Logo pro baskettball Manager 2017

Pro Basketball Manager 2017 est déjà le 6è opus de cette série de jeux de management de Basketball, débutée en 2012 par un certain Victor Da Costa, alors étudiant à l’INSA de Lyon. Ce projet, qui ne l’a pas quitté depuis, a permis à Umix Studios, à la fois développeur et éditeur, de voir le jour. Et désormais, grâce à cette motivation acharnée et une passion bien réelle, le Basketball a autant sa place dans le petit monde de la gestion sportive que le football ou le cyclisme par exemple.

En entendant le titre évocateur de Pro Basketball Manager, comment ne pas penser immédiatement aux séries à succès des Pro Cycling Manager (dont l’éditeur Cyanide est dorénavant aussi celui de PBM 2017), et surtout Football Manager. Même si d’autres licences sportives existent, comme pour le rugby ou le handball, ce sont bien ces deux précités qui font office à ce jour de « grands pontes » de la gestion de sport. Surtout Football Manager, qui a su s’améliorer d’année en année pour proposer à ce jour un jeu d’un rare réalisme pour qui souhaite se mettre dans la peau d’un véritable entraineur. A l’heure d’aborder cet opus 2017 de Pro Basketball Manager, impossible donc de ne pas faire de comparaisons avec ce qui est LA référence en matière de management.

Une base de données étendue

Pro Basketball Manager 17 stats 2

L’opus 2017 de Pro Basketball Manager va permettre aux joueurs de se mettre dans la peau d’un coach sportif d’une équipe nationale ou d’un club parmi de nombreux championnats à travers le monde.
On parle pour cette année de plus de 70 compétitions au total, chez les professionnels, mais aussi chez les amateurs. Car oui, l’une des forces de ce jeu de gestion est de proposer un large choix d’équipes, notamment Universitaires, pour ceux qui voudraient prendre en main une structure de jeunes et développer tout leur potentiel.

Les championnats jouables sont principalement les terres de Basketball, à savoir la NBA, les différents championnats européens, la Russie, l’Asie ou encore l’Australie. Par contre, il vous sera tout à fait possible d’incarner également n’importe quelle nation du monde, même l’un des pays les moins reconnus, afin de participer aux différentes épreuves internationales.

Enfin, dernier point très agréable, la possibilité de prendre en main non seulement les nations féminines, mais aussi des équipes féminines dans certains championnats, comme en Europe par exemple. Ainsi, il sera parfaitement possible de coacher dans n’importe lequel des clubs de première division française.

Seul bémol à tout cela, mais de taille : le jeu ne comporte aucune licence officielle.
Ce n’est pas extrêmement handicapant, puisque bien souvent, en Basketball, le nom des villes se suffit à lui même. Faisons le test. Je suis sûr que vous serez capable de retrouver en une fraction de seconde à quels clubs célèbres de NBA sont associées ces différentes villes : New-York, Los Angeles, ou encore San Antonio.

C’est tout de suite plus compliqué par contre, lorsqu’il s’agit des joueurs. Les développeurs n’ayant pas eu non plus le droit d’exploiter leur image, ils ont dû transformer leurs noms, parfois légèrement, parfois avec un peu plus de subtilité. Le non spécialiste aura ainsi sans doute un peu de mal à identifier ses stars connues préférées. Ce qui pourrait être un frein à son immersion dans le jeu.
De plus, en scrutant un peu toutes les ligues potentiellement jouables, on remarque bien vite que les logos des clubs ont été répartis strictement au hasard, et pire encore, qu’ils ont été reproduits à l’identique d’un championnat à l’autre. Ce point est un peu décevant, puisqu’il donne une impression désagréable de produit terminé légèrement à la va-vite.

Malheureusement, il est bien difficile d’obtenir l’accord des franchises, qui réclament bien souvent en échange une rémunération trop colossale pour un jeu dont le budget est limité.
Fort heureusement, les joueurs pourront désormais remédier à cela grâce à l’intégration du Steam Workshop, qui devrait permettre à la communauté des fans de Basket et de gestion de customiser à loisir le jeu, afin d’y ajouter entre autres les noms d’équipes ou encore les logos officiels.

Pro basketball Manager 17 monde

Le fonctionnement des transferts bien respecté

Pro basketball manager 17 évolution

Les règles des transferts sont bien souvent propres à chaque pays, mais sont ici fidèlement toutes retranscrites. Ce qui permet au joueur de s’adonner à une autre des passions du stratège : passer des heures à chercher à réaliser le recrutement idéal pour monter progressivement une équipe de rêve.

Outre le scouting traditionnel, qui sera plus ou moins efficace suivant la qualité de nos scouts envoyés à travers le monde, l’onglet « Prospect », lui, permettra de chercher le moindre joueur selon des caractéristiques souhaitées.

