Après l’immense succès rencontré au Japon, voici que Yo-kai Watch débarque enfin dans nos contrées européennes. Il aura fallu près de 2 ans pour que le petit bijou signé Level-5 (à l’origine de formidables sagas comme celle du Professeur Layton on encore le jeu Ni No Kuni) arrive jusqu’à nous, et nous laisse admirer toute sa ribambelle de petites créatures à attraper et collectionner. Attardons-nous donc un instant sur ce nouveau phénomène, cousin éloigné de Pokémon, afin de voir si cette longue attente en valait la peine…

 

YO-KAI WATCH Trailer de lancement par CooldownTV


QU’EST-CE QU’UN YO-KAI ?

Yo-kai Watch animé

Yo-kai Watch, c’est aussi un animé à succès

Yo-kai Watch fait véritablement fureur au Japon depuis quelques années, et cela pas uniquement par l’intermédiaire des jeux vidéo. En effet, ce dernier n’est arrivé que tardivement, tandis que la franchise s’était déjà construite et installée autour de mangas et d’un animé, tous ces supports ayant rencontré très vite un énorme succès.

Dans ce jeu qui nous intéresse (le seul arrivé pour l’heure en Europe alors que le Japon prépare déjà la sortie du troisième opus), l’enfant que l’on décide d’incarner (le jeu nous laisse le choix entre un garçon et une fille) se rend en forêt afin d’aller tenter d’attraper des insectes en vue d’un projet scolaire. C’est alors qu’il tombe, par un heureux hasard !, sur une étrange machine à capsules renfermant un être mystérieux ressemblant à un fantôme. Il s’agit de Whisper : le tout premier Yo-kai de l’aventure, qui restera à partir de cet instant toujours à nos côtés pour nous dévoiler progressivement qui sont et que font dans notre monde ces « Yo-kai« , ainsi que pour nous apprendre les différentes ficèles de gameplay du jeu. La surprise est de taille, même pour le Yo-kai, car ces derniers sont censés vivre dissimulés, à l’abri de l’œil humain. Pour les voir, il faut alors être muni d’une montre Yo-kai, ce qui, par chance, arrive très rapidement à notre héros.

Les Yo-kai, ce sont donc des petites créatures vivant cachées tout autour des humains : dans les arbres, sous les voitures, dans les poubelles,… Proche du concept des « esprits« , certaines sont amicales, mais la plupart viennent hanter les êtres humains, créant ainsi de nombreux troubles dans la vie de tous les jours. En effet, c’est à eux qu’il nous faudrait attribuer nos colères, nos disputes, nos petites et grosses déprimes,… enfin bref, tous nos petits maux du quotidien, voire même nos pêchers les plus inavouables. Empli de bonté, notre héros va donc s’évertuer à trouver tous ces êtres malfaisants afin de les stopper dans leurs nuisances. Ce scénario, après tout très basique de prime abord, introduit à travers cette ingénieuse idée la justification plausible de l’existence de ces Yo-kai dans un monde qui pourrait être le nôtre.

Yo-kai watch personnage principal

Notre héros s’apprête à rencontrer son tout premier Yo-kai…

Ces « créatures », comme nous les appellerons, ne sont pas sans nous rappeler bien entendu les Pokemon. De nombreuses différences évidentes viennent pourtant rapidement éloigner ces deux séries : tout d’abord, comme dit précédemment, les Yo-kai restent toujours dissimulés, alors que leurs cousins semblaient vivre en harmonie avec les humains dans la nature. Mais ce qui est le plus surprenant, voire déroutant, avec Yo-kai Watch, c’est avant tout la modélisation du « bestiaire ». Si les créatures sont très proches visuellement des animaux, elles n’ont absolument rien de « mignonnes ». Ici, l’ensemble parait au contraire plutôt effrayant, et, employons-le à demi-mots pour ne pas brusquer, plutôt laid. C’est en tout cas un parti pris volontaire, afin de montrer leur côté néfaste, mais aussi de satisfaire un public jeune qui apprécie de nos jours ce coup de crayon particulier. Il n’en reste pas moins difficile de s’attacher à une quelconque créature, comme toute une génération l’avait fait avec Pikachu par exemple. Ce qui peut s’avérer gênant lorsque l’on sait tout l’intérêt qu’il y a à s’identifier à travers les membres de son équipe, dans un jeu dit de « collection »…

 

LE RETOUR DU RPG DIT DE « COLLECTIONNITE » DE CREATURES :

La composition d'une équipe Yo-kai

Organisez et contempler votre équipe grâce à la montre Yo-kai

Avec ses 226 créatures à attraper, Yo-kai Watch est clairement à ranger dans la même famille de jeux que Pokémon, Digimon ou encore Dragon Quest Monsters.
Tout comme ses ainés, on retrouve un aspect RPG bien développé, conférant au titre une durée de vie très importante et une forte rejouabilité : des signes d’un jeu à succès.

