Prey preview

Reboot d’un jeu sorti en 2006, et n’ayant peut-être pas eu le succès mérité, Prey est un First Person Shooter développé par les papas de Dishonored, rien que ça, et édité par Bethesda Softworks. Annoncé lors de l’E3 2016, alors que personne ne s’y attendait, le titre semble sur le papier proposer une recette assez similaire à Bioshock, notamment, de quoi donner envie à quiconque connaît cette excellente série. Alors qu’on l’attend pour le 5 mai, sur PlayStation 4, Xbox One et PC, Bethesda a décidé de diffuser il y a peu une démo jouable plutôt longue, nous en apprenant pas mal sur le titre avec un peu d’avance.

Je vais être honnête avec vous, peut-être ne suis-je pas le mieux placé pour parler de Prey. En effet, de tous les jeux qui sortent cette année, hormis Tekken 7, c’est bien le soft d’Arkane Studios qui me fait le plus saliver. Il faut dire que j’ai, à l’époque, dévoré l’épisode original développé par Human Head Studios, un titre que j’ai d’ailleurs repris dernièrement tant mon impatience grandissait, avant d’en livrer un test. Je dois vous avouer que cette démo « heure d’ouverture » m’a pas mal emballé, et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

 

Une beauté toute relative

Prey

Le panorama de la honte

La première chose qui frappe quand on lance cette démo, c’est que Prey n’est pas particulièrement beau. Enfin, si, artistiquement il est vraiment chouette, et même surprenant. Les décors sont travaillés, et rien n’est laissé au hasard, jusqu’à la disposition de petits objets, souvent totalement inutiles mais cohérents avec le reste de l’environnement. L’impression de chaos est omniprésente, et n’est pas sans rappeler celle que l’on pouvait ressentir dans Bioshock ou Dead Space (premier du nom entendez bien, ce chef d’œuvre) par exemple. Il y a aussi de très bonnes idées, qui rendent vraiment bien, notamment le panorama spatial, la station Thalos 1 se situant en orbite de cette bonne vieille Lune, ou encore le bestiaire. Les mimics (ces petites araignées noires étranges) sont d’ailleurs tout simplement magnifiques, et idem pour leurs copains humanoïdes.

Reste que techniquement Prey est loin d’être au top, ce qui est particulièrement visible lorsque l’on prend l’hélicoptère au tout début (rappelons que cette démo correspond d’ailleurs au lancement du jeu dans son édition finie). La ville que l’on peut alors observer du dessus est totalement dégueulasse, certains éléments apparaissent on ne sait trop comment tandis que l’on passe au dessus d’eux… Alors bon, sans pour autant spoiler, le scénario pourrait presque expliquer ce passage un peu moche, mais le voir de cet œil serait excuser un peu trop vite ce petit défaut, qui n’a fort heureusement rien de bien dérangeant une fois plongé dans l’ambiance.

Prey

Faut avouer que ça a de la gueule quand même !

Et autant être clair, si l’aspect technique n’a rien d’emballant, l’ambiance est quant à elle particulièrement réussie. Si l’on n’a accès qu’à une infime partie du scénario, il semble déjà très intéressant, et il s’avère tout à fait frustrant d’arriver à la fin de cette démo et de devoir attendre quelques jours pour en savoir plus. En dehors de l’histoire brute, Prey nous vend une station spatiale angoissante et visiblement vide… du moins délaissée par l’humanité, puisque les monstres semblent pulluler un peu partout. Ces derniers ont d’ailleurs la fâcheuse tendance de débarquer sans prévenir, dans ce qui ressemblerait parfois presque à une apparition de screamer, ce qui n’est une nouvelle fois pas sans rappeler Dead Space. Que l’on aime ou non, force est de constater que l’immersion est totale, ce qu’accentue la très sympathique bande son tantôt glaciale tantôt électronique, mais aussi la multitude de livres et de documents à lire, dont le contenu n’est pas laissé au hasard et devrait souvent faire plaisir au fan de Science Fiction.

 

Un gameplay prometteur

Prey

Mes deux meilleures copines pendant cette démo <3

Il était plutôt évident que ce Prey disposerait de qualités certaines du coté de son gameplay. Il faut dire que les développeurs de Dishonored n’en sont pas à leur coup d’essai, et sont notamment à l’origine du très sympa Dark Messiah, ou plus loin dans le passé encore de Arx Fatalis. Bien que le système de visée ne plaira pas à tout le monde, moins précis que chez la plupart des FPS, il colle cependant parfaitement avec le petit aspect RPG du titre, et se prend somme toute très vite en main. Reste que la première arme du jeu, cette bonne vieille clé à molette (petite référence au premier Prey d’ailleurs) est assez difficile à utiliser dans un premier temps, on aura un peu tendance à cogner n’importe où sauf sur les ennemis. Cette démo nous donne toutefois le droit d’essayer d’autres outils, notamment le génial pistolet à glu, beaucoup plus convaincants il faut le reconnaître. Reste que les munitions sont très distillées dans cette première zone de jeu, ce qui sera sans doute le cas dans la suite de l’aventure.

Prey

La furtivité est à conseiller

En dehors de ça, comme promis Prey proposera plusieurs types d’approches face aux ennemis. S’il n’est malheureusement pas possible de s’essayer à quelconque pouvoir dans cette démo, plusieurs stratégies peuvent toutefois être mises en place. Il est tout à fait possible de se la jouer bourrin et de rentrer dans le tas, toutefois il y a fort à parier que le jeu rende cela plus complexe assez vite. Il est d’ailleurs déjà plutôt difficile de s’en sortir face aux créatures humanoïdes sans se servir de divers stratagèmes. Le titre nous incitera donc plutôt à jouer la carte de la furtivité, qui est relativement avantageuse d’autant que Morgan Yu semble vraiment très discret et pourra même se cacher sous des bureaux (coucou Solid Snake). Enfin, la fuite peut parfaitement être une technique intelligente, ce qu’explique Prey de lui-même, et certaines portes de sécurité permettent d’empêcher les monstres de vous suivre. Je ne vous cache pas que mon approche favorite fut cette dernière, après avoir au préalable disposé au mieux les deux tourelles automatiques de la dernière zone accessible.

Enfin cette démo nous donne accès à un inventaire malheureusement quelque peu archaïque, mais surtout au système de Neuromods. Celui-ci correspond grossièrement à un arbre de compétence (relativement peu garni de ce que l’on peut en voir) qui donnera accès à des capacités offensives, défensives, scientifiques ou bien pratiques. Si cet aspect semble solide, il n’a toutefois rien de bien surprenant, si ce n’est qu’en se concentrant sur la force il sera possible de soulever à peu près tout et n’importe quoi dans la station… ce qui peut s’avérer assez drôle si vous voulez mon avis.


 

Étonnamment longue, cette démo jouable de Prey en dit beaucoup sur ce que sera le jeu dans sa version finale. Ainsi, outre un aspect technique quelque peu dépassé et son système de visée particulier, le titre développé par Arkane Studios semble en avoir pas mal dans le ventre, notamment du coté de son scénario qui donne déjà l’eau à la bouche. De plus, les possibilités y semblent effectivement assez poussées, bien que l’on retourne à du FPS couloir aux scripts apparents, et l’ambiance est particulièrement réussie. En bref, on a grande hâte de voir ce que donnera le titre dans son édition terminée.

Prey

Prey

Les plus
  • L'ambiance très immersive
  • Le scénario déjà captivant
  • Artistiquement réussi
  • Une superbe bande son
  • Le bestiaire
Les moins
  • Graphiquement un peu dépassé
  • Peut-être un peu trop classique sur certains aspects
solidité