titre stonehearth

Stonehearth est un jeu à part. A la croisée des chemins entre jeu de gestion, de craft et de survie, il vous emmenera loin, très loin alors qu’il est toujours en alpha. Vous devrez bâtir un village dans un environnement hostile ou paisible selon vos préférences. Cela implique de veiller à la quantité de nourriture, au nombre de logements, à la sécurité des villageois etc.

Avec ce jeu en apparence banal, au style graphique proche de Minecraft, on croit être tombé sur l’un de ces attrapes-nigauds qui resteront des années en pré-alpha, bugués de tous les côtés et finalement abandonnés. Ici, il n’en est rien. Le studio Radiant met à jour le jeu une fois par semaine, si ce n’est plus. La communauté est tenue au courant de toutes les phases du développement. Et cette communauté est déjà très importante, tout comme les espoirs placés dans Stonehearth. Le succès de la campagne Kickstarter en donne un premier aperçu : 751 920$ récoltés sur 120 000$ demandés.

Bienvenue dans votre nouveau village

Lorsque vous lancez une partie, le jeu vous demande de choisir quels objets vous désirez posséder dès le début de votre aventure : de la nourriture, un couteau de chasseur, une scie de charpentier… Tout est affaire de choix, du début à la fin. D’où tirer sa subsistance ? Des animaux sauvages ou de l’agriculture ? Faut-il privilégier une société guerrière ou une corporation marchande ?
Puis viendra le choix de l’emplacement, sur une carte générée aléatoirement. Vous devrez sélectionner l’emplacement optimal, en fonction de ses ressources végétales, animales et minérales. L’astuce de Cooldown : installez-vous près d’une étendue d’eau. En effet, celle-ci constituera une barrière naturelle contre les ennemis.
Une fois vos premiers objets choisis, vous serez à la tête d’une poignée de villageois. Charge à vous de leur donner un métier ou de les laisser simples travailleurs, ce qui peut avoir son avantage : avoir 20% de villageois ordinaires permet de ne pas détourner l’attention de vos autres travailleurs de leurs métiers et seuls les travailleurs ordinaires peuvent s’atteler à la rude tâche qu’est le minage.

Jusqu’à LA question qui revient tous les jours, de plus en plus (op)pressante: peut-on accueillir un villageois de plus ? Votre liste de tâches à effectuer vous dira oui, vos maigres réserves de nourritures vous feront comprendre que ce n’est pas raisonnable. Que déciderez-vous ?

craft

Les joies et les déboires de la construction

La construction est l’une des fonctionnalités centrales du jeu. En plus des quelques bâtiments déjà disponibles (dortoir, salle commune), vous avez la possibilité (si ce n’est le devoir pour le bon développent du campement) de construire des bâtiments issus de votre imagination. L’éditeur de construction vous permet de laisser libre cours à votre inspiration, du moins en théorie.
Il apparaît en effet très compliqué de construire un bâtiment avec un ou plusieurs étages : vos travailleurs risquent de se retrouver coincés sur le toit ! Et attention que la construction du bâtiment, souvent longue, ne soit pas entravée par l’absence de telle ou telle pièce qu’un artisan doit crafter. Notez également que l’édification ne se fait pas en un jour et s’effectue donc au détriment d’autres tâches.
Ou plutôt, pour être tout à fait exact, il n’est pas difficile de construire une maison avec un, deux, trois ou mille étages. La véritable difficulté réside dans le passage d’un étage à un autre : sans escalier directement disponible dans l’éditeur de bâtiments, cela devient tout de suite plus compliqué.
Certaines de vos créations ne pourront pas être achevées pour des raisons inconnues, sans que l’éditeur de bâtiment ne vous prévienne, ce qui peut engendrer quelques frustrations.

