Les graphismes ? c’est Playdoh. Le scénar ? T’es plus malin avec tes mains ! Voilà voilà. Mais vous connaissez la meilleur ? On s’en fout !

kerbal_space_program___fan_cover_by_syrsa-d4khiniKerbal Space Program n’est pas un jeu comme les autres. Développé par le studio Mexicain indépendant Squad (et oui, il n’exporte pas que de la drogue!), ce simulateur d’agence spatial sorti il y a peu ou prou trois ans ne cesse de s’améliorer. Il est en effet régulièrement mis à jour par Squad, venant s’ajouter à leurs efforts ceux de moddeurs hyperactifs qui repoussent inlassablement les limites de la complexité du jeu en y ajoutant toujours plus de variables et d’éléments de structure. Comme expliqué plus haut, il n’y a pas de scénario dans KSP et les qualités graphiques du titre se résument au fait que nos yeux ne fondent pas entièrement à sa vue. On n’évoquera donc que succinctement ces deux points lors de ce test.

De la roquette qui explose dans l’atmosphère aux vaisseaux interplanétaires.

screenshot44Kerbin est une planète assez semblable à la notre, les Kerbals, ses habitants : des humanoïdes au teint vert, intellectuellement limités et amateurs d’explosions (coucou Michael Bay) n’ont qu’une ambition : l’exploration spatiale. Et vous allez les épauler dans leur tentative. Trois modes de jeu vous sont proposés : le mode bac à sable, vous n’avez pas vraiment besoin d’explication si ? Le mode Science ou vous n’aurez à vous préoccuper que de l’acquisition de points de science (mécanique que l’on expliquera plus tard). Et le mode Carrière ou vous devrez vous procurer de l’argent grâce à des missions confiées par des industriels, comme le test de leur dernier réacteur, afin de financer des Ityphalles tous plus impressionnants les uns que les autres !
À moins que vous ne jouiez en mode bac à sable, vous n’aurez à vos débuts que les moyens d’envoyer de pauvres roquettes qui explosent une fois sur deux. Mais vous gagnerez très vite des points de science, grâce aux données que collectent vos kerbonautes pendant les vols et les échantillons de terrains que vous pourrez récupérer après avoir atterri quelques part sur Kerbin. Ainsi vous débloquerez de nouveaux éléments de structure toujours plus sophistiqués, efficaces et qui feront de plus gros BOOM !

Vers l’infini et au delà!

ss_f3fce56c8720dce898359c0598452b7ffd41ee0d.1920x1080Dans KSP c’est un système solaire à échelle un pour un que vous partez explorer, ce qui explique la modélisation grossière de l’environnement. Et croyez le ou non, ce ne sera pas la facilité même. Étape par étape, fusée après fusée, vous vous élèverez de plus en plus haut dans le ciel. Chaque défi est nouveau et apporte son lot de plaisir de jeu. L’alunissage par exemple : d’abord il s’agira d’atteindre la lune, ce qui vous demandera plusieurs essais avec différentes fusées pour trouver celle qui va le plus droit, le plus vite et le plus loin. Ensuite de réussir à se poser, ce qui n’est pas évident les premières fois sans repères de distance. Quand vous y arriverez c’est un fantastique bonheur qui s’emparera de vous, dans votre excitation vous ferez descendre votre petit Kerbonaute pour recueillir échantillons et observations sans vous préoccuper d’autre chose. À votre retour à la navette une terrible évidence s’abattra sur vous : vous avez oublié qu’il vous fallait repartir. C’est ça les joies de KSP quelques réussites, beaucoup d’échecs. Petit bémol : certes ils est agréable de partir à la découverte de nouveaux mondes, ils manquent cependant d’un peu d’intérêt, peut être cela changera-t-il dans le futur, on ne sait jamais.

Un jeu de niche, mais pas que.

300px-MunarTrajectorKSP est un jeu où on peut se compliquer la vie, où des bonnes bases en physique et en mathématique vous seront d’un grand secours, de très nombreuses variables sont à prendre en compte pour un vol réussi. Certes des mods sont là pour faire les calculs les plus compliqués pour vous (le Delta V par exemple) mais encore faut-il comprendre de quoi il retourne. De plus, être au commande de l’un de ces engins n’est pas une sinécure, le pilotage demande certaines compétences, surtout si vous vous sentez d’humeur aventureuse et que vous voulez vous rendre sur Laythe (l’une des lune de Jool l’équivalent de Jupiter) en pilotant depuis la cabine. Mais c’est aussi un jeu auquel on peut jouer comme ça, sans se prendre la tête. On peut vraiment s’éclater (au sens propre comme au figuré) en faisant mumuse avec son immonde amas de réservoirs et de réacteurs mal agencés. Le jeu est également très drôle, les Kerbals sont… comment dire… s’ils jouaient à League Of Legend ils auraient tous pour main Darius. Et les descriptifs des différentes pièces de vaisseaux vous feront pouffer plus d’une fois, parole de Dalida !

En quelques mots, pourquoi je vous le conseille :

KSP est déjà un excellent jeu, pourtant toujours plus de contenu vient l’enrichir régulièrement et les développeurs annoncent que les objectifs qu’ils ont fixés pour leur bébé sont loin d’êtres atteints. Ils ont de petits moyens mais travaillent bien. Il n’y a pas de scénario, les planètes ressemblent à des masses de pâte à modeler, les Kerbals ne se lavent qu’une fois par an, mais ça n’a AUCUNE importance. Parce qu’un jeu est un jeu et pas un livre, un tableau ou un parfum Chanel. il n’a pas besoin d’être beau, bien écrit ou de sentir la rose pour être bon, il lui suffit d’être amusant. KSP propose une expérience peu commune, ludique et chronophage à un point que vous peinez à imaginer. Pour vingt cinq euros, croyez le c’est une affaire.

Avec quelques mods, voilà ce qu’on peut faire dans KSP :

Je dédicace cet article à Astronomie, confrère rédacteur. Je vous laisse deviner pourquoi.

Kerbal Space Program

Kerbal Space Program

Les plus
  • Innovant
  • À la fois simple et compliqué
  • Durée de vie virtuellement infinie
  • Drôle
  • Il est génial
Les moins
  • Rien
  • Bon OK : il n'est parfait que dans son genre !
9 10