Comme dans tout bon jeu de rôle, la progression des personnages, et plus précisément ici des Yo-kai est au centre de toute l’aventure. Chaque nouveau combat rapporte de l’expérience ainsi que du butin sous la forme de consommables et de monnaie (en Euro). Cet argent peut ensuite être dépensé dans les différents commerces afin de se ravitailler, ce qui ne sera sûrement pas du luxe tant les créatures ont tendance à perdre pas mal de points de vie durant les affrontements.
Quand un Yo-kai vient à monter en level, ses caractéristiques augmentent d’elles-mêmes : il n’est en effet pas possible dans ce jeu de personnaliser comme bon nous semble ces petits êtres, et une créature offensive restera à tout jamais orientée DPS. Vous ne pourrez par exemple jamais en faire un sac à PVs.
On retrouve également la notion d’évolution chère au genre. passé un certain niveau, certaines créatures évoluent, c’est-à-dire qu’elles se transforment en un monstre en général plus grand et plus fort, augmentant par la même occasion incroyablement toutes ses caractéristiques.

La stratégie est elle aussi au coeur du gameplay. Cette dernière se révèle tout d’abord à travers les 6 éléments (la glace, l’eau, le feu, la foudre, la terre et le vent) qui forment les forces et faiblesses des créatures. De manière traditionnelle, un Yo-kai eau sera plus efficace sur un adversaire feu que l’inverse, par exemple.
Mais outre cette première classification, les Yo-kai sont également rangés en « tribus« . Au nombre de 8 au total, ces dernières forment en quelque sorte des groupes possédant chacun des caractéristiques spécifiques : ainsi, les « Vaillants » sont plutôt orientés vers l’attaque tandis que les « Costauds » au contraire sont de redoutables tanks. Plus particuliers, les « Sinistres » ont la particularité d’envouter les adversaires au combat, alors que les « Insaisissables » eux sont plus difficiles à envouter et surtout bien plus compliqués à attraper.

 

UN SYSTEME DE CAPTURE NOVATEUR :

Qui dit « collection » dit en effet au préalable « capture« . Au-delà du scénario, qui nous l’avons vu est sommes toute plutôt basique, le véritable intérêt de Yo-kai Watch réside dans la recherche des créatures, afin de tenter d’obtenir une équipe de vaillants petits soldats qui soit la plus optimisée possible.

Mais les Yo-kai n’apparaissent pas comme par enchantement dans les hautes herbes. Non, comme dit précédemment, ces derniers se terrent. Il faut donc tout d’abord les débusquer, et pour ce faire, il nous faudra se servir du radar intégré à la montre. Ce dernier reprend les bases traditionnelles du jeu du « chaud ou froid », à travers un indicateur qui va s’affoler plus l’on se rapproche d’une créature dissimulée. Une bonne partie du gameplay consiste donc à se promener à droite et à gauche à travers la ville, muni de son radar à bout de bras.
Une fois le lieu de la cachette identifié, on échange alors le radar pour un autre ustensile intégré toujours à notre fameuse montre : la loupe. Cette dernière permet cette fois-ci d’inspecter plus précisément les lieux alentours et de rendre enfin visible un Yo-kai lorsque ce dernier rentre dans le champs visuel de la loupe.
A cet instant là, il faut alors bien viser le petit monstre à l’aide de son écran tactile, afin de le suivre partout dans ses déplacements et ainsi l’empêcher de fuir. Cette sorte de mini-jeu dure quelques secondes, le temps qu’une jauge dite de découverte ne se remplisse au maximum, et puisse enfin lancer le combat tant attendu.
Cette façon de faire très astucieuse à l’avantage certain de rendre la capture dynamique. En étant ainsi obligé d’utiliser le stylet de la 3DS et l’écran tactile, le joueur a véritablement l’impression de faire partie intégrante de l’aventure et d’être un chasseur à part entière.

