique, on remarquera avec un brin de malice qu’Ubisoft a bien révisé son GTA V. Entre l’IA qui, désormais, semble réactive aux moindres de nos agissements, la possibilité de prendre des selfies et les menus de personnalisation du personnage (vêtements, accessoires de mode, etc.), on sent bien que l’éditeur français a souhaité s’inspirer du maître en la matière. Petite spécificité néanmoins : Watch Dogs 2 permet de caresser les chiens errants. Et ça, il n’y a guère qu’Ubisoft pour nous le proposer.

En définitive, et même si nous regrettons de n’avoir pu mettre la main sur une version jouable de Watch Dogs 2 qui, rappelons-le, sort le 15 novembre, la présentation nous a convaincus d’une chose : Ubisoft a écouté les retours et les critiques sur le premier opus, et ça se voit. Beaucoup.

Ah, et pour les curieux : aucun downgrade ne devrait cette fois entacher la promesse du jeu. D’après nos présentateurs, le jeu tournait sur une version « quasi finale » sur une PlayStation 4 classique (vue de nos yeux). Watch Dogs 2 n’accusait d’aucun ralentissement et proposait des environnements plutôt jolis.

L’avis de Tritri, rédacteur de Cooldown.fr
Surprise, ce Watch Dogs 2 semble fun, varié et offrir pas mal de possibilités. Tout le contraire de son aîné en somme. San Fransisco est une ville avec beaucoup plus de personnalité que Chicago, et le moteur nous présente une bien belle ville. Les possibilités de hack semblent beaucoup plus variées, et surtout utiles, pour aborder les situations de la manière qui nous convient. Là où dans le premier on faisait toujours la même chose (hack des bornes pendant les courses poursuite, un ou deux hack de distraction lors des combats), notre palette de piratage nous donne ici envie d’essayer des choses. Et des choses amusantes, comme faire un faux casier judiciaire à un type lambda dans la rue, appeler la police, attendre qu’ils arrivent, et hacker leur voiture au moment où ils veulent monter dedans. Dommage que dans cette démo la difficulté semble être encore une fois beaucoup trop basse, n’encourageant absolument pas à la prudence, et ne punissant pas le manque de discrétion. Pourquoi utiliser les hacks quand on peut simplement foncer dans le tas au fusil d’assaut ? Espérons que ce soit pour éviter les fails lors de la démo, et que le jeu final soit un petit peu plus coton. Rêvons même de la possibilité de choisir les niveaux de difficultés. En bref ce Watch Dogs 2 semble corriger pas mal de défauts de son prédécesseur, mais reste un jeu Ubi, taillé pour le plus grand nombre. À noter que le jeu n’étais pas jouable. À quelques semaines de la sortie ce n’est pas forcément rassurant.
Watch dogs 2 date de sortie fuite

Watch_Dogs 2

Les plus
  • La mobilité nouvelle du héros
  • La décomplexion du hacking
  • L'aspect "bac à sable"
  • Fluide et agréable à regarder
Les moins
  • Des appels du pied à GTA un peu grossiers
  • Des personnages caricaturaux
  • Une infiltration qui semble un peu trop facile