Une fois la petite pépite désirée trouvée, il vous suffira de lui offrir un contrat, à condition que le joueur soit libre ou d’être dans une période propice aux transferts, bien entendu.
La page d’offre des contrats est en tout cas plutôt bien pensée, puisque d’un seul coup d’oeil, grâce à un rare effet de palette de couleurs présent dans le jeu, vous pourrez estimer si le joueur convoité désire ou non rejoindre votre équipe, et l’intérêt qu’il a pour votre offre salariale. Au lieu de faire de fixer un montant au hasard, vous pourrez donc ajuster le salaire à votre convenance, jusqu’à ce que le pourcentage de réussite vous satisfasse.

Singularité du Basket, le « Trade » fait également agréablement partie des possibilités de transactions dans ce jeu. Ce procédé consiste à proposer tout simplement l’échange d’un ou plusieurs joueurs d’une équipe à une autre, sans source financière dans la manoeuvre.

La Draft, enfin, présente dans certains pays et à certaines périodes précises de l’année vous permettra d’acquérir de nouveaux joueurs libres.

Quoi qu’il en soit, avec toutes cette diversité offerte pour chercher les prochaines recrues, les managers en herbe devraient pouvoir passer de longs moments à farfouiller dans les différents onglets du jeu, à condition de ne pas se perdre dans l’amas de statistiques présentes un peu partout.

Des statistiques à tout va

En effet, le jeu propose des statistiques à foison, ce qui est très appréciable, puisque l’on peut ainsi par exemple aisément se rendre compte du niveau ou du potentiel d’un joueur en étudiant sa fiche d’identité, à la fois lisible et complète, grâce à des statistiques détaillées pour chaque attribut d’attaque, de défense, de mental ou de physique.
Les qualités et défauts de chaque joueur sont également bien identifiés, via des petits logos de couleurs (vert, orange, rouge..). qui ne sont pas sans nous rappeler ceux utilisés dans Football Manager.

Cet effet visuel vient mettre un peu de gaieté et de bonne humeur dans un jeu qui, il faut bien le reconnaitre, apparait un peu morose et tristounet dans son ensemble.
La police blanche sur fond noir rend l’interface générale un peu (beaucoup) austère, et pourrait rebuter celles et ceux qui ont du mal avec les jeux donnant l’impression de sortir tout droit d’un tableau excel.
Un peu plus de couleurs, ou de diversité dans l’approche des multiples onglets aurait pu rendre le titre bien plus agréable à prendre en main. Car, en l’état des lieux, si les passionnés purs et durs vont se réjouir de toutes les possibilités offertes, les néophytes, quand à eux, risquent de se décourager avant de se rendre compte de la richesse du jeu.

La gestion des systèmes tactiques est très intéressante, et relativement réaliste. Toutefois, cela implique un travail minutieux et des connaissances déjà poussées du Basketball, afin de créer de toutes pièces des phases de jeu qui pourront marcher en match et vous permettre de marquer des paniers. Il faudra en effet s’intéresser de très près aux déplacements des différents joueurs, à la seconde près de la dite phase stratégique, puis mettre le bon joueur aux bonnes caractéristiques au bon endroit, afin que tout ce que vous avez créé ne se retourne pas rapidement contre vous.
C’est en tout cas l’outil idéal de ceux qui aiment tâtonner de longues heures, comme un véritable entraineur, en quête du système parfait.

Pro Basketball Manager 2017 sera donc sans doute un peu difficile à prendre en main pour certains. Fort heureusement, un tutoriel assez bien pensé a été mis en place, à base de pop-up qui apparaissent en début de partie à chaque fois que vous cliquez sur un nouvel onglet. Cela permet d’éviter un long tutoriel d’une heure, comme on le voit trop souvent dans les jeux de gestion/stratégie, et de se familiariser rapidement avec les concepts principaux du jeu, grâce à des textes certes écrits un peu petits, mais facilement compréhensibles, et ni trop longs, ni trop courts.

Des simulations de matchs encore perfectibles

Pro Basketball Manager 17 terrain

Il y a eu d’indéniables efforts consentis sur le rendu des matchs en 3D. Le terrain ressemble à un véritable terrain de Basketball, et les joueurs sont plutôt pas trop mal modélisés, même si bien entendu vous ne parviendrez jamais à en reconnaitre un seul.

Le problème persistant relève plutôt de l’animation à proprement parler et de la fluidité générale des joueurs.
Ces derniers ne se déplacent en effet pas toujours de manière naturelle sur le terrain. On va ainsi parfois pouvoir rencontrer des phénomènes dit de « savonnettes », quand certains joueurs arrêtent de courir et se mettent à glisser tout seuls sur le parquet. Cela peut se révéler surtout vrai lorsqu’un joueur retourne dans son propre camp pour adopter une position défensive.
Mais le plus gênant reste cette impression de « match méca », provoquée par le fait que chaque joueur présent sur le terrain se déplace suivant un schéma tactique prédéfini. Ils ne bougent pas les uns par rapport aux autres, et se moquent donc d’entrer en collision avec des adversaires par exemple.
Les phases de jeu ne sont alors qu’un enchainement d’attaque/défense, où chaque camp abat à tour de rôle son schéma tactique créé préalablement. Cela se voit notamment après chaque panier inscrit, lorsque les joueurs se déploient à nouveau sur le terrain, de manière totalement mécanique.