Utilisation de la loupe Yo-kai

Il faut se servir de la loupe pour débusquer les Yo-kai cachés un peu partout

On ne peut toutefois pas dire qu’il s’agisse de capture à proprement parler. En effet, à l’issue d’un affrontement avec un Yo-kai hostile, celui-ci décide de rejoindre ou non de lui-même notre petite équipe. Il devient notre ami, ses informations sont enregistrées dans notre montre sous la forme d’un médaillon, et on peut alors l’invoquer quand bon nous semble dans un combat.
Tout le système de capture repose donc sur cette notion d’amitié. Si les Yo-kai les plus faibles acceptent bien souvent de devenir nos alliés une fois mis KO, d’autres auront besoin d’être soudoyés. Pour ce faire, il est possible de leur envoyer des objets directement pendant les combats, permettant ainsi d’augmenter la probabilité qu’ils deviennent amicaux à la fin.
Le pourcentage de réussite reste néanmoins assez flou, et il peut parfois apparaître très frustrant de voir un Yo-kai se faire la malle sans même un remerciement à votre encontre alors que vous venez pourtant de dépenser une bonne partie de votre inventaire pour essayer de l’attirer à vous.

 

DES COMBATS TRES DYNAMIQUES :

Un boss Yo-kai intitulé Crocho

Les boss sont particulièrement coriaces : identifiez bien leur point faible pour les mettre KO

Le système de combat est sans doute l’un des attraits majeurs du jeu. Il y a beaucoup à dire sur le sujet.
On délaisse le classique tour-par-tour pur et dur au profit d’affrontements plus dynamiques, suivants la mode actuelle des Action/RPG. Si les combats possèdent quand même cette base de tour-par-tour, ils se voient agrémentés de nombreuses actions disponibles en temps réel :

En tout premier lieu, les Yo-kai peuvent être changés de place quand bon nous semble sur le terrain, les faisant ainsi passer de la ligne avant à la ligne arrière, c’est-à-dire de ce que l’on pourrait appeler du « trio titulaire » aux « remplaçants », et vice-versa. Ceci s’effectue via la roue centrale présente sur l’écran du bas de la console, que l’on peut faire tourner à l’aide du stylet. Un combattant affaibli peut ainsi être sorti du combat en un instant, ce qui donne au joueur l’agréable impression de distribuer directement des ordres à son équipe et donc d’influencer par ses choix l’issue du combat.

Cette impression se voit encore plus renforcée avec l’utilisation des âmultimes. On peut assimiler cela à une sorte de pouvoir ultime, qu’il est possible de déclencher régulièrement en plein affrontement lorsque la jauge d’âme de la créature est remplie. Là encore, son utilisation dynamique implique l’intervention du joueur : en effet, cette charge ultime se déclenche à l’issue d’un mini-jeu qui s’effectue une fois encore sur l’écran tactile. Ce dernier s’avère ludique, proposant parfois de tracer des lignes, de frapper des ballons pour les éclater, ou encore de faire des cercles le plus rapidement possible et ce jusqu’à remplir totalement une barre d’énergie. Néanmoins, ces derniers sont en réalité relativement basiques, répétitifs, et surtout ne suivent aucune logique, car ils ne sont liés à aucun Yo-kai ou tribue en particulier. C’est le hasard pur qui décide du mini-jeu qu se déclenche. Faire ces petites actions en boucle avec son stylet amusera sans doute certains joueurs, les plus jeunes certainement, mais d’autres risquent fortement de s’en au bout d’un moment.

Le ciblage est une autre action disponible en plein combat. Il est possible de viser directement un ennemi à l’aide du stylet, indiquant alors à vos Yo-kai sur quel adversaire en particulier vous désirez qu’ils concentrent leurs attaques. C’est bien pensé, puisque si cela reste assez peu utile pour les combats normaux, les boss quand à eux demandent bien souvent un ciblage tout particulier sur des parties précises de leur corps, qui s’avèrent alors être leurs seuls points faibles.

Les Yo-kai peuvent également être envoutés. Certains envoutements sont bénéfiques, mais la plupart sont au contraire négatifs. Un Yo-kai envouté ne peut alors en général plus rien faire, et pour lui permettre de retourner se battre, il faut tout d’abord le retirer de la ligne d’attaque, avant de le purifier. Cette action de purification se fait là aussi à travers un mini-jeu, qui peut s’avérer plus que stressant quand vous êtes pressé de renvoyer votre meilleure unité au front.

