Après de nombreux reports, la version console de Warhammer 40K : Inquisitor Martyr est enfin disponible ce jeudi 23 août. Le jeu a pris deux mois et demi de retard par rapport à la version PC mais intègre le même contenu que son aîné. Se définissant comme un hack’n’slash dans le monde futuriste de Warhammer 40K, Martyr propose un voyage du secteur de Caligari aux joueurs qui souhaitent partir éradiquer des hordes de créatures démoniaques. Avec un postulat comme celui-ci, nul doute que les fans de la licence Warhammer 40 000 seront au rendez-vous. Mais le jeu vaut-il vraiment la peine d’y consacrer plusieurs heures ? La réponse dans le test ci-dessous.

Préambule : avant de démarrer la lecture, il est nécessaire d’en savoir un peu plus sur le contexte de réalisation de ce test. Je ne suis pas un fan de l’univers de Warhammer 40 000 et il s’agit du premier jeu de la licence auquel je joue. Ainsi, je n’ai pas pu apprécier tous les clins d’oeil faits à l’univers ni même capter l’ensemble des références présentes. Ce test se concentrera sur le jeu en tant que produit solitaire, faisant fi de toutes connaissances de la licence Warhammer 40 000.

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier

Warhammer 40,000: Inquisitor - Martyr - Screenshot

Le Martyr dans toute sa splendeur

L’aventure de Warhammer 40K : Inquisitor Martyr commence comme un certain Dead Space. Un vaisseau à priori sans activité dérive dans l’espace jusqu’à ce qu’un autre le retrouve et l’aborde pour comprendre ce qu’il s’y passe. C’est ainsi que le héros, un inquisiteur chargé de faire régner la parole de l’Empereur à grands coups de pistolets laser et d’épée-tronçonneuse, se présente au joueur. Bien évidemment, après quelques minutes passées à bord du Martyr, ce dernier découvre que le vaisseau est infesté de créatures du Chaos. Une fois une bonne partie de celles-ci éliminées, le héros découvre que le Martyr est un bâtiment disparu qui contient donc bon nombre de secrets. C’est le postulat de base sur lequel repose l’histoire du jeu. Cette dernière se suit sans mal même si elle n’est pas très palpitante et ne tient pas en haleine très longtemps. Malgré tout elle a le mérite de servir de tutoriel et permet de monter son personnage en niveaux.

Parallèlement à l’histoire, le titre de Neocore Games propose un nombre impressionnant de missions dispersées dans tout le secteur de Caligari. Le niveau de difficulté est matérialisé par un nombre. Le héros en possède également un qui fluctue en fonction du stuff ce qui permet de voir en un clin d’oeil si un niveau est faisable ou non. Le secteur de Caligari est vaste, très vaste. Ceci permet donc aux développeurs de proposer beaucoup de missions mais aussi beaucoup d’environnements différents. Du vaisseau abandonné à la planète de glace en passant par des bâtiments en ruine, Warhammer 40K : Inquisitor Martyr vous fera voyager.

L’inquisition plus drôle à plusieurs

Warhammer 40,000: Inquisitor - Martyr - Preview

Un briefing de mission des plus clairs

La grande force du titre de Neocore Games est la possibilité de jouer à plusieurs. Tout d’abord, le jeu est jouable en ligne jusqu’à quatre joueurs. Ceci permet de s’attaquer à des missions plus difficiles dans l’espoir de trouver du stuff plus performant. Le multijoueur donne l’occasion de créer des équipes homogènes et donc plus performantes. Martyr possède également un mode en coopération locale ce qui est louable. Néanmoins, il possède un gros défaut : le deuxième joueur ne peut pas monter son personnage. En effet, il doit choisir parmi 9 combattants prédéfinis au même niveau que le joueur principal. Il est donc dommage voire frustrant de ne pas avoir un vrai mode local permettant d’évoluer ensemble tout au long de l’aventure. A noter que les missions de la campagne ne sont jouables qu’en solo, encore un mauvais point pour la coop.

Pour composer leur équipe de choc, les joueurs ont le choix entre trois classes distinctes. Se partagent l’affiche le Croisé qui joue le rôle de tank, l’Assassin soit le DPS et le Psyker, un mage qui peut servir de soutien par exemple. En plus de cela, le jeu offre trois « sous-classes » pour chacun ce qui fait donc neuf propositions de personnages dès le début du jeu. Ces sous-classes permettent d’avoir un héros plus personnalisé en le spécialisant dans un domaine. Par exemple, le croisé peut être spécialisé en combat au corps-au-corps ou à distance. Suite à cela, les joueurs savent quelles statistiques améliorer et vers quelles armes s’orienter. Des arbres de compétences sont également présents et Martyr oriente les choix des joueurs en fonction de leur classe.

Côté gameplay, le jeu de Neocore Games répond plutôt bien. On ressent toute la lourdeur du Croisé et chaque compétence est attribué à une touche spécifique. Chaque arme possède son panel de coups allant de l’attaque de zone à l’attaque ciblée sur un seul ennemi. Le héros possède également des armes secondaires (grenades, mines, ….) ainsi qu’une attaque spéciale. Cette dernière est intrinsèquement liée à l’armure et peut varier en la changeant. Martyr intègre également un système de couverture dont l’utilité est encore assez vague. Certes il peut être utile de se cacher dans certaines situations difficiles mais dans le fonctionnement du jeu, la couverture est une fonction qui n’est clairement pas indispensable. De plus, un bug récurrent se déclenchait à chaque utilisation de la compétence spéciale et empêchait d’attaquer ce qui, pour un jeu comme celui-ci, est fort gênant.

