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Chivalry : Medieval Warfare, sorti le 16 octobre 2012 sur PC, est un FPS un peu particulier développé par Torn Banner studio et prenant place à l’époque médiévale pour des combats en joueurs contre joueurs tout aussi sanglants que hilarants. On y incarne un chevalier appartenant à l’une des 4 classes disponibles et ayant juré fidélité à l’une des deux factions du jeu : Les Chevaliers d’Agatha ou l’Ordre de Mason. Les parties se déroulent sur des serveurs à la manière d’un Counter Strike et appartiennent à l’un des différents modes de jeu parmi la capture d’objectifs ou encore le Last Man Standing.

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Les graphismes y sont corrects sans être extraordinaires ce qui a le mérite de donner au jeu une dimension immersive tout en restant dans un univers marrant sans s’encombrer du côté gore que pourrait suggérer un tel gameplay. Certes, des membres seront amputés, des gorges seront tranchées, mais toujours au profit de l’amusement du joueur. La bande-son, quant à elle, est particulièrement réussie et joue un rôle important dans l’immersion. On sent même monter un sentiment belliqueux au début de la partie quand chaque armée pousse des cris tonitruants avant de fondre l’une sur l’autre. De ce côté donc, aucun reproche puisque le jeu arrive à nous faire vivre une bataille à la fois violente et divertissante en entrant dans la peau d’un soldat à la soif de sang insatiable.

Le scénario, quant à lui, reste concis puisqu’il nous introduit seulement aux deux factions du jeu : d’un côté Le Royaume d’Agatha, représentant de l’ordre et du pouvoir en place. De l’autre, l’ordre de Mason, groupe de rebelles caractérisé par son opposition à Agatha et sa sauvagerie. C’est simpliste, certes, mais ça nous suffit à vouloir retourner encore et encore sur le champ de bataille pour zigouiller l’opposant.

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S’il ne brille pas particulièrement par son scénario, le jeu propose un gameplay riche et addictif. A chaque vie on peut choisir l’une des quatre classes parmi Vanguard, Knight, Archer ou Man-at-Arms. Il est ensuite possible pour chaque classe de choisir la combinaison d’armes utilisées. Certaines sont déblocables au fil du temps mais ne proposent pas d’avantage sur les autres joueurs, afin que tout le monde reste au même niveau. Au lieu de ça, elles offrent de nouvelles sensations de combat avec des statistiques différemment équilibrées des armes de départ (par exemple des armes plus puissantes mais moins rapides ou l’inverse). Une fois le choix effectué, c’est l’heure de mourir ! Car il est vrai que le jeu met tellement les joueurs sur un pied d’égalité que ces derniers se départagent au talent et à la connaissance du jeu.

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On dispose de plusieurs attaques différentes ainsi que d’une parade pendant laquelle il faut présenter son arme au coup en approche (pas de parade automatique qui tuerait le gameplay). Les armes les plus lentes occasionnent d’importants dégâts et ont une longue portée mais rater son coup avec voudra souvent dire se faire attaquer juste après. On s’initie donc petit à petit à ce gameplay exigeant et réaliste qui nécessite de s’intéresser réellement au tempo des combats. Peu de jeux ont réussi à nous faire autant bouger la tête dans un espoir illusoire de faire toucher un coup bien trop éloigné de l’ennemi. Les classes au corps à corps ne sont d’ailleurs pas les seules à bénéficier d’une telle immersion puisque les arbalétriers par exemple seront contraints de regarder leurs pieds pendant le rechargement de leur arbalète. Ils ne pourront ensuite tirer qu’un carreau décisif avant de devoir à nouveau opérer le rechargement de leur arme. Un concept irréprochable. Les modes de jeux sont, quant à eux, variés et proposent de la prise d’objectifs ou de simples matchs à mort en solo ou par équipes. Les classes sont relativement bien équilibrées et ont chacune des facilités ou des difficultés en fonction de la classe de l’ennemi. On notera cependant quelques défauts mineurs au jeu comme quelques petits bug au niveau des collisions ou de la gestion des lags.

Pour conclure, Torn Banner Studios réalise un sans-faute avec Chivalry : Medieval Warfare et nous propose une expérience immersive, amusante et équilibrée comme on en voit peu. De plus, l’aspect « faux FPS » permet au jeu de plaire aux habitués comme aux néophytes. Enfin, on salue un jeu où l’équilibre entre les joueurs est total et ne dépend aucunement d’un système de paiement extérieur. On en redemande !

Chivalry : Medieval Warfare

Chivalry : Medieval Warfare

Les plus
  • Une direction artistique convaincante
  • L'immersion
  • Un gameplay équilibré
  • Rejouabilité infinie
  • Hilarant
Les moins
  • Petits bugs de collision
  • Gestion difficile des joueurs qui lag
8.5 10