Notons encore la possibilité d’utiliser en temps réel des objets pour soigner par exemple, ou encore les orbes lumineux, aussi appelées « lueurs « , qui peuvent apparaître sur l’écran de manière totalement aléatoire et délivrent des bonus (objets, gains d’xp ou d’argent,…) si l’on parvient à les cibler à temps.

Toutes ces interactions possibles donnent au final l’impression globale de faire participer pleinement le joueur, afin qu’il soit actif de son jeu, comme s’il était physiquement réellement derrière son équipe et donnait des ordres en temps réel à l’aide de sa montre. Ceci crée par conséquent d’une part un dynamisme indéniable dans les combats, mais malheureusement dans le même temps un énorme fouillis : il s’avère assez difficile de suivre simultanément le combat qui se déroule devant nos yeux et d’interagir en même temps avec l’écran du bas. Quelle frustration de déclencher par exemple une âmultime dans le vent car lancée trop tard !

Enfin, chose presque paradoxale, ce système de combat qui prône l’activité incessante peut en même temps faire preuve d’une incroyable passivité.
Car si l’on peut intervenir pour influencer les actions de nos Yo-kai, on ne les contrôle jamais véritablement. Ce sont eux qui décident quand ils lancent leurs attaques et leurs envoûtements. Mais en plus de cela, ils possèdent aussi une propension à flâner, suivant leur personnalité. Vous serez là à les regarder se tourner les pouces tandis que leurs compagnons se font massacrer, et rager de ne même pas pouvoir leur donner un bon coup de fouet pour les forcer à se bouger.
D’autant plus que si vous n’intervenez pas, le combat va continuer de se dérouler comme si de rien n’était, jusqu’à la victoire de l’une ou l’autre équipe. Il ne sera donc sans doute pas rare de voir certains joueurs préférer aller sur leurs réseaux sociaux pendant certains combats sans enjeux…

 

UN JEU RICHE EN POSSIBILITES :

Les ruelles malfamées de Yo-kai

Explorez les ruelles malfamées pour débusquer des Yo-criminels, ou trouver des objets intéressants

Si les affrontements ont une place prépondérante dans le jeu, il serait dommage de réduire Yo-kai Watch uniquement à cela. L’un des plus du titre est de savoir habilement détourner la rigidité de la narration, avec une sensation de fausse liberté.

L’aventure se déroule en effet dans un monde ouvert, à savoir la ville de Granval-sur-mer, que l’on peut explorer de fond en comble et passer ainsi des heures à se promener dans les différentes rues en quête d’un nouveau Yo-kai à ajouter à sa collection. Toutefois, cette liberté est contrebalancée par le scénario qui nous oblige bien souvent à rendre visite à des personnes ou visiter des lieux précis afin de pouvoir progresser. En se rendant par exemple chez un horloger, la montre Yo-kai peut être améliorée, permettant alors de rencontrer des créatures plus puissantes. Ces phases-là sont bien entendu toujours scénarisées, et correspondent à l’ouverture de nouveaux quartiers plus lointains du centre-ville, et par conséquent plus dangereux.

Toujours concernant cette notion de liberté et d’exploration, le jeu introduit également le concept de la Terr’heure. Un jeu de mot amusant qui définit bien le danger de cette heure terrible. Notre héros, intrépide, entreprend parfois d’explorer la ville de nuit, mais cette dernière devient alors bien plus dangereuse ! La nuit, en effet, l’on y rencontre des « Oni » (des créatures traditionnelles du folklore japonais, proches des démons) qu’il faut éviter à tout prix. Pour cela, il vous faudra courir dans les rues sombres, dans une sorte de mini-jeu labyrinthique, afin de semer ces Yo-kai maléfiques. Cette incursion du monde nocturne est intéressante, car elle vient apporter de temps à autre un petit interlude. Toutefois, ces passages peuvent être très frustrants car difficiles, d’autant plus qu’il vous faudra absolument réussir à passer pour pouvoir poursuivre le scénario, ce qui peut prendre parfois de nombreuses tentatives.

Outre l’histoire principale, il est tout à fait possible de se poser cinq minutes dans la recherche des Yo-kai perturbateurs, afin de s’adonner à une autre des activités proposées : la chasse aux Yo-criminels.
Tels les humains, les Yo-kai sont capables de commettre des forfaits, et se retrouvent alors fichés par la police Yo-kai. Cette sorte de quête annexe n’est pas qu’un simple divertissement, puisqu’à travers la capture de ces grands criminels, on peut récupérer des parties de mots de passe permettant d’obtenir des Yo-kai particuliers.
On trouve bien souvent ces voyous dans les plus petites ruelles de la ville, ressemblant parfois à de véritables coupe-gorges. Ces rues malfamées renferment des Yo-kai qui cette fois-ci sont visibles, mais également agressifs et n’hésitent pas à nous attaquer. Ces lieux un peu particuliers sont construits sur le modèle des « donjons » : avec des mobs à affronter, des objets à récupérer, et bien sûr l’impossibilité de sauvegarder sur le chemin.

