La PlayStation 2… Quelle nostalgie rien qu’à évoquer le nom de cette divine console ! Les manettes filaires, les cartes mémoires toujours pleines, les temps de chargements interminables… Il n’y a rien à dire, c’était mieux avant ! En tout cas, durant cette génération, de très nombreuses et très bonnes licences naquirent et marquèrent l’esprit d’énormément de joueurs. Et, à l’instar de Psychonauts, Sly ou de Jack and Daxter, beaucoup de jeux de plateformes en 3D firent le bonheur des passionnés que nous sommes. C’est notamment le cas de celui dont nous allons parler aujourd’hui : Ratchet & Clank. Développé par Insomniac Games avec la généreuse aide de Naughty Dog (qui a permis à ceux-ci d’utiliser le moteur de Jack & Daxter), le premier opus du jeu est sorti en 2002 : le début des grandes aventures de notre Lombax préféré !

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Je vous vois déjà venir avec vos grands sabots : « Un Lombax ? Est-ce que ça se mange ce truc ? ». Un peu de respect pour Ratchet ! À moins que vous ne vouliez vexer une créature ressemblant ne serait-ce qu’un peu à un chat ? Monstres ! Bref, ce charismatique… Lombax est un mécanicien originaire de la planète Veldin. Il sera bien entendu accompagné de son fidèle disciple, Clank le robot-intello, qui lui a appris, après s’être évade de l’usine où il a été construit par erreur, que la galaxie court un grand danger : le « président Drek » – chef du puissant empire Blarg – a décidé de s’attaquer à la planète Novalis pour ensuite conquérir le monde.

Ils prendront donc la décision de partir à l’aventure grâce au vaisseau construit par Ratchet afin de sauver ce qui peut encore l’être. S’en suivent de nombreuses rencontres avec des personnages bourrés de charismes et d’humour qui, comme le mythique capitaine Quark, vous arracheront de nombreux sourires durant toute l’épopée. Cette légèreté est contée à merveille et l’importance de la quête passe presque au second plan tant l’univers cartoon du titre est réussi. On se croirait presque dans un très bon film d’animation ! Et tout cela sans qu’aucune longueur désagréable ne gâche la moindre parcelle de celui-ci.

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Cependant, telles un petit bémol dans cet océan de bon gout, les musiques sont loin d’être mémorables ! Sans êtres réellement mauvaises, elles n’appuient pas assez le côté grotesquement épique que pourraient prendre certains combats. On aurait aimé qu’elles soient abordées avec un ton décalé comme pour tous les autres aspects de la bande sonores qui sont très bien pensés. Les bruitages causés par les armes et les bestioles sont très variés et souvent amusants et les doublages sont d’une rare qualité. Remarquablement soignés, ils mettent en valeur, et ce pour chaque personnage, chaque ligne de dialogue.

Artistiquement, Ratchet & Clank se rapproche bien entendu de Jack & Daxter qui était plutôt joli pour son époque. Les paysages sont inspirés et diversifiés, les animations sont fluides, le design des personnages est merveilleux… La preuve : il suffit d’un coup d’œil pour mesurer la débilité de certains personnages. De Quark à la plus petite bestiole, tous respirent de charisme tant leurs traits atypiques les rendent expressifs. Dans un style cartoon déjanté, le jeu nous emporte sans aucun souci dans un univers magnifique et invraisemblablement inoubliable.

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Mais rien n’est plus magnifique que le plaisir sadique que l’on prend à éliminer nos ennemis grâce à nos armes de toute puissance. L’arsenal est original et remplit d’armes telles que l’attrape-nigaud servant à attirer les ennemis dans des pièges que vous aurez préalablement placés avec votre gant à mines. Le jeu, se jouant à la troisième personne, est très dynamique et Ratchet répond correctement à tous les contrôles. Et si les modes difficiles offrent un peu de challenge, une touche pour verrouiller la caméra sur les ennemis rend les combats plutôt accessibles, mais pas au détriment du fun. Les phases de plateformes sont également réussies et, une fois de plus, originales grâce à des gadgets comme un grappin ou tout simplement aux hélices sortant du corps de Clank (qui est le sac à dos de Ratchet).

Grâce tout cela, les planètes (faisant offices de niveau) sont très denses. L’aventure est très rythmée, mais à pour seul défaut d’être un peu courte. Seule une petite dizaine d’heure suffira pour en voir le bout en fonçant tête baissée et même s’il est possible de recommencer le jeu avec une difficulté accrue, cela reste plutôt maigre. Malgré tout, vous pourrez vous amuser à acheter et améliorer toutes les armes avec la monnaie du jeu – les boulons – que vous pourrez récupérer dans des caisses, en détruisant des éléments du décor ou en éliminant des ennemis. D’ailleurs, ils doivent se ruiner pour construire robots et vaisseaux vu la valeur des boulons, non ?

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Enfin bon, ce n’est pas très important. Ce qui l’est vraisemblablement est le fait que ce jeu pose les bases d’une série qui est devenue une référence pour bien des fans de jeux de plateforme. Inutile de dire que le monde d’Insomniac Games était voué à être développé dans d’autres jeux et au jour d’aujourd’hui, ils sont nombreux. De la PS2 à la PS3 en passant par la PSP, la licence aura su trouver un large public en gardant presque toujours la même formule : un background riche, des personnages charismatiques et un gameplay très fun. Une bien belle histoire pour un jeu qui a jadis bercé mon enfance !


Ratchet & clank PS2

Ratchet & Clank (PS2)

Les plus
  • Le début d’une série mythique
  • Un gameplay dynamique
  • Des doublages dignes des meilleurs films d’animation
  • Une direction artistique originale
  • Des personnages charismatiques
Les moins
  • Des musiques décevantes
  • Une durée de vie assez courte
6.5 10