Bien entendu, cela nuit au spectacle général, mais, un jeu de gestion est-il finalement là pour proposer une véritable simulation de jeu de sport ? Pro Basketball Manager 2017 n’a aucunement la prétention d’aller sur le terrain d’un NBA 2K par exemple.
Même si la 3D est encore largement perfectible, elle a le mérite d’exister. Son fonctionnement permet surtout pour l’heure de faciliter la tâche du coach, qui peut suivre le match depuis son banc de touche, et voir après chaque action de jeu quel schéma tactique a marché, ou comment s’adapter pour changer une situation mal embarquée.

Une gestion étonnante des à-côtés du terrain

Pro basketball manager 17 Mails

Parmi les points très intéressants du jeu, notons le rôle de manager général que l’on nous fait endosser, et non de simple coach sportif. D’ordinaire, les jeux de gestion s’attardent sur le terrain, sur les multiples tactiques possibles à mettre en place, et délaissent le club à proprement parler, sous prétexte (logique) que le joueur ne peut pas être à la fois entraineur et dirigeant.
Pro basketball Manager 2017 prend le parti de proposer justement cette double casquette, avant tout pour ceux qui aiment tout maîtriser de A à Z. Car les possibilités qui sont offertes sont nombreuses, et risquent d’occuper le joueur bien plus sur les à-côtés du terrain que pour la préparation des matchs à proprement parler.

Comme un véritable dirigeant et investisseur, donc, le joueur va pouvoir gérer à sa guise les infrastructures de son club ainsi que ses finances.
Le stade étant un élément central des revenus annuels d’un club, vous aurez entre autres la possibilité de fixer librement le prix de chaque tribune, le nombre et le type de sièges alloués à ces dernières, ou encore entreprendre à tout moment des travaux d’agrandissement afin d’augmenter le nombre de places totales.

Outre les infrastructures, le jeu met également l’accent sur tout ce qui relève du merchandising. Vous pourrez ainsi vous occuper vous-même de la buvette, en fixant à chaque match selon l’affluence attendue le prix de vente des cornets de frites, ou encore de maillots et casquettes à l’effigie de l’équipe.

Enfin, les développeurs sont allés jusqu’au bout de ce qui fait l’art du basketball, avec l’emploi possible d’une mascotte du club et de Cheerleaders, dont on peut contrôler la présence ou non lors de chaque rencontre, et surtout la qualité des prestations.

Peut-être certains puristes penseront qu’ils sont allés trop loin dans le côté « gadget » de la gestion sportive. Toutefois, ces petits plus permettent au joueur de s’investir pleinement pour le développement à court et long terme de son club, ce qui devrait donner ainsi envie de poursuivre ses parties sur plusieurs saisons. En effet, il ne faut pas oublier qu’un jeu de management est avant tout là pour nous faire prendre un club, et tenter de le faire devenir, après des dizaines et des dizaines d’heures acharnées, le plus grand et respecté de sa division, de son pays, voire de son continent,…

Pour qui ?

Pour les amateurs de jeux de management très poussés : ceux qui aiment passer des heures et des heures à façonner leur équipe, en optimisant tous les aspects possibles, en se perdant dans de multiples onglets et des données variées

Pour les amoureux de Basketball : ceux qui aiment ce sport avant tout, et qui se sentent l’âme d’un entraineur. Ils auront alors la chance de pouvoir intégrer l’une de leurs équipes favorites, et même les équipes féminines !


Pro Basketball Manager 2017 est finalement une bonne mouture de management sportif. Le jeu est relativement complet et immersif pour les amoureux de Basket, qui ont toujours rêvé de s’installer sur le bord du terrain, et crier sur les joueurs en tenant une ardoise pleine de schémas étranges dans les mains.
Néanmoins, les néophytes du genre auront sans doute un peu de mal à s’accrocher, face à l’austérité générale de l’interface et la complexité des tactiques à mettre en place, demandant forcément un petit temps d’adaptation. C’est également cette complexité, ou plutôt cette richesse de possibilités, qui permettra aux acharnés de s’éclater sur le moindre petit détail de son équipe.
Quand au moteur 3D, il est un plus indispensable à tout jeu de gestion d’un tel calibre, mais il reste toutefois à la peine, par rapport à ce que peuvent proposer aujourd’hui en 2017 d’autres jeux de management, comme un certain Football Manager pour citer la référence en la matière de gestion.

Pro Basketball Manager 2017

Pro Basketball Manager 2017

Les plus
  • Des statistiques à foison
  • De nombreux pays et championnats jouables
  • la possibilité de jouer avec les équipes féminines
  • Une gestion poussée des à-côtés du terrain
  • Un jeu dorénavant customisable grâce au Steam Workshop
Les moins
  • Aucune licence officielle
  • Une interface assez austère
  • Des matchs en 3D pas encore très aboutis
7 10