Des talents, des talents et encore des talents

Warhammer 40,000: Inquisitor - Martyr - Test

Des talents classés par genre

Les possesseurs de Warhammer 40k : Inquisitor Martyr auront bon nombre de points différents à dépenser dans le jeu. Bien évidemment, tous ces éléments se déverrouillent au fur et à mesure de la montée des niveaux. Les principales statistiques à améliorer sont divisées par thème : soutien, renfort, dégâts de zone. C’est là que les classes font leur effet puisque certains de ces arbres sont bloqués au début de la partie. Ainsi, les joueurs savent vers lesquels se lancer pour améliorer les bonnes statistiques et rendre leur héros plus performant. Le niveau maximum est pour le moment fixé à 70 ce qui augure de longues heures de jeu.

Ces heures seront également axées sur la recherche de loot. En effet, durant les missions, l’Inquisiteur ramasse de nombreux objets, principalement sur les cadavres de ses ennemis. Une fois un niveau terminé, les joueurs gagnent aussi un petit pack d’objets. Avec quatre niveaux de rareté différents, les objets les plus rares et donc les plus puissants sont un des buts du titre à savoir avoir le meilleur stuff possible. En plus de l’armure imposante, un bon inquisiteur se doit de porter divers éléments ajoutant des stats. Entre l’implant neural, l’arme digitale ou encore les talismans, le héros est paré au combat. Mais ce qui fait la force d’un Inquisiteur ce sont ses armes.

Warhammer 40,000: Inquisitor - Martyr - Preview

Li’Inquisiteur prêt à en découdre

Le jeu possède un arsenal assez badass qui fera plaisir aux fans de la licence et aux néophytes. Les joueurs ont le choix entre des armes à une main ou à deux mains, d’autant que le jeu offre la possibilité de partir avec deux sets différents en jeu. La pression d’un simple bouton permet de switcher de l’un à l’autre et ainsi de s’adapter aux situations. Epées tronçonneuses, fusils ou lance-flammes font partie de l’arsenal disponible et offrent de la diversité aux joueurs. De plus, ce dernier varie en fonction de la classe ce qui est un bon point pour la rejouabilité.

Une technique en-dessous du reste

Warhammer 40,000: Inquisitor - Martyr - Avis

La tête du PNJ fait peur à voir

On touche à la partie la moins agréable du jeu : son aspect technique. Le jeu possède d’indéniables qualités mais pèche par une technique assez datée. Commençons par les graphismes. Comme dit précédemment, certains environnements sont vraiment classes et mettent dans l’ambiance de l’univers Warhammer 40K. Malheureusement tous les éléments du jeu ne bénéficient pas de la même finition. Tout d’abord, les personnages et principalement leurs animations sont clairement datées. Néanmoins, les cinématiques présentes dans le jeu flattent pas mal la rétine mais possèdent un défaut assez majeur : une désynchronisation labiale. En effet, dans certaines séquences, le son et l’image ne sont pas en adéquation ce qui est très pénible. Martyr possède également de nombreux bugs plus ou moins gênants. Mis à part la désynchronisation, le sound-design est assez travaillé notamment au niveau des armes. Certains fusils sont vraiment sympathiques à entendre et procurent un petit plaisir coupable à chaque tir.

Le meilleur pour la fin et dernier point à énoncer : les différentes missions présentes. En effet, le jeu a le bon goût de varier les objectifs de mission pour éviter la monotonie. De plus, certaines d’entre elles peuvent se jouer avec différents niveaux de difficulté. Le secteur de Caligari est très grand et une des forces du jeu est de proposer une quantité importante de missions. En outre, les joueurs débloqueront le tarot d’Uther. Il s’agit d’une fonctionnalité qui permet de créer ses propres missions en choisissant les paramètres de jeu via un système de cartes. Ceci permet de personnaliser ses objectifs et d’obtenir de plus grandes chances de looter un objet précis. En ajoutant à cela le multijoueur et la coopération, aussi insensée soit elle, on obtient une durée de vie colossale. Nul doute que les fans de la licence Warhammer 40 000 y trouveront leur compte si tant est qu’il aime le genre.


En résumé, Warhammer 40k : Inquisitor Martyr est un bon hack’n’slash qui manque clairement de polissage. Malgré les nombreux reports, le titre de Neocore Games souffre de quelques problèmes qui gâchent l’expérience de jeu. Le titre aurait mérité un mode coop local digne de ce nom. Malgré tout, Martyr possède de nombreuses qualités indéniables à commencer par une grosse durée de vie. L’univers est vraiment excellent et incarner un inquisiteur pourfendeur de mal provoque une bonne sensation de puissance. A voir maintenant si les points techniques seront améliorés par la suite par le biais de patchs et autres mises à jour.

Test réalisé sur une version PS4 offerte par l’éditeur

Warhammer 40,000 Inquisitor - Martyr - Titre

Warhammer 40,000 : Inquisitor – Martyr

Les plus
  • Un univers intéressant et bien retranscrit
  • Une durée de vie colossale
  • La possibilité de jouer en multi ou en local mais...
  • Un arsenal varié et vraiment badass
  • Une histoire qui se suit plutôt bien...
Les moins
  • Des graphismes parfois vraiment laids
  • Quelques bugs et autres ralentissements
  • ...le mode coop local insensé
  • La synchronisation des voix pendant les cinématiques
  • ...même si elle n'est clairement pas palpitante
6 10