Enfin, que serait un bon RPG sans son système de quêtes. Certains habitants de la ville peuvent proposer différentes quêtes, réparties en deux catégories. Il y a tout d’abord les requêtes, qui sont uniques et disparaissent une fois terminées et la récompense récupérée. Puis les services, qui sont là au contraire des petites quêtes répétables à intervalles réguliers, parfois même à des horaires précis de la journée. Si ces dernières ne sont bien souvent pas très difficiles, elles permettent une fois de plus de diversifier l’expérience de jeu, de faire une pause dans le récit, et surtout de donner au joueur cette impression tant recherchée de liberté d’action et de décision.

 

LE MULTI EST-IL BIEN UTILISE ?

Les yo-kai errants avec Street Pass

Les Yo-kai errants apparaissent dans l’auberge via l’option Street Pass

Outre la possibilité de récupérer des mots de passe et donc des Yo-kai, comme vu précédemment, les « features » offertes par la connexion internet sont à la fois intéressantes, mais pas suffisamment développées.

Elles sont en tout cas finalement très traditionnelles du genre. L’on y retrouve en premier lieu le classique affrontement entre amis. L’idée est bonne, rappelant bien entendu les duels Pokémon. Mais justement, on imagine avec plus de difficulté sur Yo-kai Watch le portage de ces duels en véritables tournois, et donc en compétition. Non pas que le système de combat soit défaillant, bien au contraire. Mais l’on ne sent pas, pour l’instant du moins, un quelconque engouement de ce côté-là ni une volonté réelle de la part des développeurs de mettre l’accent sur l’aspect compétitif du jeu.

La petite inovation salutaire réside plutôt dans l’idée des Yo-kai errants, qui peuvent apparaître dans l’auberge des Voyageurs, via l’option StreetPass activée.
Les créatures peuvent être amicales et vous offrir des objets ou leur compagnie, comme être hostiles et vous affronter. Seuls les Yo-kai les plus forts, les légendaires notamment, n’accepteront pas de rejoindre votre petite bande d’amis par cet intermédiaire.

Les possibilités de rencontrer et d’attraper des Yo-kai sont en tout cas au final très nombreuses et variées, même par l’intermédiaire de l’outil internet, ce qui est un vrai plus pour ne pas se lasser.


Après un brin de scepticisme face à la découverte d’un bestiaire au visuel très particulier et très peu attachant, force est de reconnaitre que Yo-kai Watch est en définitive est très bon RPG dit de collection de créatures.
S’il devrait être un carton chez les plus jeunes, avec cette sensation constante de vivre en direct un animé et de participer soi-même à sa propre aventure en tant que « dresseur » Yo-kai, tous les types de joueurs pourront y trouver leur compte grâce à un système de combat et de capture des créatures novateur et très astucieux, intégrant notamment à travers des mini-jeux l’utilisation du stylet de la 3DS ainsi que l’écran tactile, ce qui a souvent été délaissé dans les titres de cette console. Toutefois, son fonctionnement pourra paraître un brin compliqué d’une part, et répétitif à la longue.
Il serait dommage néanmoins d’éteindre sa console face à cette difficulté, tant Yo-kai Watch regorge de bonnes idées, s’avérant très addictif pour peu que l’on s’accroche dans l’aventure et explore tous les a-côtés de l’histoire principale…

Yo-kai Watch

Yo-kai Watch

Les plus
  • Un scénario simple mais efficace
  • Des graphismes dignes d'un véritable animé japonais
  • Plus de 200 créatures à attraper
  • Un système de combat énergique et dynamique
  • De nombreuses quêtes annexes à effectuer
  • Une ingénieuse utilisation de l'écran tactile de la 3DS
Les moins
  • Un bestiaire loin d'être "kawaï"
  • Des mini-jeux pour les combats plutôt futiles et répétitifs
  • Le visuel des combats qui peut être très chaotique à suivre
  • La capture des Yo-kai parfois plus qu'hasardeuse
  • L'arrivée tardive du jeu en Europe
7.5 10