Mais rien ne remplace la petite fierté que l’on ressent lorsque le bâtiment que l’on a imaginé sort de terre et que l’on voit nos petits bonshommes s’y activer.

stoneharth

De plus, vos braves petits constructeurs ne parviendront pas à détruire entièrement une de vos créations : si vous vous trompez, vous êtes condamnés à garder un bâtiment en ruine en plein milieu de votre village.
Toutes ces étapes, des fondations à la création des meubles, requièrent la coordination de nombreux métiers.
Pour ce qui est des métiers, seule une moitié de l’arbre correspondant est disponible pour l’instant. Mais la dizaine d’emplois déjà présente est amplement suffisante et là encore, vos choix seront déterminants pour la survie de votre camp. Les paysans vous fourniront des légumes pour nourrir vos villageois ainsi que le bétail élevé par le berger, le charpentier construira des objets avec le bois récolté par les travailleurs lambda tandis que le fantassin protégera votre village etc.

L’art de la guerre

Tout n’est pas rose dans le petit monde de Stonehearth. D’avides gobelins, des squelettes peu amènes ou des loups affamés peuvent surgir à tout instant et s’en prendre à vos villageois. D’où l’importance de de constituer ou une armée de métier ou une milice. Les soldats ne servent qu’à défendre votre pré carré : en temps de paix, ils se tourneront les pouces.
Libre à vous d’enrôler vos travailleurs dans une milice de volontaires, bien moins armés et efficaces que les combattants professionnels cependant.
La tactique militaire possède des profondeurs insoupçonnées dans Stonehearth : là où on s’attend à de vulgaires soldats, on trouve de véritables humains aux caractères différents et à la condition physique inégale. Il faudra tenir compte de cela, ainsi que de leur arme, de leur tenue, puis de leur future spécialisation (dont on ne sait encore pas grand chose). Les combats ont lieu en temps réel, et vos villageois n’auront pas le temps de voir leur vie défiler qu’ils seront déjà mort. Ces petites choses fragiles ne comprennent pas grand chose à la guerre et préfère rester sur place que fuir courageusement. Vous avez tout intérêt à sonner l’alerte (avec la touche R) pour que vos paysans courent se réfugier au point de rassemblement et laissent les soldats faire le sale boulot. Rien qui risque de révolutionner l’histoire du jeu de stratégie, mais un plus toujours appréciable.

Le meilleur reste à venir

Arbre des métiers, enchantements, nouvelle race (les nains), nouveaux biomes (toundra…), nouveaux monstres, ennemis et alliés : voilà quelque-unes des nouveautés que les développeurs de Radiant ont dans leur besace. Rappelons-le, il s’agit d’une alpha : il manque donc d’importantes fonctionnalités.
Par exemple, lorsque vous construisez votre village, seuls des monstres sont présents autour. un étranger viendra vous prévenir de l’arrivée d’un nombre importants d’ennemis et vous récompenser si vous en triomphez, mais c’est à peu près tout. Et biens sachez que d’autres villages sont prévus : ennemis jurés ou alliés de toujours, leur attitude dépendra que leur programmation (certaines espèces ne peuvent qu’être dans votre camp tandis que d’autres ne peuvent que vous attaquer) mais aussi et surtout de votre comportement et de l’histoire de vos relations.

village
Un village paisible dans le petit monde de Stonehearth. Jusqu’à quand ?

Malgré la quantité impressionnante de features non-implantées, Stonehearth séduit par son gameplay où tout est possible. Après plusieurs heures de jeu, nous avons l’impression d’avoir en main un jeu complet, déjà présent sur le marché. Il n’en est rien. Stonehearth n’en est qu’à ses débuts et c’est ce qui fait de lui un jeu ambitieux, prometteur. Mais contrairement à beaucoup d’autres projets passés par Kickstarter, il semble que les développeurs aient gardé les pieds sur terre. Et cela pourrait bien faire toute la différence.
Stonehearth

Stonehearth

Les plus
  • Une durée de vie presque infinie
  • Très addictif
  • Plein de promesses
  • La communauté
  • Le mode construction
Les moins
  • Seulement en alpha
  • Pas ou peu optimisé
  • Très addictif
  • Seulement en anglais pour le moment