Voici notre Preview de The Division après sa deuxième bêta fermée

The Division graphismes

Deux ans et demi. Deux ans et demi que The Division, le dernier titre d’Ubisoft, se fait attendre par les joueurs. Si certains ont déjà pu l’essayer sur des salons (après moultes heures de queue) ou durant la première phase de bêta fermée, le contenu n’en était que très réduit. Après cinq jours d’une seconde bêta fermée sur Xbox One (quatre jours sur PS4 et PC), Ubisoft ayant décidé de la rallonger de 24 h, nous avons pu nous faire une petite idée de ce qui nous attendra à la sortie du jeu, le 8 mars prochain.


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La grosse pomme c’est sympa

Il y a déjà beaucoup de choses à dire sur The Division mais nous allons en mettre une partie de côté pour le test final et vous résumer ce que nous avons pu voir et faire pendant plus d’une dizaine d’heures de jeu.

Commençons par le contenu de cette bêta. Notre personnage est largué à peu près au début du jeu sur une portion de la map assez raisonnable. Il a d’abord fallu commencer par sauver les pauvres soldats de la JTF (Joint Task Force) assaillis par les « Rikers », des criminels qui se sont échappés de la prison de Rikers Island. Une fois le terrain dégagé, l’accès à la Base des Opérations nous a été ouvert. Celle-ci représentera le cœur du jeu en solo. Elle est constituée de trois ailes : médicale, technologique et sécurité, qu’il faudra débloquer et améliorer au fur et à mesure pour obtenir de nouveaux accessoires et habilités pour notre personnage.

Nous avons donc pu débloquer et mettre en route l’aile médicale en allant sauver le Dr Jessica Kandel, retenue en otage dans le Madison Square Garden, puis en accomplissant deux petites missions pour elle. Cette base d’opération rassemble quelques marchands mais aussi un atelier de crafting (pas utilisable dans la bêta) qui permettra de confectionner des objets à partir de pièces qui se trouvent un peu partout dans la ville. A côté de cela, nos déambulations dans ce New York frigorifié nous ont menées, par exemple, à la recherche de la sœur d’un des personnages principaux. Des événements, aussi appelés « rencontres », ont lieu sur la map. Il s’agit de petites missions qui consistent à libérer des otages, ou encore à collecter des informations sur le virus qui a envahi New York. Des missions qui ont tendance à se répéter puisqu’elles consistent surtout à nettoyer une zone ou à survivre à quelques vagues d’ennemis encapuchonnés.

« Y’a pas d’soleil et il fait froid, dadadirladada ! »

Graphiquement, pour le moment, The Division ne s’en sort pas mal du tout. On a pu avoir peur, à l’E3 2015, lorsqu’une nouvelle vidéo nous a été dévoilée et que le downgrade graphique, par rapport à ce qui nous avait été montré jusque là, était évident, à l’instar d’un certain Watch_Dogs. Plus de peur que de mal puisque le jeu s’en tire avec de jolis effets, pas ou peu de ralentissements et une atmosphère de froid (avec le temps qui peut passer de très ensoleillé à blizzard en quelques minutes) et de désolation franchement convaincante. La bêta n’était cependant pas exempte de bugs graphiques assez gros comme du clipping pas toujours agréable à vivre. Mais bon, c’était une bêta et on espère qu’Ubisoft arrangera le coup d’ici la sortie. On peut également reprocher un manque de diversité aux ennemis qui se retrouvent tous être des vagabonds affublés d’une capuche et d’un foulard pour cacher leur visage.

Un c’est bien, quatre c’est mieux

Abordons le multijoueur qui contribue en grosse partie à l’attente suscitée par le jeu. La carte de la ville se retrouve traversée d’une Dark Zone, lieu hautement contaminé et délaissé des forces de l’ordre, dans lequel règnent l’anarchie et le chaos. C’est là que le PvP a lieu. C’est à partir d’ici également que la décence et le respect vont faire un tour dans une contrée lointaine. En effet, le loot étant particulièrement alléchant dans cette zone, certains joueurs n’hésiteront pas à vous liquider puis à vous voler pour récupérer de précieux objets que vous avez amassés à la sueur de votre front, en vidant trois chargeurs dans la peau d’un clochard armé d’une batte de baseball par exemple.

Eh oui, ici le matériel que vous récupérez est stocké dans un petit sac que vous laissez tomber si vous mourez. Pour pouvoir acquérir définitivement ces objets contaminés, il faudra se rendre sur une zone d’extraction et appeler un hélicoptère. Il faudra alors se cacher en attendant qu’il arrive en espérant ne pas se faire tuer par un joueur avide de sang. Mais cela finira fatalement par arriver. Surtout lorsque l’hélico est là, prêt à récupérer votre matériel, et que de nombreux joueurs sortent à découvert pour le faire extraire. Comment être plus fragile qu’à ce moment ?

Mais comme il y a tout de même une justice dans ce monde, les personnes qui tirent, ne serait-ce qu’une balle, sur un autre joueur, seront alors considérées comme des agents renégats et reniés de la Division. Leur position sera révélée pendant un certain temps et c’est une grande chasse à l’homme qui commencera. Tous les joueurs à proximité partiront à la recherche du malheureux pour le tuer et empocher quelques précieux points d’expérience en plus. Des points qui seront directement retirés au joueur pourchassé. Cette Dark Zone, de par sa dangerosité n’en devient que plus palpitante lorsqu’on y joue avec ses amis ou des inconnus que l’on peut trouver via le système de matchmaking. Ce système est disponible dans l’autre zone multijoueur qui représente le HUB central du mode et classé « zone neutre ». On ne se tire pas dessus, on fraternise ou on vit sa petite vie tranquille.

Ces quelques heures passées sur The Division ont été particulièrement alléchantes et laissent présager de très bonnes choses pour l’open world d’Ubisoft. Mais aussi de mauvaises comme une répétitivité malheureusement inhérente aux jeux de l’éditeur français et, possiblement, une frustration qu’apportera la Dark Zone à certains. Au final, The Division pourrait très bien s’en sortir grâce notamment à son multijoueur, accessible presque sans temps de chargement, qui permettra non seulement des affrontements entre bandes mais aussi de faire les missions solo avec ses amis. Vivement le 8 mars, qu’il nous dévoile enfin tout son potentiel.

The Division

The Division

Les plus
  • L'atmosphère
  • Les graphismes moins décevants que prévu
  • Le multi
Les moins
  • En solo, l'expérience monte trop lentement
  • L'argent ne se récolte pas vite